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 (iris), your love seems like a candle.

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Iris Castillo
shooting the moon
Iris Castillo
never think
Posts : 613
Pseudo : MARY-W. + marie.
Id Card : eliza taylor (@sweet poison).
Points : 1258
Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
satellite heart
MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Lun 19 Fév - 18:38



how galaxies collide
iris castillo & arcadio castillo
i have been fading in the dark for too long, suspended and waiting for some light to turn on. i'm reaching up to make contact, take away this empty space. i'm so tired of just drifting away. my heart is a star for you to ignite, so bring me to life.

Quand on était jeunes, vraiment jeunes, et qu’on ne faisait qu’empiler des espoirs et des envies pour l’avenir sans vraiment savoir de quoi était faite la vie, on n’pensait pas aux mille imprévus qui pouvaient toujours pointer leur route. Peut-être bien que parfois, ils n’étaient pas tous négatifs : quand on s’installait dans son chez soi, on ne s’imaginait pas avoir à affronter les pannes de chauffage ou les fuites d’eau, les factures qui doublaient pour quelque raison que ce soit, ou même les voisins un peu particuliers. Arcadio et elle, ils avaient bien eu droit à tout ça, à un moment, pendant tout le temps qu’ils avaient passé à Seattle. Et la blonde avait paniqué comme une idiote la première fois que l’évier dans la cuisine s’était mis à fuir comme une fontaine, elle avait râlé contre la stupide chaudière en panne, perdant sa motivation de faire quoique ce soit. Et ils avaient aussi connu les fins de mois difficiles, venant de nulle part, alors même qu’elle avait été persuadée qu’ils avaient encore assez d’argent et que parfois, il était impossible de savoir où les nombres s’envolaient. C’était ça ‘la vie d’adulte’ hein ? Du moins, c’était ainsi que ses parents lui avaient présenté la chose quand elle avait appelé ceux-ci au secours ou pour chouiner à la moindre difficulté. Tous les deux à vrai dire, ce qu’ils n’avaient jamais vraiment connu, ç’avait été les ‘gros imprévus’ ; ces embuches qui semblaient insurmontables et terrifiantes, qui remettaient tout en question. Sa grossesse n’avait pas été un accident, tombant dans leur couple comme un fardeau qu’ils avaient dû apprendre à porter. Et au fond, on pouvait toujours les féliciter de s’être toujours donnés les moyens d’avoir un plein contrôle sur leur existence au jour le jour : Iris avait travaillé dur pour obtenir ses diplômes, afin de n’pas avoir de mauvaise surprise, de devoir tout recommencer en plus de gérer l’échec, par exemple. Peut-être que vue comme ça, la vie avait tout pour être prévisible et chiante, répétitive comme un disque rayé ; mais la Castillo, elle, elle avait été une fille qui, quand elle avait été jeune, vraiment jeune n’avait eu que ces rêves-là dans sa tête. Et ouais, force était de constater pour la jeune femme de vingt-sept ans qu’elle était désormais, qu’ses propres rêves s’étaient retournés contre elle. Elle avait passé deux longues années et demi sans son mari à ses côtés – deux anniversaires consécutifs à devoir essayer de se grimer d’une certaine joie pour tous ses invités, mais à surtout remarquer que la personne la plus importante à sa vie, manquait à l’appel. Des matins entiers de galère, de stress, de moments chronométrés au millimètre près, où elle n’avait eu l’aide de personne. Et puis aussi, un certain nombre de fuites d’eau, de problèmes de chauffage, de voisins bizarres et de factures qui doublaient de nulle part – tout ça, sans sa moitié pour l’aider à gérer. Ou la réconforter. Ou trouver des solutions là où elle aurait été focalisée sur le problème. C’était stupide, hein – mais Iris, elle n’avait toujours pu s’empêcher de haïr tous les plombiers ou les chauffagistes qu’elle avait dû faire venir chez elle pour gérer la chose, alors même qu’elle avait toujours su que si son mari avait été là, il aurait pu le faire, et tout serait rentré dans l’ordre, en un rien de temps.

C’était lui son héros, lui qui avait toujours volé à son secours ; dans le désarroi, dans le doute, dans les peines, dans les moments difficiles. Et lui qui avait multiplié son bonheur par mille à chaque fois qu’elle avait été heureuse. Dans un monde idéal, elle n’aurait jamais eu à vivre sans lui ; mais ils n’étaient pas dans un monde idéal. Une cruelle leçon qu’ils s’étaient tous les deux pris dans la tronche, en plein cœur d’une salle d’audience, face à des inconnus qui avaient eu leurs opinions toutes faites sur eux. Peut-être la blonde avait-elle atteint un genre d’acceptation vis-à-vis de tout ça, une lassitude qui avait fait son chemin jusque sous sa peau et dans ses veines- et au moins, ça lui permettait de trouver des mots justes pour l’oreille attentive du jeune homme face à elle. Parce qu’elle aussi, elle avait passé un temps fou à rester sur ‘c’est pas juste’, sur ‘il doit y avoir une solution’ et sur des ‘on devrait pouvoir remonter le temps’. Rien n’y avait fait, et Iris, elle s’était toujours pris des murs en pleine tronche, des frontières invisibles infranchissables qui n’avaient fait que l’esseuler de plus en plus. C’était bien c’qu’elle disait, quand elle affirmait qu’elle avait fait de son mieux – ses peines ne s’étaient pas envolées, elle n’avait pas tourné la page et pardonné à tout ce système qui les avait condamnés, Arcadio et elle. Mais elle avait dû avancer, pour Nancy, et même pour elle-même : elle n’avait pas eu l’choix, quoiqu’on puisse en dire – si elle avait dû faire du surplace pendant plus longtemps, elle n’se serait jamais occupée de sa fille, elle n’aurait jamais saisi des chances de vivre mieux que ce cauchemar complet qui l’avait enfermée à Seattle. D’ici, on pouvait dire qu’elle était partie ouais, et que ç’avait été un acte détestable à accomplir et qu’au pire, y’aurait eu cinquante autres scénarios qu’elle aurait pu choisir pour son départ que celui-ci, d’disparaître comme une voleuse ou comme un mirage. Elle-même, elle aurait voulu être plus forte ; assez forte pour être une ancre et rester à Seattle, auprès de son mari, bon gré mal gré, quelles que soient les attaques et les menaces et les déceptions. Dans ce bilan amer de ce qui aurait pu être, la jeune femme alors, elle n’savait pas si elle était une excellente mère ; ou une excellente épouse. Ou une excellente quoique ce soit. Le compliment quand même, venant de lui parmi tous les autres, la fit sourire – d’un air plus distrait que ce qu’elle aurait affiché si elle y avait vraiment cru. C’était beau et bon de s’faire consoler comme ça, par lui. C’était beau et bon de lui parler tout court, de pouvoir le toucher et le sentir réceptif à sa présence, alors même qu’elle aurait cru tout ça perdu pour de bon, sacrifié sur l’autel d’une manipulation dégueulasse qui avait ruiné leur famille. Il avait raison, quelque-part, Arcadio ; la vie avait eu des arômes plus simples quand ils avaient été plus jeunes – même de trois ans à peine – parce qu’à cette époque-là, ils n’s’étaient pas encore pris cette brutale leçon dans la tronche. Ils n’avaient pas été désillusionnés encore, arrachés à leurs rêves alors même qu’ils avaient travaillé si dur pour les atteindre.

« Je sais… » répondit la jeune femme, incapable de prétendre que c’n’était pas la vérité ; elle serait bien différente, Iris, si elle n’avait jamais dû élever sa fille seule, si elle n’avait pas passé des mois insoutenables à perdre foi en la justice et en l’égalité dans ce pays où elle était née. Elle n’serait pas pareille, sans cette haine et cette colère logés comme une boule dans son ventre. Mais au moins, être avec lui la faisait relativiser ; là où haïr ‘le système’ avait été tout ce qu’elle avait pu avoir à une époque, maintenant, elle avait Arcadio qui était là – Arcadio à qui elle tenait la main, sans avoir l’intention de la lâcher à nouveau. Jamais, dirait-elle avait déraison, faisant fi de la réalité des choses, ou du côté pratique d’avoir ses deux mains libres, tout simplement. « T’en fais pas… elle aimera le chien. Et elle t’aimera toi. » elle n’en doutait pas une seule seconde, la mère si parfaite qu’elle était, elle. S’il devait argumenter encore ou en douter, elle pourrait toujours balancer qu’elle connaissait Nancy mieux que personne, alors qu’elle n’avait certainement pas tort dans ses suppositions. « Les chats sont souvent dehors… mais bon, tu répondras des actes de ton chien s’il leur fait quoique ce soit. » elle rit encore, sarcastique – et pourtant, elle les aimait ces boules de poil, des animaux qui avaient l’air d’avoir un sixième sens, à toujours être là quand ça n’allait pas, à réclamer son attention, son affection, sa présence. Elle avait eu besoin de ça, désespérément besoin de ça – chez Nancy et même chez des pauvres animaux issus d’un refuge – histoire de se sentir encore utile. Il n’y avait personne qu’elle voulait aider plus qu’Arcadio ; s’il était là, s’il pouvait revenir auprès d’elle, s’il le voulait, elle désirait déverser tous ses efforts dans eux deux, dans leur couple, leur passé si bon, leur avenir qui pourrait être encore meilleur. Ils n’étaient pas si loin, Iris et Arcadio, les amoureux qui se comprenaient, si bien que la blonde ne fut pas surprise qu’il ait deviné juste, avec toute cette histoire de berceau ; « Je voulais pas ruiner tout ton travail… alors oui, j’ai même dit aux déménageurs de faire très attention. » ils en ricanaient encore, et près de deux ans plus tard, elle pouvait même se moquer des sentiments qu’elle avait inconsciemment et bêtement accrochés à ce stupide berceau. Ouais, juste un objet, qui lui était précieux ; Nancy avait trop vite grandi, elle avait fini par ne plus rentrer dans les vêtements qu’ils avaient choisis ensemble, ou dans ce fameux berceau qu’Arcadio avait fait rien que pour elle. Et ici, il n’avait pas peint les murs de sa chambre. Mais il y avait encore beaucoup de choses à accomplir pour Nancy – des choses tout aussi importantes ; peut-être même plus. Quand il l’embrassait comme il le faisait, et que ça faisait trembler la terre sous ses pieds et vibrer l’air autour d’elle, Iris, elle n’pouvait pas douter qu’ils avaient un futur ensemble – et que c’était la chose à laquelle se raccrocher avant tout. Là, maintenant, elle ne pouvait plus que penser au temps qu’il resterait avec elle, à tout ce qu’elle voulait faire, vivre, dire, alors qu’il était là, avec elle. Et ils commençaient bien, hein ? Se relevant tout juste, la jeune femme fut comme mise aux pieds du mur avec la question du brun – elle en baissa les yeux, de regret plus qu’autre chose. être infirmière, C’avait été son rêve, son envie – sa vocation comme l’avaient souligné ses collègues, avant – mais en quittant Seattle, elle avait même eu besoin d’abandonner ça, comme si le chagrin, les jugements ou les autres avaient ruiné ça, également. « Non, plus maintenant… en revenant ici, j’ai eu un peu besoin de-… changer. » et elle se plaisait, hein, à créer de toutes pièces des fêtes et autres événements qui faisaient le bonheur des autres – les gens autour d’elle la motivaient assez, la galvanisaient assez pour que ça lui semble facile comme ça. Et puis, y’avait aussi le fait qu’elle s’était dit, dans un coin de sa tête, qu’une Iris Castillo infirmière, ça pourrait vite se retrouver – à Seattle ou ailleurs : et les courriers incendiaires, les harcèlements téléphoniques, les visites impromptues ne se seraient jamais arrêtées. « Et toi ? » lança-t-elle pour se donner un peu de contenance, alors qu’ils repassaient la porte de la maison, et qu’elle la refermait derrière eux, laissant le froid dehors, non sans un frisson - « Tu veux quelque-chose ? J’ai du café, du thé-… » elle n’aimait pas spécialement avoir à traiter son mari comme un invité ou un intrus ; mais il fallait bien un temps d’adaptation, hein ? Elle le savait bien, elle, que dans la vie réelle, tout n’se passait pas bien d’un claquement de doigts ; elle aurait aimé que ce soit aussi simple, qu’il passe le pas de cette porte et que tout soit déjà là, ses cartons, ses affaires, sa tête et son cœur. Mais on lui avait appris à arrêter de rêver.

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Arcadio Castillo
shooting the moon
Arcadio Castillo
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Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
Address : il squatte sur le canapé de sa frangine.
satellite heart

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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Lun 19 Fév - 23:23

your love seems like a candle that's just too tired to burn.
And I feel so busy dying That I forgot how to live. Now there's just a lonely lightning, Striking hard inside of me. There's just too many people That told you how to cry And you really learned your lesson And you can't leave this shit behind. And I feel so busy trying To forget we were just kids. When we built up our own life Without even knowing what we could be.
iris castillo et arcadio castillo

Plus jeune, quand il avait pensé au futur, Arcadio, il avait été loin d’imaginer qu’un jour il se retrouverait en prison avec toute sa vie complètement détruite. Il avait toujours eu une vision du futur plutôt simple. Quand il avait été enfant sa mère avait souvent répéter qu’avec son père, ils avaient fait de nombreux sacrifices afin que leurs enfants puissent avoir une vie meilleure que ce qu’eux, ils avaient connu au Mexique. Tous les deux, ils avaient cru que tout serait plus beau et plus simple aux Etats-Unis et finalement leur père était mort faute de soins parce qu’ils n’avaient les moyens de payer pour ça. Peut-être qu’ils avaient été déçus ses parents, en arrivant aux Etats-Unis, quoi qu’il n’était pas sûr que son père aurait pu être traité d’une meilleure façon au Mexique. Ce qu’il avait retenu des propos de sa mère, c’était surtout qu’il fallait bosser pour réussir dans la vie, avoir des rêves assez ambitieux, mais pas trop histoire de pouvoir tout réaliser et être fier de soi. Il avait l’impression d’avoir toujours bien suivi les conseils de sa mère, il avait eu des rêves, mais rien de trop extravagant, il n’avait voulu que des choses simples et il avait fini par les obtenir. Il avait été satisfait de son job, il n’avait, évidemment, jamais envisagé qu’il puisse se retourner contre lui comme ça un beau jour. Il avait eu Iris aussi, la femme dont il était tombé amoureux et qu’il avait fini par épouser. Il avait été vraiment heureux avec elle et leur vie, elle avait été très simple. Ils avaient été sur la même longueur d’onde tous les deux, avec leurs rêves simples, jamais trop grands, mais pleins de bonheur. Ça les avait poussés à vouloir un enfant et il ne savait pas forcément ce qu’ils auraient pu décider, après la naissance de Nancy, mais il était certain que tout aurait été toujours aussi beau et parfait.

Malheureusement, y avait cette accusation qui était sortie de nulle part, des preuves impossibles à démonter pour aller avec. Des preuves qui avaient été créées de toutes pièces, parce qu’il n’avait tué personne alors comment est-ce qu’on avait pu retrouver son ADN quelque part où il n’était jamais allé hein ? Il avait vite compris, Arcadio, alors qu’on lui balançait toute une liste de preuves qu’il savait complètement fausse, qu’on était en train de le faire piéger. Il n’était pas allé jusqu’à se demander s’il ne souffrait pas d’une grave dissociation de la personnalité qui faisait qu’il faisait des choses dont il ne se souvenait pas. C’était la vraie vie après tout, pas un remix de psychose. Il avait aussi très vite compris qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir, peu importait le nombre de fois qu’il avait répété que ces preuves étaient fausses. Il avait eu l’air d’un type qui essayait de sauver sa peau, peu importait ce qu’il avait commis. Il avait, en tout cas, refusé de plaider coupable, peu importait que ça lui épargne quelques années de prison, ce n’était, de toute façon pas comme s’il avait eu des chances de passer de perpétuité à cinq ans de prison, juste en plaidant coupable. On le lui avait reproché ça et peut-être que ça avait participé à la haine qu’on avait balancé contre Iris, parce qu’on s’était dit qu’en plus d’être un meurtrier, il avait si peu de respect pour la famille qu’il n’assumait pas ses actes. Il se demandait si maintenant que la vérité avait éclatée, ces gens là s’en voulaient, pour ce qu’ils avaient dit sur lui ou sur son épouse. Il en doutait bizarrement, après tout si sa propre mère doutait encore de lui, pourquoi est-ce que d’autres personnes se sentiraient coupables de l’avoir ainsi catalogué comme un tueur ? Peut-être que ce n’était pas utile de se poser ce genre de question, que c’était mieux de se focaliser sur ce qu’il pouvait retrouver maintenant. Il voulait vraiment que ça puisse marcher, même ci ça lui semblait plus compliqué que ça ne l’avait jamais été auparavant, dans sa vie avec Iris. Il ne savait même pas s’il pouvait être un bon père, s’il était à la hauteur de tout ça, quand il voyait Iris, ça avait l’air difficile après tout. Mais elle, elle s’en sortait vraiment bien et il n’en avait jamais douté. Elle le savait qu’elle disait et elle avait bien raison. Est-ce qu’elle avait raison quand elle disait que Nancy, elle l’aimera lui ? Il ne savait pas trop, mais au moins, la confiance qu’elle avait en lui était réconfortante. « J’espère. » Il essaya de répliquer avec assez de conviction pour avoir l’air crédible, il ne savait pas s’il avait réussi à suffisamment chasser ses peurs et ses doutes pour que ça marche « Je sais pas ce que t’es en train d’imaginer comme chien, mais je crois que t’es loin de la réalité » Il n’avait pas adopté un gros machin capable de croquer un chat d’un coup de mâchoire. C’était un tout petit chien, pas beaucoup plus gros qu’un chat dans le fond. Il était mignon et plus du genre à dormir dans son coin que d’attaquer des chats. « Je suis rassuré alors, j’aurais pu me vexer, tu sais. » Il lâcha un léger rire, il n’était pas sérieux, évidemment, ce n’était qu’un berceau, il y avait passé du temps à le monter, c’était vrai. Y avait un moment où il s’était demandé s’il ne fallait pas un diplôme d’ingénieur pour réussir à faire en sorte que ce machin tienne debout. Mais, y avait plus important dans une vie qu’un berceau et il espérait sincèrement qu’il pourrait marquer la vie de sa fille en étant autre chose que celui qui avait réussi à monter son berceau. Il voulait être son père, autrement que parce qu’il aurait participé à sa conception avant d’être enfermé en prison. Il voulait être là, avec Iris et réussir à se dire qu’ils pouvaient retrouver la vie qu’ils avaient eu avant tout ça. L’embrasser, ça lui rappelait cette vie là et pourtant, ça avait l’air d’un truc complètement extraordinaire et nouveau. Avoir sa main dans la sienne aussi, ça avait ce même genre d’effet. Ils étaient restés à se voir sans pouvoir se toucher pendant trop longtemps. « Oh, okay. » Il était surpris par la réponse d’Iris, parce qu’il se souvenait évidemment de la motivation qu’elle avait eu pour devenir infirmière, des heures qu’il avait passé à l’aider à réviser sans franchement comprendre ce qu’elle disait, elle avait été motivée et il l’avait toujours soutenue, persuadé qu’elle serait parfaite dans ce métier. « Tu fais quoi maintenant ? » Il était curieux de savoir ce qu’elle faisait désormais de sa vie, il espérait en tout cas que ça lui plaisait, qu’elle se sentait bien et épanouie dans ce job, quel qu’il soit. « Nan, moi je travaille pas à l’hôpital. » C’était une blague foireuse qui reprenait la question qu’il avait posé, au pire, elle pouvait s’estimait heureuse d’avoir les blagues nulles comme ça, Luisa elle, elle avait eu le droit à une bonne dose d’humour noir et amer probablement plus démoralisant que drôle. « Je suis toujours dans la police, j’essaie en tout cas. » Il n’était pas le type le plus motivé du commissariat, c’était évident ça. Mais est-ce qu’on pouvait vraiment lui en vouloir ? Franchement, y avait une partie de lui qui avait bien envie de tout plaquer pour faire autre chose, parce que la trahison avait encore bien du mal à passer, mais il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pourrait faire de sa vie, alors il restait là où il était en espérant qu’un jour, il se sentirait de nouveau à l’aise dans son boulot. « Hm, ouais, je veux bien de l’eau. » Il venait de courir, alors c’était peut-être bizarre, mais ça restait le truc le plus tentant pour se déshydrater. « J’aurais bien besoin d’une douche aussi. » Il disait plus ça sur le ton de la rigolade qu’autre chose, même si logiquement, dans sa routine, après le jogging, il aurait filé sous la douche. Enfin, ses affaires étaient chez Luisa de toute façon. Il n’avait pas vraiment vérifié si Iris avait embarqué certaines de ses fringues en quittant Seattle. Lui-même, il n’en avait pris d’une partie, rapidement, avant de venir ici. Cette maison à Seattle et ce qu’il y avait dedans, ça faisait probablement partie des choses dont il fallait qu’ils s’occupent.

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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mar 20 Fév - 2:07



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Ç’avait été un rêve de toujours, pour Iris, de devenir une infirmière: peu de gamins avaient leur ambition déjà toute faite, déterminée dès leur plus jeune âge, et solide jusqu’à ce qu’ils soient adultes. Mais pour la jeune fille qu’elle avait été, ç’avait été comme ça que ça s’était passé- elle avait travaillé dur à l’école pour obtenir des bonnes notes là où elle le devait, et même si, en apparences, elle avait montré plus de talent dans le dessin ou la musique, elle avait aussi porté à bout de bras, le devoir de réussir ailleurs. En maths, en sciences, en toutes ces choses qui, de prime abord, ne correspondaient pas trop à la gamine qui aimait vagabonder dans les bois, monter à dos de cheval et dessiner pour se vider la tête. Ses parents n’avaient au moins jamais essayé de la faire changer d’avis- après tout, elle n’avait pas choisi le futur métier le plus rocambolesque qui soit, et elle avait toujours eu droit à leur soutien. A la fin du lycée, il avait été on ne peut plus évident pour elle que sa voie devait l’amener loin de Forks- il avait fallu qu’elle essaye au moins en tout cas, comme si pour ces rêves-là, sa petite ville natale avait été trop limitée. Certes, pourtant, elle aurait pu s’en contenter, faire le trajet jusqu’à l’Université la plus proche pour apprendre son métier à l’hôpital du coin, avec quelques cours qui lui demanderaient quelques heures dans la voiture ici ou là. Mais quitte à voir grand, aller découvrir une autre ville- un lieu plus grand, plus peuplé, plus énergique lui avait semblé préférable. Et puis, quand elle avait commencé à en parler à son petit-ami, il avait aisément décidé de l’accompagner. Ç’avait été comme si tout s’était parfaitement aligné pour elle; ç’avait eu quelque-chose de bon et motivant pour eux deux, d’embarquer dans une voiture, avec des cartons et des valises, pour s’installer dans leur chez eux, loin de chez papa et maman. Seattle, ç’avait aussi été le bon prétexte pour qu’ils s’installent ensemble- le parfait cliché des couples qui s’adaptaient à la vie comme elle venait, et qui construisaient peu à peu leur si beau futur. Arcadio l’avait demandée en mariage vers la fin de ses études, et Iris avait pris sur elle de finir celles-ci avant de se lancer dans la préparation; et même si le jour J avait été plus intime et discret que grandiloquent, il avait été parfait pour elle. Pour eux deux, non? Quand elle avait eu son fiancé à ses côtés, la blonde avait été sure qu’elle n’avait eu besoin de rien d’autre. Et pourtant, elle avait mis tellement d’efforts à trouver une robe de mariée; pas la plus chère, pas la plus volumineuse et exubérante qu’elle avait pu voir ou essayer- juste une jolie robe qui était parfaitement entrée dans le budget prévu à leur fameux mariage. Au fond, même si elle avait été remplie de joie, d’envie, d’idées pour ces noces, la jeune femme avait toujours su qu’ils n’avaient pas besoin de ça pour s’aimer; grandir à Forks leur avait surtout fait voir des familles comme ça, aux parents mariés et aux beaux enfants qui avaient tous le même patronyme que le patriarche de la famille. Alors oui, sans mentir, le mariage avait été dans un coin de la tête de la petite Iris depuis bien longtemps; mais avec Arcadio, elle aurait presque pu l’oublier complètement. Ils avaient été heureux à ce point; ensemble sans un nuage, à ce point. Et aucune bague, aucune belle robe, aucune cérémonie durant laquelle ils pourraient afficher leur bonheur à la vue de tous, n’aurait pu multiplier ce bonheur. S’marier, c’était comme si ç’avait été la cerise sur le gâteau, un beau souvenir en plus, obtenu pour eux deux- et au diable le reste du monde.

Et dans toute cette histoire, ses ratés, les choix qu’ils avaient faits ou la répétitivité du quotidien, la Castillo n’avait jamais voulu changer ne serait-ce qu’un mot. Elle ne s’était jamais réveillée un matin, ressassant sa peine à ce que son époux ne soit plus là, en se disant que si elle s’était entichée de quelqu’un d’autre pour commencer ‘tout aurait été mieux’. Elle ne s’était certainement jamais dit qu’elle aurait mieux fait de ne jamais tomber enceinte, ou de ne pas l’avoir été ‘à ce moment-là’. Nancy, c’était son bonheur, son soleil, sa perle rare; ce bébé qui avait fait exploser son coeur dans sa poitrine dès le moment où elle avait vu le premier test positif. La prudence aurait dû lui dire de ne pas se fier juste à un test acheté dans une pharmacie, qu’elle aurait dû en faire au moins plusieurs, et même prendre rendez-vous (ce qui aurait été facile pour elle) histoire d’avoir un vrai avis professionnel. Mais rien que ça, rien qu’une stupide petite croix sur un test à dix dollars avait bouleversé son monde. Et tout ce qu’elle avait eu envie de faire, ç’avait été le dire à Arcadio. Garder ce ‘secret’ pour elle-même pendant les jours suivant avait été insoutenable- tant et si bien qu’elle avait harcelé ses collègues à l’hôpital pour avoir le résultat le plus vite possible. Et même presque trois ans après, Iris se souvenait comme si c’était hier de sa nervosité, de son excitation, de ce mélange détonnant de sentiments contradictoires tournant en elle, alors qu’elle avait préparé le diner pour Arcadio et elle, et que pendant celui-ci, elle n’avait eu de cesse de sentir les mots arriver jusqu’au bord de ses lèvres, sans pour autant arriver à les dire. Elle s’était imaginée faire un show comme on en voyait, mettre les petits plats dans les grands, mais au final, elle avait juste balancé la nouvelle à un moment quand leurs regards s’étaient accrochés l’un à l’autre pendant trop longtemps, après qu’il lui ait dit un moment d’amour, et qu’elle n’y tienne plus. On retenait facilement ouais, les gros événements du passé; que ce soit le jour de son mariage, le jour de la naissance de son enfant. Et le jour où son mari finissait envoyé en prison pour un crime qu’il n’avait pas commis. Mais ce qui avait surtout manqué à la blonde, ç’avait été toutes ces petites choses qui avaient semblé vides de sens, vides d’intérêt, et à moitié faites ou à moitié vécues, quand il n’avait pas été là. Elle aurait voulu partager les premiers sourires de Nancy avec lui, ses premiers pas également, la première fois qu’elle avait dit ‘mama’ aussi- y’avait pas que les mauvaises choses, hein, qu’elle gardait particulièrement en mémoire comme si elle souffrait terriblement de son absence. Y’avait tant de belles images qu’il avait loupées - injustement, en plus - mais y’en aurait d’autres, hein? Et l’air de rien, des fois, ça venait vite, sans qu’on ne s’en rende compte, dans une journée des plus anodines. « Sachant que le chien est la première chose que tu mentionnes, faut bien que j’me prépare mentalement. » elle avait toujours eu une façon d’être maligne, amusée et amusante avec Arcadio; et c’n’était que maintenant, qu’avec lui, ouais, qu’elle retrouvait ça. Il y avait bien que lui pour la faire sourire comme elle se sentait sourire là maintenant, jusqu’aux oreilles et jusque dans ses yeux qui brillaient de mille feux. « T’as pas à être vexé, alors. J’lui ai même raconté l’histoire du bûcheron qui avait construit son berceau dans un arbre rare et magique... » et même si elle rit encore, montrant clairement qu’elle exagérait un peu, la réalité n’était pas si loin de la fiction. Mine de rien, ce berceau, il avait toujours capté son attention, à Iris; elle savait que c’était la dernière chose qu’Arcadio avait pu faire pour leur fille. Et ç’avait été un songe qui l’avait accompagnée nuit et jour, matin et soir, à chaque fois qu’elle pénétrait dans la chambre de sa fille.

Et l’air de rien, les histoires, ç’avait souvent été le meilleur moyen qu’elle avait trouvé pour garder Arcadio présent dans la vie de sa fille- à travers son ‘imagination’, ou ce quelque-chose qui l’avait toujours bercée quand sa maman avait passé de longues minutes à lui parler de son papa, si beau, si noble, mais absent. Son papa qui l’aimait, qui voudrait être là pour elle, qui pensait à elle où qu’ils soient tous les deux, peu importaient la séparation et le temps qui passerait. A croire qu’elle aurait dû écrire des livres pour enfants - ou juste pour sa fille - plutôt que de choisir la voie qu’elle avait prise maintenant. A croire aussi, qu’infirmière ç’avait été trop réel pour elle. « Bah, ici, j’organise des événements en tant que particulier. Des mariages, des anniversaires, tout ça... » et il n’y avait bien que prise dans la mécanique de son travail qu’elle arrivait à se vendre et à paraître dynamique comme il fallait; « Ça me permet de souvent choisir mes horaires. C’est mieux, avec Nancy... » parce qu’elle n’arrivait pas encore à vraiment la confier à une nourrice - c’était plus souvent sa mère qui s’occupait de la petite quand elle devait travailler. Et puis, une crèche, ça semblait totalement hors de question; elle n’avait pas eu envie d’entendre les gens lui souligner que sa fille était ‘différente’, qu’elle avait besoin ‘d’un environnement spécial et adapté’ - alors elle n’avait jamais essayé. Après tout, dans ce pays, il y avait encore des enfants autistes, comme Nancy, qui n’étaient même pas pris en charge dans les écoles. Et ça lui faisait peur, mine de rien, à la blonde; elle voulait que sa fille ait un avenir, qu’elle puisse rêver son futur comme Arcadio et elle l’avaient fait quand ils avaient été plus jeunes, qu’ils embarquaient tout juste dans une grande aventure, à Seattle. Dans tout ce sérieux, la blague du brun la prenant de court la fit rire, au moins, alors qu’elle lui donnait un léger coup de coude comme si elle était vexée; « Tu pourrais, hein. Si ça se trouve il te reste plein de choses des révisions qu’tu m’as aidée à faire... » et qui, parfois, avaient un peu mal tourné, fallait l’admettre. Si dans les périodes de stress elle avait presque été agaçante, focalisée sur son travail, elle n’avait jamais pu lui résister non plus. Et disons que l’infirmière, ça rentrait bien dans toutes ces choses un peu fantaisistes qui allaient avec le sexe. L’air de rien, ça faisait bientôt trois ans qu’ils n’avaient rien fait- largement de quoi envoyer des signaux contradictoires et presque dangereux, quand ils parlaient, alors qu’ils n’étaient plus que tous les deux, maintenant. Ils venaient tout juste de s’embrasser; sa raison lui disait que c’était déjà ça, non? Que c’était déjà assez ‘compliqué’ comme ça. Mais alors qu’elle n’arrivait même pas à lâcher sa main, déjà, elle doutait de sa capacité à garder le nord, et n’pas avoir besoin de son contact à tout prix. Pourtant, quand le mot ‘police’ s’invita dans la conversation, la jeune femme dut se mordre la lèvre pour se forcer à se taire: l’envie était là, brûlante, avec la méfiance, de lui demander si ‘c’était une bonne idée’. Elle, elle était encore trop en colère, trop blessée. Elle ne savait pas si les flics ou le FBI du coin pourraient arrêter celui ou celle qui avait tué Ray Jones, celui ou celle qui menaçait cette ville. Peut-être qu’ils épingleraient le meurtre sur le premier imbécile trop travailleur qui passerait par là: elle qui avait cru que la loi et l’ordre étaient ces choses infaillibles dans un pays comme celui-ci, elle avait découvert l’envers du décor, et elle n’était pas prête d’oublier cette leçon. « Tu voulais pas... changer ? » elle demanda, donc, éludant sa vraie question avec quelque-chose de plus anodin. Après deux ans à vivre en suspension, il aurait très bien pu vouloir essayer autre chose. S’éloigner fut un effort, mais elle parvint quand même à servir son verre d’eau à Arcadio; en ces quelques minutes à peine, elle avait presque oublié qu’il était en jogging, ouais, et que ça devait vouloir dire qu’il venait de courir ou de faire une activité sportive quelconque. De l’eau, alors, ç’aurait dû être ce qu’elle aurait dû proposer. Mais c’était à croire qu’elle était juste paumée, sur son petit nuage, trop occupée à résister au réflexe de se perdre dans ses yeux, pour se concentrer sur quoique ce soit d’autre. C’est pour cela, sans doute, qu’elle se retrouva la bouche entrouverte, un peu prise de court par cette idée de douche; « Ehm, bah-... oui, y’a une douche... » c’était une curieuse façon de ‘revenir’ quand même. « Et- et... oui j’ai emmené certains trucs à toi, j’peux les trouver si-... » des ‘trucs’ qu’elle avait plus porté que lui, récemment - ç’avait été stupide de se raccrocher aux vieux tee-shirts ou pulls d’Arcadio comme s’ils portaient encore son odeur, après plusieurs lavages et alors qu’elle les avait eus sur le dos. Ç’avait sûrement plus été un effet placébo que quoique ce soit d’autre, mais ça l’avait aidée. Assez pour qu’elle se retrouve à rougir de façon incontrôlable. « Si ça peut aider. » Iris avait rassemblé assez de courage pour finir sa phrase, plutôt que de balbutier comme une lycéenne en détresse. Elle était la première à s’dire que ce serait bizarre, qu’il prenne une douche ici, comme ça. Mais pourquoi, au juste? Elle voulait qu’il revienne, et pas qu’à moitié.



Dernière édition par Iris Castillo le Mar 20 Fév - 13:21, édité 1 fois
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Arcadio Castillo
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Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mar 20 Fév - 12:08

your love seems like a candle that's just too tired to burn.
And I feel so busy dying That I forgot how to live. Now there's just a lonely lightning, Striking hard inside of me. There's just too many people That told you how to cry And you really learned your lesson And you can't leave this shit behind. And I feel so busy trying To forget we were just kids. When we built up our own life Without even knowing what we could be.
iris castillo et arcadio castillo

Il n’était pas sorti de prison depuis bien longtemps Arcadio, alors, il n’avait pas eu le temps de construire grand-chose avec sa vie. Il avait déjà passé un certain bout de temps à régler tout un tas de trucs administratifs, parce qu’il ne fallait pas compter sur l’état pour gérer quoi que ce soit de ce côté-là. Il avait bien été obligé de se démerder tout seul pour régler tout ça. Il était resté un moment à Seattle pour gérer tout ça. C’était à ce moment là qu’il avait adopté son chien, histoire de se sentir un peu moins seul dans la maison vide de Seattle dans laquelle il était resté un moment. Il s’était senti un peu moins seul au moins, avec son petit chien. Il avait eu de la chance qu’y ait encore eu assez de meubles encore dans la maison pour qu’il puisse y loger quelques temps. Il ne savait pas si Iris avait laissé ça volontairement ou si elle n’avait pas eu le temps de s’occuper de tout ça. Il s’était juste dit que c’était tant mieux pour lui, au moins il n’avait pas tant galéré que ça à survivre pendant ces quelques jours. Au pire, il devait bien admettre qu’il était particulièrement habitué au confort minimum alors ça n’aurait pas forcément été un gros problème pour lui si jamais il avait été obligé de dormir par terre. La prison, ça n’avait pas été le grand luxe après tout. Il n’avait jamais été bien difficile comme type, mais il l’était encore moins depuis qu’il était sorti de prison. Il n’avait rien eu là-bas, ou au moins pas grand-chose, alors le moindre petit truc maintenant était formidable à ses yeux, même le canapé de sa sœur, il était plus confortable que le lit qu’il avait eu dans sa cellule. Au moins là-bas, il y avait Luisa et Milo et ça c’était déjà beaucoup. Il pouvait peut-être passer pour un mec un peu asocial ces derniers temps, il avait quand même bien du mal à gérer la solitude.

Après avoir quitté Seattle, il n’avait pas fait grand-chose de sa vie, il s’était dit qu’il fallait qu’il se trouve un appartement, mais il n’avait même pas commencé à regarder. Au moins, il avait retrouvé son job, c’était un bon début. Ce n’était peut-être pas le meilleur job du monde, lui en tout cas, il avait du mal à voir les choses comme ça, mais au moins il avait un travail. Sa vie elle n’était pas forcément très bien construite, il ne savait pas où il allait et il lui avait fallu un certain temps avant de revenir vers sa femme et leur fille, mais c’était déjà ça de fait aujourd’hui et ça lui donnait au moins l’impression d’être en train de reconstruire sa vie. Il avait quand même fait du chemin depuis le jour où il était allé dans ce refuge pour adopter son chien en se disant que comme ça, il serait quand même un peu moins seul dans son coin. » Faut bien commencer par quelque chose et puis c’est une partie de moi, il faut l’accepter pour m’accepter moi. » Il haussa les épaules, comme si ce chien, c’était vraiment le plus gros truc chez lui qui pouvait être difficile à accepter. En vérité, y avait quand même des troubles, des traumatismes, qui persistaient chez lui et qui étaient certainement plus difficiles à accepter, alors mieux valait parler du chien non ? Il avait tendance à penser que c’était mieux comme ça en tout cas. « C’est poétique, j’espère que tu lui as pas dis que l’arbre venait d’une forêt appelée Ikea. » Ikea ou autre chose, ce n’était pas comme s’il avait retenu le nom du magasin où ils avaient acheté ce berceau. Enfin cela dit, peut-être qu’il aurait moins galéré s’il l’avait construit lui-même. Cela dit, il ne se serait pas fait confiance, après tout, il n’était pas menuisier. Peut-être que ça pourrait être une piste pour se trouver une nouvelle carrière, ça lui ferait un grand changement, sans doute un peu comme Iris qui était, de toute évidence passée d’infirmière à organisatrice d’événement, y avait tout un monde entre ces deux métiers. « Ça te plais au moins ? » Il ne pouvait pas s’empêcher de se poser la question, parce qu’elle avait été tellement motivée à devenir infirmière qu’il trouvait ça triste quand même si elle avait été obligée de lâcher pour mieux gérer, parce que du jour au lendemain elle s’était retrouvée toute seule à devoir tout gérer. » Mouais, si j’ai retenu quelque chose de tes révisions, c’est pas franchement les cours. » Quand elle avait été stressée comme ça par ses révisions, par ses cours et les examens qui arrivaient, il avait bien fallu qu’il cherche des moyens pour la détendre après tout. C’était de son devoir en tant que petit-ami non ? Ils avaient révisé l’anatomie d’une autre façon et elle avait réussi ses examens alors ça avait quand même été efficace comme façon de réviser. Peut-être bien qu’il devrait retourner à la fac lui, histoire de trouver une autre voie, mais il ne saurait pas quoi faire de toute façon. Il avait passé quelques années en droit dans la petite fac du coin, alors finalement la justice, c’était tout ce qu’il connaissait et c’était ce qui le dégoutait le plus ces derniers temps. « Si, j’y pense beaucoup, j’me sens pas vraiment à ma place là-dedans, mais j’ai aucune idée de ce que je pourrais faire d’autre. » Aucune qualification non plus qui pourrait l’aider à faire autre chose de sa vie. Y avait bien des emplois qui ne demandaient aucune qualification ou très peu, mais il n’était pas sûr que ce serait mieux que d’être flic, au moins, il avait un salaire acceptable, c’était important ça après tout. « Merci. » Il attrapa le verre d’eau que la blonde lui avait ramené, pour en avalant une grande gorgée, mine de rien, après le jogging ça faisait du bien, la douche aussi, ça aurait pu être agréable, mais bon, c’était plus de l’humour qu’autre chose, ce serait un peu bizarre de partir sous la douche, ici, alors que c’était quand même la maison d’Iris et qu’ils venaient tout juste de se retrouver. « Je rigolais, t’en fais pas. J’ai l’habitude d’aller à la douche après le sport mais ça va, je devrais tenir jusqu’à rentrer … » Rentrer ouais, ça faisait bizarre de dire ça en face d’Iris et forcément, ça avait quelque chose d’un peu douloureux alors que logiquement ‘rentrer’ ça avait toujours été revenir près d’elle. Il ne pouvait même pas dire rentrer chez lui, parce qu’il n’avait pas de chez lui.


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Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mar 20 Fév - 14:13



how galaxies collide
iris castillo & arcadio castillo
i have been fading in the dark for too long, suspended and waiting for some light to turn on. i'm reaching up to make contact, take away this empty space. i'm so tired of just drifting away. my heart is a star for you to ignite, so bring me to life.

Trouver cette maison, avoir au moins ça, ça n’avait pas été une tâche facile, pour Iris. Elle n’avait eu de cesse de trouver plein de bons prétextes quand elle était arrivée à Forks, qu’elle s’était installée chez ses parents, mais que ceux-ci lui avaient fait comprendre qu’il vaudrait mieux qu’elle se trouve un chez elle. Elle avait dû s’occuper de Nancy, se construire une nouvelle vie, chercher un job qui lui conviendrait ; ça, sans compter toutes les démarches administratives chiantes et répétitives qu’elle avait dû accomplir pour garder son nouveau numéro de téléphone le plus secret possible, et pour s’assurer que personne l’ayant harcelée à Seattle ne puisse la retrouver si elle repartait dans sa ville natale. La peur et l’inquiétude avaient, pendant de nombreux mois, eu raison de tout le dynamisme que la blonde avait toujours mis pour se construire sa petite vie : elle qui avait adoré l’idée de se trouver un appartement – et puis, plus tard, une maison – pour elle et Arcadio, elle qui avait déversé beaucoup de son énergie, plus jeune, à imaginer ce futur d’adulte, elle avait été l’enfant hésitante et geignarde qui n’osait rien faire, à son retour à Forks. Pourtant, elle avait eu vingt-cinq ans révolus, elle avait eu sa fille et quand bien même ils l’avaient aidée du mieux qu’ils le pouvaient, ses parents avaient continué et continué de lui rappeler tout ça. C’était donc un peu forcée qu’elle s’était lancée à la recherche de quelque-part où habiter ; et au final, cette maison, il y avait une bonne moitié de sa valeur qui avait été payée par ses parents – peut-être parce qu’ils avaient été si désireux que ça qu’elle prenne son envol à nouveau, ou peut-être juste pour l’aider. Elle en avait eu bien besoin, après tout, Iris, et elle avait toujours su que les attentions de ses parents, même leurs critiques et leurs remontrances n’avaient été fondées que sur leur désir de la voir continuer sa vie, malgré ce qui avait pu arriver. Depuis quelques temps déjà, sa mère s’était même escrimée à essayer de lui faire faire rencontrer du monde – des hommes, soi-disant surtout parce que Nancy avait besoin d’une figure paternelle dans sa vie. Ça lui avait presque rappelé, à la jeune femme, l’époque où elle avait essayé de faire comprendre à ses parents qu’elle était bisexuelle et non pas uniquement attirée par les hommes. Même à vingt-sept ans désormais, adulte et sure dans sa peau, elle doutait encore que ses géniteurs aient compris : ils avaient dû prendre ses histoires avec des filles comme ‘une passade’, un ‘caprice d’ado’, une ‘provocation’ – tous ces mots qu’ils lui avaient balancés dans la tête, quand elle avait essayé de s’affirmer pour ce qu’elle était. M’enfin, elle avait vite compris qu’ils avaient été tolérants, au moins ; ils ne l’avaient pas jetée hors de la maison à cause de qui elle était, ils n’avaient pas coupé les ponts avec elle pour ça. Et ils avaient été très heureux, en apprenant qu’ils allaient devenir grands-parents. Tout ce que la jeune femme voulait retenir alors, c’était le soin avec lequel ses parents s’étaient toujours occupé d’elle, même quand elle s’était pointée chez eux à vingt-cinq ans, mariée mais seule, et avec un enfant à charge.

Sans eux, elle ne serait pas là. Sans eux, elle aurait soit été obligée de rester à Seattle, soit de faire un saut dans le vide, dangereux et imprudent alors qu’elle avait eu Nancy à sa charge. Avec tous les yeux rivés sur elle, la Castillo avait eu peur qu’un jour, au moindre faux pas, les services sociaux la jugent mauvaise mère, en plus d’être une ‘complice d’un meurtrier’ ou une ‘idiote qui n’avait rien vu’ et qu’ils lui prennent sa fille. Clairement, si tel avait dû être le cas, elle s’en serait complètement effondrée, comme défaite de toute volonté de vivre. Parce que mine de rien, ces obligations de parents qui l’avaient forcée à sortir du lit, à aller au travail jour après jour, à rester sobre, à garder sa vie bien ordonnée, ç’avait été tout ce qui l’avait faite tenir. Et même si elle avait eu peur de beaucoup de choses, Iris avait dû se forcer à continuer – s’forcer à oser des choses, quitte à s’installer dans une maison en tant que femme seule, alors même qu’elle avait imaginé toutes ces grandes étapes se faire avec Arcadio à ses côtés. Choisir la décoration de celle-ci, l’organisation des meubles ou lesquels acheter pour un peu ‘redynamiser l’intérieur’, tout ça, était tombé sur elle ; et quand bien même elle avait toujours aimé avoir le dernier mot, les petites prises de tête, les disputes ou les débats avec son mari pour choisir la peinture, le canapé ou la table de la salle à manger, lui avaient terriblement manqué. Tout, littéralement tout lui avait manqué dans ce quotidien qu’ils avaient eu à deux, et qu’ils n’auraient jamais dû perdre, si le monde avait tourné dans le bon sens. Des habitudes qu’elle avait cru perdues à jamais, mais voilà qu’ils se retrouvaient tous les deux, à parler de chien et de chats. Etait-ce vraiment surprenant qu’ils aient eu un besoin similaire, et pourtant une exécution de la chose totalement opposée ? On disait bien que les chats et les chiens ne faisaient pas bon ménage, mais Iris comprenait bien pourquoi le brun avait eu le désir d’acquérir un animal, alors même qu’ils n’en avaient jamais adopté quand ils avaient été ensemble. C’était une compagnie, une présence, une vie dans le vide. Et tout autant qu’elle n’avait pas l’intention de se séparer de ses chats aujourd’hui qu’il était de retour dans sa vie, elle n’demanderait jamais à Arcadio de se débarrasser de son chien, s’il voulait venir vivre ici. Si. Parce que dans tout ce qu’ils s’étaient dit, elle ne savait pas encore si c’était ce qui allait arriver, ou s’ils étaient encore dans un semi-état qui ne garantissait rien. « T’en fais pas, je l’accepte ton chien… » et pour le taquiner, elle en leva les yeux au ciel, comme si c’était une épreuve terrible, une preuve d’amour incroyable. Il devait bien savoir qu’elle aimait les animaux de toute façon, sa femme ; elle qui avait toujours apprécié vagabonder dans la forêt et monter à dos de cheval. Elle avait toujours eu l’esprit comme ça ; c’était fou à quel point elle pouvait être concentrée et déterminée quand les choses importaient vraiment, et ouverte d’esprit quand la vie le lui permettait. Fallait bien jongler entre tout ça, à vrai dire, quand on était mères – toute une façon de fonctionner à laquelle elle avait eu du mal à s’adapter, pendant un temps.

Elle avait fait beaucoup de choses pour Nancy, sacrifié beaucoup de choses pour elle aussi – si bien qu’être avec Arcadio, pouvoir en parler avec lui comme ça, ça lui faisait un bien fou. Assez pour qu’elle en sourit, qu’elle en rit, qu’elle en plaisante alors même que quelques poignées de minutes plus tôt, avant qu’il ne se pointe comme un miracle sur le pas de sa porte, la blonde n’aurait partagé ces souvenirs avec personne d’autre. Il était bien le premier, aussi, à ramener son travail d’infirmière jusqu’à elle ; les doutes qu’elle avait eus au moment de changer avaient été plus pragmatiques et sages que le résultat d’un vrai désir. Oui, c’était horrible à dire, horrible à s’en rendre compte, mais la vie à Seattle, la façon dont celle-ci avait tourné, ça l’avait même dégoûtée de ce job qu’elle avait tant aimé faire. N’étaient-ils pas dans la même situation, de c’point de vue-là, hein ? « Ouais, j’aime bien… ça change. Et c’est pas si différent que ça, quand j’travaille, j’dois rester concentrée à cent pour cent. Les gens peuvent être vraiment chiants. » mi-gênée, elle ricana doucement. C’était toujours aussi pénible pour elle, mine de rien, d’organiser des mariages pour des amoureux transis, quand elle avait eu le cœur si brisé, de son côté. Mais ce job, il faisait partie du petit bonheur qu’elle avait essayé de se construire dans sa bulle, à Forks. « Au pire, j’ai toujours mes cours quelque-part… » elle ne put s’empêcher de relancer, arquant un sourcil provocateur à l’adresse du brun, alors qu’elle ne savait que trop bien de quoi il parlait. Et ce que sa réplique à elle sous-entendait. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’ils aillent là, déjà ? Comme s’ils ne pouvaient s’en empêcher – force était d’admettre qu’il lui avait manqué, terriblement manqué. « Peut-être alors… que tu devrais-… regarder, essayer. On sait jamais. Au moins ici, les gens sont plus compréhensifs que dans une grande ville. » parce qu’elle voulait quand même bien croire qu’elle avait eu quelques ratés au début de sa ‘nouvelle carrière’. Mais à Forks, elle avait souvent été confrontée à des gens qui connaissaient ses parents, la connaissaient de l’enfance ou savaient au moins qu’elle était une mère de famille seule- et ils avaient toujours été cléments avec elle. Bien plus qu’on ne l’avait été, à Seattle. Et peut-être que sa clémence et sa patience à elle pourraient suffire pour aider le brun, non ? Pour l’heure, il semblait que c’était surtout lui qui l’était avec elle, quand elle se retrouvait à balbutier comme une idiote, à la mention d’une simple douche. « Bah, c’est pas une blague très drôle… » la réplique se fit dans une petite moue vexée, avant qu’elle ne lâche un rire. « Mais-… si t’as besoin, vraiment… y’a quand même une douche. Et c’est bon de le savoir. » à croire qu’elle empirait la situation dès qu’elle ouvrait la bouche. Iris préféra pincer les lèvres pour mieux se taire. « J’ai vraiment envie que-… tu saches que je veux que tu reviennes… » comme s’il était parti de son propre gré. Y’avait pas de phrase idéale à dire pour dénouer une situation, après qu’un couple ait été séparé pendant deux ans et demi parce que l’un d’eux avait été injustement emprisonné. Mais la plupart des affaires ici, c’était leurs affaires ; le bébé qui dormait à l’étage, c’était leur bébé, le lit dans lequel elle dormait la nuit, c’était leur lit. Elle n’avait juste-… jamais osé espérer, qu’ici, ça puisse être leur maison.

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Arcadio Castillo
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Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mar 20 Fév - 21:34

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iris castillo et arcadio castillo

Ces deux dernières années avaient été compliquées, vraiment compliquées. C'était pourtant bien simple de résumer ça comme ça, pourtant c'était le premier mot qui lui venait à l'esprit quand il pensait à tout ça. Il en avait vécues des choses pendant ce laps de temps, même s'il avait été en prison, et qu'on pourrait se dire qu'il ne se passait pas grand-chose là bas, mais bon en vérité il avait rencontré plein de problèmes. Il avait bien vite constaté qu'être un flic en prison, ça n'avait rien de forcément joyeux et puis, même sans les coups, les insultes et tout ce qui allait avec, il s'était senti affreusement seul. La plupart des gars qui étaient là-bas y était pour quelque chose, contrairement à lui, alors, il avait eu des convictions bien marquées en lui, une volonté de rester à l’écart de ces types-là, parce qu’ils n’avaient rien en commun. Ça n’avait certainement pas aidé son cas. Il y avait bien eu un type ou deux avec qui il s’était allié, parce qu’on disait que rester seul dans son coin en prison n’était pas une bonne idée, mais c’était clair qu’il ne pouvait pas prétendre s’être fait des amis, des types avec qui il avait pu partager sur sa vie, sur ses sentiments et avoir un semblait de vie sociale, parce que même au fond du trou ça pouvait aidé à tenir le coup. La seule personne qui avait vraiment compté, ça avait été Iris, elle avait été celle qu’il avait toujours eu impatience de voir, à qui il voulait parler, même s’il n’avait rien de passionnant à raconter. Il voulait surtout l’écouter, qu’elle lui raconte sa vie, celle de leur fille pour qu’il ait encore un aperçu de comment les choses pouvaient se passer dehors. Mais un jour, elle avait arrêté de venir lui rendre visite et fallait bien admettre que ce jour-là, il s’était retrouvé plus seul que jamais.

Il avait été confronté au même vide quand il était sorti de prison. Au début, y avait eu Luisa, mais elle avait rapidement dû repartir à Forks, là où était sa vie et lui, il avait eu des choses à régler à Seattle. Il n’avait pas forcément su qu’il allait vite se retrouver à dormir sur le canapé de sa sœur. Seul à Seattle, il n’avait pas vraiment su ce qu’il allait faire, il avait été un peu perdu, alors il avait décidé d’adopter un chien, histoire de se sentir moins seul. Il était persuadé qu’en plus, cette pauvre petite bête ne méritait pas plus que lui de vivre enfermée dans une cage. Il s’y était vite attaché en plus à cette boule de poils qui avait été un véritable réconfort au beau milieu de la solitude dans laquelle il avait été perdu. Alors, dans le fond, c’était quand même rassurant de pouvoir se dire qu’il ne deviendrait pas un problème entre Iris et lui, parce qu’il n’aurait pas voulu abandonner son chien et il se doutait bien qu’elle ne voulait pas non plus se débarrasser de ses chats et ce ne serait jamais quelque chose qu’il exigerait d’elle. « Ouf, je suis rassuré. » Si elle l’acceptait avec son chien tout allait bien. Il espérait qu’elle allait l’accepter avec tout le reste, tout ce qui faisait l’homme qu’il était aujourd’hui, avec ses craintes, ses troubles et ses traumatismes, mais ça c’était difficile pour lui de les lister tout ce qui n’allait pas chez lui, de toute façon, lui-même il n’en avait pas une liste claire et nette. Il laissait le loisir à Iris de découvrir ça au fur et à mesure de ce qu’ils pourraient reconstruire ensemble. « C’est bien alors, je suis content pour toi. » C’était sincère, si elle se plaisait dans sa vie professionnelle, ça lui faisait plaisir à lui aussi. Il avait bien une pointe de rancœur en lui vis-à-vis de sa femme, parce qu’elle était partie et que ça avait été dur, mais pendant tout ce temps passé loin d’elle, il n’avait souhaité que son bonheur. « J’crois qu’y aura toujours des chieurs partout. » Il en lâcha un léger rire, dans tous les métiers, y en avait. Il se souvenait qu’elle avait râlé sur certains de ses patients le soir, quand elle rentrait après une longue journée et lui, il en avait fait de même, et ce même quand il avait été encore heureux et épanoui dans son métier. « Si jamais tu as besoin de réviser, tu sais où me trouver du coup. » Elle le savait maintenant, même si ça n’avait pas été le cas, encore quelques heures plus tôt. Ils n’étaient de toute évidence, plus vraiment en train de parler de cours, mais de sexe, ce truc qui avait très bien fonctionné entre eux dans leur vie de couple mais qu’il n’avait plus connu depuis son arrestation, évidemment. Y en avait bien qui disaient que c’était comme le vélo, ça ne s’oubliait pas, fallait vite se remettre en selle, lui il se disait qu’il préférait faire les choses bien, même s’il avait semblé dans certains discours qu’il avait pu entendre qu’il devait être en ‘manque’ et que du coup, il ferait bien d’aller se taper la première venue. Il ne l’avait pas fait, la seule qu’il voulait dans sa vie, c’était Iris de toute façon. » Ouais, je verrais bien, je suis un peux vieux pour refaire des études. En attendant, c’est quand même mieux que le chômage. » Il avait un diplôme en droit, un autre de l’école de police, alors ça ne lui laissait pas beaucoup de possibilités, fallait dire qu’il n’avait pas beaucoup cherché non plus, dans tout ce qu’il avait eu à gérer, ça n’avait pas été sa priorité. « Ouais, j’peux déjà rayer humoriste de la liste des métiers que je pourrais faire. » Heureusement, ça n’avait jamais été une option à laquelle il avait pensée, au moins, ce n’était pas un rêve qui se brisait juste devant des yeux. « Okay. C’est fou quand même, une douche dans une maison. » Fallait croire qu’il avait bien du mal à arrêter avec ses blagues vaseuses. Ils s’étaient un peu énervés l’un contre l’autre, ils avaient pleuré aussi, alors, un peu d’humour, même pourri, ça ne pouvait pas leur faire de mal. « D’accord. Merci … J’ai peut-être besoin d’un peu de temps, pour prendre mes marques … » Parce que ça ferait bizarre s’il se pointait le lendemain avec ses bagages non ? Il n’avait techniquement pas besoin de temps pour faire ses cartons et tout ce qui allait avec, il n’avait pas grand-chose, chez sa sœur. « Ce sera mieux pour Nancy aussi, je voudrais pas la brusquer. » Il ne savait pas grand-chose sur l’autisme et sur les réactions que ces enfants pouvaient avoir quand on perturbait leur quotidien, mais il se disait que n’importe quel enfant avait besoin d’en temps d’adaptation quand leur père revenait dans leur vie après dix ans. Malgré le manque, l’impatience de retrouver sa femme, il se disait qu’ils en avaient aussi besoin Iris et lui. Ils pouvaient prendre le temps d’apprendre à se connaitre à nouveau, à retisser les liens qu’ils avaient eu autre fois. Bizarrement, revenir vivre ici demain, ça lui donnerait l’impression de griller des étapes, Iris était sa femme pourtant, ils n’étaient pas au début de leur histoire, mais ça faisait un an et demi qu’ils ne s’étaient pas vu, alors y allait progressivement, ça lui semblait plus judicieux pour eux trois.

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Iris Castillo
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Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mer 21 Fév - 0:47



how galaxies collide
iris castillo & arcadio castillo
i have been fading in the dark for too long, suspended and waiting for some light to turn on. i'm reaching up to make contact, take away this empty space. i'm so tired of just drifting away. my heart is a star for you to ignite, so bring me to life.

Dans un monde idéal, Iris aurait trouvé en elle la force de rester à Seattle. Elle le savait, pour se l’être répété des milliers et des milliers de fois, en un an et demi. Le regret l’avait suivie depuis cette ville, et n’avait eu de cesse de lui coller à la peau dans tout ce qu’elle avait essayé d’entreprendre, arrivée à Forks. La seule chose qui avait pu lui permettre de tenir bon, ç’avait été la promesse intérieure qu’elle s’était faite, d’un jour avoir le courage d’affronter à nouveau Arcadio; de retourner le voir dans cette prison si horrible et de lui parler de tout ça. Et pourtant, elle n’avait jamais prétendu chercher son pardon; avoir de grands arguments indéniables pour expliquer les décisions qu’elle avait prises, et les conséquences de celles-ci. Mais vivre à Seattle toute seule, ça n’avait pas été de tout repos: ç’avait été quelque-chose qu’ils avaient remarqué, hein, quand ils n’avaient été encore que dans ce petit bled où ils avaient grandi: les prix des logements là-bas étaient exorbitants, en comparaison de tout ce qu’on pouvait trouver à Forks, ou dans n’importe quelle petite ville en pleine baisse démographique. Et puis, l’agitation, l’énergie de la ville, ils avaient dû s’y faire à deux, mais peut-être bien que paradoxalement d’eux deux, la blonde avait été celle qui s’y était le moins fait; elle qui avait tant aimé la nature si belle et sauvage qui avait toujours entouré son lieu de vie, comme un berceau confortable, elle s’était retrouvée un peu ‘vide de sens’, à côtoyer uniquement des rues de béton. Mais continuer avait été important pour sa carrière, important pour la vie qu’ils avaient voulu se construire, Arcadio et elle: que lui restait-il de ces convictions-là, quand l’homme avec lequel elle était venue jusqu’ici avait été emprisonné? Tout ce qu’ils avaient pu espérer pour leur avenir s’était envolé en fumée, le jour où ces foutus flics étaient venus frapper avec force à leur porte, qu’ils avaient embarqué son mari, et ruiné leur bonheur. Et personne, personne à Seattle ne l’avait prise en pitié, n’s’était dit qu’elle avait assez souffert- on ne l’avait certainement pas aidée, non. Alors mener sa barque toute seule, avec en plus un bébé dans celle-ci, ç’avait été trop pour la fille pas forcément brave, pas forcément forte, qu’elle était. Et aucune des paroles réconfortantes qu’avait pu lui lancer son époux, aucun des mantra qu’elle s’était mis dans le crâne pour se lever chaque matin à l’époque, n’avait eu un effet durable. Si elle n’était pas partie de Seattle, elle n’osait pas imaginer ce qu’elles seraient aujourd’hui, Nancy et elle. Seraient-elles mortes, finalement assassinées par un des tarés qui avaient envoyé des lettres à répétition jusqu’à son domicile? Ça foutait la trouille, la vraie trouille, d’être une femme seule et de découvrir des courriers plein de menaces, clairement envoyés jusque dans sa boîte aux lettres. Et ni Arcadio, ni la police n’auraient pu y faire quoique ce soit- dans le cas premier, elle n’avait rien osé dire, et dans le second cas, ç’avait été comme si la confiance avait été ruinée au point que même terrifiée pour sa vie et pour la vie de sa fille, elle n’soit pas allée jusqu’à eux. La police, l’ordre, la justice, elle n’avait plus rien cru de tout ça; dans ce fameux monde idéal où elle aurait pu rester à Seattle, il aurait fallu qu’on lui laisse vivre sa vie, tant bien que mal. Mais putain, on s’était bien escrimés à lui pousser la tête encore plus sous l’eau; qu’elle y suffoque et qu’elle disparaisse comme son mari, hein?

Peut-être était-ce de la paranoïa que de s’imaginer que des gens aient pu souhaiter ça d’elle. Mais comment faire, quand quotidiennement, on ouvrait des lettres et décrochait des coups de fil invitant au suicide? On le lui avait dit, hein, d’faire une faveur au monde et de se foutre une balle dans la tête, que son mari n’sortirait jamais de prison et qu’il le méritait, qu’aucun d’eux deux ne devrait vivre, que tout ce qui était lié à leur existence était maudit. Et ces mots tournant en boucle dans son crâne, elle ne les avait gardés que pour elle; ni Arcadio, ni ses parents, ni ses derniers amis n’en avaient entendu parler. Ç’avait été trop dur de mettre tout ça à haute voix, pour commencer- et puis, c’était ces démons-là qu’elle avait cherché à fuir à toutes jambes, en pliant si vivement ses bagages pour revenir à Forks. Ça devait encore se ressentir dans la maison qu’elle avait laissée derrière elle, à Seattle; y’avait beaucoup de meubles qu’elle avait laissé sur place, du mobilier dont elle ne s’était pas encombrée dans sa hâte, et qu’elle avait remplacé. Alors mine de rien, même s’ils avaient plaisanté sur cette histoire de berceau, ça devait en dire long, le fait qu’elle l’ait emmené celui-ci, plutôt que n’importe quoi d’autre. Elle avait juste eu envie de s’volatiliser, comme un mirage qui échapperait à tous ses bourreaux; à Forks, elle s’était après tout, peu à peu forgé l’impression qu’on l’avait oubliée. Et quoiqu’il puisse paraître, sa vie ici, n’avait rien d’idéal atteint; c’n’était pas l’utopie à laquelle elle n’avait pas osé rêver. Ouais, elle avait une jolie maison à voir comme ça, à l’extérieur, et elle avait trouvé un travail qui lui plaisait, quelque-part. Son rêve pourtant, ç’avait été d’être infirmière. Ç’avait été d’aimer ça pour toute sa vie, plutôt que de cultiver dans ses tripes une rancoeur incontrôlable contre le reste du monde, tous ces inconnus qui, dès qu’il lui lançaient un regard bizarre, n’lui faisaient que se demander s’ils la reconnaissaient, la haïssaient, souhaitaient sa mort ou elle n’savait quoi d’autre. Forcément que penser comme ça, ça tuait peu à peu tous les sentiments de bienveillance et de patience qu’on devait avoir avec les autres quand on travaillait dans un hôpital. Alors ouais, elle faisait autre chose maintenant, loin de s’attacher aux gens qu’elle rencontrait comme elle aurait pu le faire dans un hôpital- loin d’être aussi dévouée qu’à tout ce temps qu’elle avait passé aux urgences, à déverser son énergie heureuse dans tout ça. Dans son monde idéal, personne n’aurait jamais blessé Arcadio, personne n’aurait jamais ruiné sa famille; et même à Forks, même encerclée de bonnes illusions calmes et paisibles, elle n’y était pas. « Ouais-... j’suppose que c’est une ‘leçon de vie’ comme les autres. » elle souffla dans un rire amer, en échangeant une oeillade complice avec le brun, alors qu’ils semblaient déjà se plaindre du reste du monde: n’en avaient-ils pas le droit, après tout ce qu’ils avaient traversé? Force était d’admettre que quand on essayait d’organiser un mariage pour une mono-maniaque tarée et un marié qui se la pétait, fallait faire preuve de beaucoup de patience, pour tenir bon. Y’avait des gens, dans ce monde, classés comme ‘parfaitement normaux’, qui feraient passer Nancy pour un ange. Alors Iris, elle zappait volontiers tout désir de parler des autres- se concentrer sur Arcadio et elle, leurs souvenirs, leur futur peut-être, c’était mieux. Même si elle se trouvait plus ridicule qu’autre chose, sans mot, quand ils parlaient de ces fameuses révisions qu’ils avaient en mémoire, et qu’Arcadio arrivait à la prendre de court avec une réplique. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait plus nagé dans le milieu de la drague, du flirt, peut-être était-ce normal qu’elle n’y soit plus à l’aise, hein? Qu’elle ne trouve qu’à rougir, papillonner de ses grands yeux bleus en l’observant, incrédule. « Je croyais qu’on parlait de choses que toi tu pourrais réviser. » oui, c’est clairement tout ce qu’elle trouva à répondre - à balancer plutôt, avec maladresse, comme si ‘réviser’ était l’idée première à retenir. Mais bon, n’était-ce pas à lui de faire le premier pas? Attendait-il qu’elle le fasse, elle? Après tout, il était celui qui avait embrassé l’autre en premier- et elle... elle... Elle n’arrivait clairement pas à reprendre ses esprits aussi facilement que lui, cillant pour retrouver le fil de la conversation, préférant regarder ailleurs pour ne pas se sentir encore plus ridicule; « Peut-être que tu devrais être... monteur professionnel de meubles ikea. » il devait bien y avoir beaucoup de gens qui avaient galéré comme eux. Et au moins, ça la fit sourire à nouveau, une petite contenance provocatrice dont elle avait besoin. Un fin voile d’apparat, qui se déchira bien assez vite encore, alors qu’ils s’enfonçaient et s’enfonçaient- jusqu’à toucher le fond. Presque brutalement pour Tessa; il avait ‘besoin de temps’. Oui, oui... Oui. Normal, non? Besoin de temps. Qui n’en aurait pas besoin, hein? Elle aussi, non? Et Nancy, Nancy pour sûr, elle avait ‘besoin de temps’ pour se faire à tout ça. « Oui-... oui. Ouais... c’est sûr. » sa voix à moitié coincée dans sa gorge, c’est tout ce qu’elle trouva à dire, se trouvant soudainement trop près d’Arcadio- vulnérable; « C’est mieux pour Nancy, ouais. » elle ne pouvait pas prononcer plus de mots dans une phrase, avant de devoir déglutir l’amertume, les dents serrées- c’était peut-être ce qu’elle méritait, non? Le prix à payer pour être partie, pour n’pas avoir tenu bon, pour n’pas avoir été plus forte. « Comme tu veux. » encore une réplique presque anodine qui prenait des proportions désastreuses; Iris avait son coeur qui battait comme un fou dans sa poitrine, de peine, de déception, de douleur. Mais ‘c’était normal’, lui disait sa raison. C’était ‘mieux pour Nancy en effet’ lui disait son instinct maternel. Tant de choses qu’elle avait passé tellement, tellement de temps à devoir écouter exclusivement. Son coeur, lui, il avait été comme mort depuis deux ans et demi maintenant, et alors qu’il revenait tout juste à la vie, elle n’savait plus comment l’arrêter. Et après tout, c’était sans doute lui qui avait le plus raison dans tout ça; parce que si elle devait être honnête avec elle-même, elle n’savait pas comment elle ferait, Iris, pour laisser Arcadio repartir, maintenant qu’il était là, avec elle.

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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mer 21 Fév - 13:30

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Revenir à Forks, ça avait été la meilleure chose à faire dans le fond. Pour Iris et Nancy, ça avait probablement été évident alors que l’ambiance à Seattle avait été affreuse pour elle. Il n’avait pas lu toutes les lettres qu’il avait pu trouver sur le sol de leur maison, il n’en avait ouvert que quelques unes et ça avait été suffisant pour lui. Il comprenait alors que la blonde ait choisi de prendre la fuite pour retourner à Forks. Sans doute que si elle lui avait parlé de ces lettres, il lui aurait lui-même conseillé de partir, d’emmener Nancy loin de cette ville, qu’elle puisse grandir dans un endroit dans lequel elle ne serait pas vouée à être la fille d’un tueur et où Iris elle-même ne se ferait pas insultée à cause de l’homme qu’elle avait épousé. Lui aussi, il lui avait semblé normal de quitter Seattle. Il ne s’était pas senti particulièrement à l’aise dans cette ville, il avait été seul en plus, ça n l’avait pas aidé à vouloir rester là-bas. L’ambiance en elle-même avait été désagréable. Peut-être qu’il avait été complètement parano, mais il avait eu l’impression d’être dévisagé quand il avait été dans la rue. Même s’il avait été innocenté, y en avait qui avaient du mal à y croire, ne serait-ce qu’à cause de ses origines. Parce que dans ce pays, quand on n’était pas bien blanc c’était parfois compliqué. Au mieux, il avait été innocent, mais il était quand même un ex-taulard, rien de forcément très fréquentable, au pire, s’il n’avait pas tué cette fille là, il en avait peut-être tué une autre, on n’allait pas en prison pour rien non ? Il avait ressenti ce genre de chose quand il avait été à Seattle, alors il n’avait eu aucune bonne raison de rester dans sa cette ville, sans Iris, sans Nancy, qu’est-ce qu’il avait eu là-bas de toute façon ? Il avait fini par tout maudire dans cette ville, alors partir n’était pas une mauvaise chose.

Ils pourraient être bien aussi ici non ? C’était après tout à Forks qu’ils s’étaient rencontrés quand ils avaient été encore très jeunes. Tessa avait été encore au lycée à cette époque là et peut-être que ça avait rendu leur relation pas franchement très légale, même si lui, il avait été à ses débuts dans la police, il ne s’était jamais franchement posé la question, ce n’était pas comme s’il avait eu quinze ans de plus qu’elle. Il avait six ans de plus qu’elle, ce n’était quand même pas tant que ça. Ce n’était pas à Forks alors, qu’on l’avait pris pour un criminel, il type qui ne respectait pas la loi. On ne l’avait jamais traité de pédophile parce que sa petite amie n’avait pas été majeure quand ils avaient commencé à se fréquenter. C’était à Seattle qu’on l’avait insulté, jugé et enfermé pour un crime qu’il n’avait même pas commis. Il était mieux à Forks alors, ils étaient mieux ici et probablement que ce serait plus simple pour eux de reconstruire leur histoire ici plutôt qu’à Seattle. « Ouais, sans doute. » Il en leva les yeux au ciel, comme pour aller avec le rire de la jeune femme. Ils avaient de toute évidence tous les deux un avis bien marqué sur les ‘gens’ tout le monde n’était pas chiant ou con, mais il devait bien admettre qu’il avait fait de quelques cas une généralité lui. Ça rendait son travail dans la police particulièrement compliqué alors même qu’il avait du mal à faire confiance à ceux avec qui il travaillait, comme s’ils étaient exactement comme ceux qui l’avaient poussé au fond du trou à Seattle. « C’est pas moi l’infirmière. » Il haussa les épaules, ce n’était plus Iris non plus, de toute évidence, mais ‘infirmière’ ça avait un certain sous-entendu, surtout dans le contexte dans lequel ils s’étaient égarés. Pourtant, ce n’était que du blabla, de toute évidence, parce que faire le pas l’un vers l’autre c’était plus compliqué que de se balancer quelques répliques comme ça. Sans doute que ça appuyait la nécessité qu’ils avaient besoin de prendre leur temps pour reconstruire tout ça. « Hm, nan, je voudrais pas retirer cette fierté aux papas, ils méritent bien leur petite minute de gloire. » C’était un peu ce qu’il avait ressenti quand il avait réussi à monter ce berceau, on la lui avait vite arrachée parce qu’à même l’objet mis sur pied, la police était arrivé chez eux pour l’arrêter. Il avait quand même été fier de lui avec toute cette histoire de berceau et mine de rien, savoir que sa fille avait quand même dormi dedans, c’était aussi glorifiant pour lui. Il fallait bien s’accrocher à ce genre de petits détails pour se remonter le moral. Il avait bien l’impression que sa réponse à la déclaration d’Iris en revanche, elle avait plutôt plombé le moral. Ça n’avait jamais été son attention. « Je suis désolé … C’est pas parce que je veux pas être avec vous, c’est juste qu’après tout ce temps, c’est pas évident tout ça. » Ça faisait beaucoup d’émotions d’un coup d’être libre, de constater les changements du monde, de retrouver sa femme, leur fille qu’il n’avait jamais vue, il avait besoin d’un peu de temps pour s’accommoder à tout ça et sans doute qu’elles en avaient besoin toutes les deux aussi. « J’ai l’impression de devoir tout reprendre du début … » Dans sa vie en général, comme avec elle, dans leur histoire de couple, même s’ils étaient mariés depuis plusieurs années et qu’ils avaient une fille. « Alors je me disais qu’on pouvait peut-être s’organiser quelque chose, ici ou ailleurs … ici ou dehors. » Il haussa les épaules, soudainement nerveux, timide même, peut-être un peu comme la première fois qu’il avait proposé un rencard avec Iris, avec le petit sourire aux coins des lèvres et le regard fuyant. Il avait eu l’air moins timide sans doute, le jour où il l’avait demandée en mariage. « Même si on a été séparés pendant un bout temps, ça fait dix ans qu’on est ensemble, alors j’aimerais qu’on puisse fêter ça ensemble. » Dix ans, ça se fêtait non ? Et maintenant qu’il était libre, ils pouvaient en profiter pour célébrer ça, peut-être qu’ils pourraient fêter son anniversaire aussi, puisqu’il arrivait bientôt et que ça faisait un moment qu’il ne l’avait pas célébrer, au moins, ils n’étaient pas en reste de bonnes raisons de se retrouver et même sans ça, il avait bien envie d’essayer de passer tous les jours, dans la mesure du possible, pour voir Iris et Nancy, pour que la petite puisse d’habituer progressivement à sa présence et pour qu’Iris et lui, ils réapprennent petit à petit à vivre ensemble.

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Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mer 21 Fév - 17:05



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Penser au passé, ressasser celui-ci, Iris avait été obligée, quelque-part, d’arrêter de tourner en boucle sur des songes de ce genre, depuis deux ans maintenant. On n’avait eu de cesse d’essayer de le lui faire comprendre, à coup de philosophies débiles, de grands mots, de déclarations franches et honnêtes qui lui avaient brisé le cœur. Ç’avait commencé juste après le procès d’Arcadio, où tous ceux qui avaient su se faire à la condamnation de celui-ci, s’étaient mis à lui faire comprendre qu’elle allait devoir accepter elle aussi, et avancer tant bien que mal ; qu’elle avait, de toute manière, un avenir tout tracé à voir venir, avec ce bébé si proéminent dans son ventre. L’avocat, tout ce qu’il avait trouvé à lui dire pour la réconforter, ç’avait été que c’était peut-être même ce bébé à naître, si évidemment exposé aux yeux de tous avec ses formes rebondies, avait été la raison pour laquelle son époux avait échappé à la mort. Que les jurés dans leur décision, ils avaient fait preuve d’un genre de ‘clémence’ à l’égard du brun et de leur famille, et qu’Arcadio au moins, il vivrait pour voir sa fille grandir. Mais comment, hein ? – en tant que future mère, elle n’avait pu s’empêcher de se révolter, Iris, quand on lui avait dit en effet, ‘qu’au moins Arcadio pourrait voir sa fille’ : à travers une vitre blindée ? Sans pouvoir jamais la toucher, l’embrasser ou la prendre dans ses bras ? Et à chaque protestation qu’elle n’avait pu s’empêcher d’émettre, habitée de colère et de rébellion, le monde autour d’elle l’avait enchainée à des ‘c’est toujours mieux comme ça’ et des ‘ça aurait pu être pire’. L’espoir, il s’était envolé comme ça, un beau matin où rien n’avait semblé différent des autres jours, alors qu’Arcadio et elle avaient eu des conversations tout à fait habituelles – plus le temps avait passé à l’époque, plus ils avaient commencé à parler de choses concrètes vis-à-vis de ce fameux bébé à venir dans leur vie. Et c’était bête, c’était con, c’était anodin mais la blonde, elle ne pouvait s’empêcher de culpabiliser d’avoir oublié tout ce dont ils avaient été en train de parler, pendant qu’elle avait été assise sur le canapé, à observer son mari essayer de monter ce fameux berceau si problématique, juste avant que tout ne bascule. La dernière vraie conversation qu’ils avaient eue, avant de trop souvent se retrouver à parler de preuves, de témoignages, de condamnation future, de prison et de toutes ces épaisses limites qu’on avait mis à leur bonheur. Et toutes ces choses si simples n’avaient plus eu aucune importance de toute manière à la jeune femme, quand tout ce à quoi son esprit avait pu se raccrocher, ç’avait été l’évidence qu’elle serait toute seule pour toujours désormais, et que son époux qu’elle aimait tant, n’serait plus qu’en pointillés dans sa vie, pendant ces visites trop courtes où partir lui brisait de plus en plus le cœur. Y’avait eu ça à prendre en compte, aussi, dans sa décision de quitter Seattle comme elle l’avait fait ; elle continuerait toujours à s’dire qu’elle aurait pu faire mieux, qu’elle aurait faire mieux. Mais au bout d’un certain stade, pour elle-même uniquement, ç’avait été trop dur de se rendre dans cet endroit froid et gris, pour y rencontrer un homme qu’elle sentait s’éloigner d’elle de plus en plus.

Quand il était venu sur le pas de sa porte aujourd’hui, elle n’avait pas eu d’excuse en béton à lui donner pour expliquer son départ, ni comment celui-ci s’était déroulé. Elle avait juste ses propres faiblesses et ses propres défauts à offrir- ça, et un genre d’innocence ou d’espoir qu’elle avait dû sauvegarder, malgré ce qui était arrivé. Peut-être était-ce normal que maintenant qu’il ait quelque-chose à dire dans tout ça, Arcadio soit celui qui freine des quatre fers ; n’avait-il pas raison, au fond ? Combien de fois est-ce qu’Iris elle-même avait servi des ‘ça perturberait Nancy’ pour faire taire ses parents ou ses amis, quand ils avaient sous-entendu qu’elle devrait se mettre à rencontrer quelqu’un d’autre ? Même si Arcadio était son père, de sang et de chair, ça n’la perturberait pas moins, qu’il débarque aussi soudainement dans la maison, comme s’il y était parfaitement à sa place. Est-ce qu’il pourrait un jour s’y sentir à sa place ? C’était tout ce qu’elle pouvait vouloir, la jeune femme – le seul espoir qui lui restait dans tout ça, parce que si elle devait perdre l’homme qu’elle aimait, même sans cellule, même sans condamnation et sans perpétuité pour les séparer, ils étaient cramés pour toujours. Et alors se draguer, se charmer, rigoler ensemble, cette intimité entre eux deux, à quoi est-c’que ça rimerait, alors ? Iris, elle n’arrivait pas à prétendre que ça n’lui brisait pas le cœur, de sentir une montagne encore les séparer – tout un encombrement de déceptions, peines, mots qu’ils n’osaient pas exprimer, et tout ça, sans compter le temps en lui-même qui était passé, impérissable et immuable. Il n’s’était clairement pas préoccupé d’eux celui-là et oui, en deux ans et demi, beaucoup de choses avaient changé. La Castillo voulait bien s’imaginer qu’elle était encore la même femme, la même personne que celle dont Arcadio était tombé amoureux : mais s’ils découvraient au passage, à un moment, que c’n’était plus le cas, hein ? Elle s’était si désespérément accrochée à cette alliance à son doigt, à ce mariage au moins, pour ne pas le perdre complètement, qu’elle n’savait même pas ce qu’elle ferait, si ça, ça devait s’arrêter. Alors ouais, elle s’était sans doute décompensée juste devant ses yeux, au brun ; il lui était devenu si difficile de prétendre, d’savoir gérer les déceptions et les peines qui venaient subitement serrer son cœur. Même avec lui, même alors qu’elle avait tout pour être heureuse, de s’dire qu’elle avait au moins ça cette fois encore, elle n’y arrivait pas ; à croire qu’elle n’avait rien appris. « Je sais. » parvint-elle à lâcher après de longues secondes, le regard bas, consciente que parler déjà, avait été un effort et que retenir ses larmes de monter jusqu’à venir brûler ses yeux, lui était impossible. Pleurer, c’n’était pas quelque-chose qu’on pouvait contrôler, parfois – et elle avait toujours tout eu de l’idiote un peu trop émotionnelle qui pleurait pour un rien. Elle avait été une vraie fontaine le jour de leur mariage ; mais ces deux dernières années, elle avait surtout pleuré de chagrin, de douleur, ou de déception. Elle devait penser à Nancy ; l’instinct se réveilla comme une alerte dans son cerveau, la première chose qui lui venait toujours quand elle faiblissait. Nancy avait besoin d’elle, Nancy n’avait rien demandé de tout ça. Et Nancy avait besoin que le monde s’adapte à elle, plutôt que l’inverse. Mais qu’est-ce que ça voulait dire, hein ‘tout reprendre depuis le début’ ?!

La frustration grimpa en elle comme ça, alors qu’elle relevait la tête, regardait ailleurs pour mieux retenir cette réplique cinglante, lâchée par incompréhension plus que pour ‘arranger’ les choses. N’avaient-ils pas assez perdu de temps comme ça ? Et quoiqu’il fasse, il n’pourrait jamais rembobiner, faire retourner Nancy dans son ventre, la faire naître à nouveau- au contraire, plus les semaines et les mois passeraient dans cette situation, plus elle grandirait. Encore et toujours sans son père ici, avec elle. Mais à force de balancer ses arguments armés à la gueule de l’avocat de son mari, de sa famille, de ses amis, de cette stupide presse qui l’avait trahie, elle n’avait plus la force Iris. Et au fond, elle découvrait que Forks, ç’avait été juste une fuite, pas un endroit idéal où elle avait pu reprendre son courage. Les légers rires qu’ils s’étaient échangés il y a peu encore, ils semblaient loin déjà, et la blonde avait le cœur si lourd, que c’était comme si elle n’avait jamais su rire tout court – quelle drôle de sensations, d’tomber de si haut. « Ouais-… peut-être. Ça peut-… être bien. » elle essaya, n’sachant que trop bien que de toute manière, elle n’avait pas le choix et que c’était de sa faute tout ça. Peut-être qu’Arcadio n’aurait pas eu besoin de ‘tout reprendre depuis le début’ si elle n’était jamais partie, hein. La retenue fut pourtant l’émotion principale qui tendit sa voix, coinça ses cordes vocales jusqu’à lui donner un mal de gorge, comme quand on essayait de ravaler un nœud invisible, plein de ressentiments si puissants. Et elle y ajouta même un sourire – de ceux de quelques temps plus tôt, contrit, comme un tic au coin de sa bouche plus que ces vrais et éclatants sourires qui la montraient si heureuse. Force était d’admettre qu’elle était passée de message contradictoire en message contradictoire : il venait, mais juste pour lui faire des reproches, et il partait, pour mieux rester sur le porche, et il lui disait qu’il l’aimait, qu’il voulait être avec elle, il l’embrassait. Mais pas maintenant, pas comme ça, il n’savait quand et il n’savait comment – parce qu’il voulait recommencer depuis le début, mais aussi fêter leur dix ans de relation mais aussi ne pas être là. Mais aussi être là pour Nancy. Mais aussi, il avait besoin de temps. Paradoxal tout ça, non ? Fallait admettre qu’elle n’était pas non plus la pro pour mettre les choses au clair, elle qui ne disait rien et préférait disparaître du jour au lendemain. Les rencards pourtant, ça lui manquait – mais est-c’que ce serait un rencard, ou est-ce qu’encore une fois, elle n’comprenait pas tout n’importe comment ? Est-ce que ce serait un tête à tête comme ça, qui se finirait par lui, lui faisant comprendre qu’il ‘n’était pas prêt’, qu’il ‘avait besoin de temps’ ou pire encore ? Alors quoi ? Ils devaient fêter leur dixième anniversaire dans cette ambiance-là, ce mi-état qu’ils ne nommaient pas ? Si elle devait être honnête, elle en aurait des choses à dire, Iris, des incompréhensions à livrer, des doutes à avoir. Mais elle ne dit rien, cilla, se racla la gorge pour pouvoir ravaler son fameux nœud et reprendre un peu de courage. « C’que tu veux… comme tu veux. On peut-… voir. Tout ça. » elle espérait bien qu’on puisse blâmer ça sur un genre de nervosité, comme quand on sortait pour la première fois ensemble avec quelqu’un ; mais d’où elle était – un peu paumée, un peu tombée de haut – elle n’savait plus quoi dire.

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Arcadio Castillo
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Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
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In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Mer 21 Fév - 19:32

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And I feel so busy dying That I forgot how to live. Now there's just a lonely lightning, Striking hard inside of me. There's just too many people That told you how to cry And you really learned your lesson And you can't leave this shit behind. And I feel so busy trying To forget we were just kids. When we built up our own life Without even knowing what we could be.
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Il ne savait pas trop comment gérer sa nouvelle vie Arcadio. Ce n’était pas facile d’être balancer comme ça dans le monde réel après avoir passé deux ans et demi derrière les barreaux. Souvent, il se demandait même si c’était la réalité ou juste un rêve, trop agréable, duquel il allait finir par se réveiller et la chute serait affreusement douloureuse. Il était perdu la plupart du temps dans un monde qui avançait trop vite pour qu’il puisse rattraper le train de retard qu’il avait. C’était épuisant, ça ne faisait qu’un mois et il avait l’impression d’être complètement épuisé. Il n’était pas assez en forme pour tout gérer en même temps et tout ce qu’il voulait, tous ces trucs qu’il pouvait si facilement toucher du bout des doigts, il avait peur de trop les précipiter et de ne pas réussir à gérer. Il était pourtant question de sa fille et avec elle il ne voulait prendre aucun risque. Qu’est-ce qu’il se passerait s’il allait trop vite en besogne et qu’il foirait tout avec Nancy ? C’était quelque chose qui lui faisait peur et même si Iris avait l’air de dire qu’il n’avait pas de souci à se faire, il n’arrivait pas à avoir assez confiance en lui-même pour ne pas avoir encore cette peur dans ses tripes. Est-ce qu’il avait tort alors, de vouloir prendre son temps ? Lui, il se disait que s’il jugeait en avoir besoin, le mieux c’était qu’il le fasse. Ça le rassurait lui, ça lui donnait l’impression de mieux gérer les choses, de ne pas se retrouver d’un coup assailli de responsabilités qu’il ne saurait pas comment gérer. Peut-être qu’Iris, elle le voyait encore trop comme l’homme qu’elle avait épousé quelques années plus tôt, celui qui avait été beaucoup plus sûr de lui qu’il ne pouvait l’être aujourd’hui. Il n’avait pas été prétentieux, à se juger lui-même comme meilleur qu’il ne l’était, mais il avait été confiant et déterminé, il avait été responsable aussi, parce qu’il avait su comment gérer sa vie. Il ne l’était plus autant aujourd’hui et si  la confiance qu’Iris avait en lui était gratifiante, elle ne pouvait pas compenser celle qui lui manquait à lui.

Est-ce que ce n’était pas évident que, tant qu’il ne se ferait pas à lui-même, il risquerait de faire des erreurs ? Pour le coup, il n’était pas question d’Iris ou de Nancy, mais bien de lui et de ce qu’il ressentait personnellement. Est-ce qu’il n’était pas censé prendre sa en compte ? Vouloir être avec sa femme, avec sa fille, est-ce que ça voulait juste dire qu’il devait sauter tête baissée là-dedans, partir d’ici, aller chercher ses valises et revenir comme si de rien n’était ? Est-ce que c’était vraiment ce qu’Iris attendait de lui ? Face à la blonde et à ses réponses, il était bien obligé de se poser la question. Peut-être que ça aurait été logique, après tout ce temps passé sans pouvoir être ensemble, mais lui, il ne pouvait pas s’empêcher que justement, après tout ce temps, avec tout ce qui se tramait au fond de son esprit, c’était plus sage de prendre quelques précautions. Est-ce qu’ils risquaient vraiment de s’engueuler là-dessus ? Ce dont il avait besoin ne devrait pas être sujet à débat et peut-être qu’Iris n’avait pas besoin des mêmes choses que lui, qu’elle, elle préférait qu’il soit là, ici et tout de suite. Le truc, c’était qu’elle, elle était maman depuis deux ans, elle vivait dans cette ville, dans cette maison depuis un an et demi, qu’elle avait assez réfléchi à sa vie pour changer de métier et pour avoir retrouvé un boulot qui lui plaisait. Est-ce qu’elle n’avait pas également pris le temps de réfléchir avant de quitter Seattle pour Forks ? Pour lui tout allait trop vite et c’était compliqué de s’imaginer redevenir mari et père en un seul claquement de doigt, quand tout ce qu’on était c’était ex-taulard. Il ne lui demandait pas non plus d’attendre encore un an, il voulait juste un peu de temps pour se faire à cette situation. « Je suis désolé si c’est pas ce que tu attendais … » Evidemment que ce n’était pas ce qu’elle attendait, il avait peut-être passé les deux dernières années en prison, il n’était pas né de la dernière lui pour autant. Il serait vraiment à la ramasse, si au contraire, il n’arrivait pas à déchiffrer la réaction d’Iris au-delà des mots qu’elle lui servait. « J’peux pas revenir vivre avec toi et prétendre que rien a changé et ça a l’air d’être c’que tout le monde attend de moi, comme si c’était facile comme bonjour. » Combien de fois il avait entendu des phrases du genre ‘t’es libre, tu dois être content’ comme si on s’attendait à ce qu’il soit vraiment complètement heureux. » Si j’ai b’soin d’aller aux toilettes, je saurais même pas par où aller et t’as été surprise que j’te parle de douche, comme si c’était bizarre que je rentre ici et prenne une douche, cet endroit ressemble pas à ‘chez moi’. » Il ne l’avait pas choisie cette maison, il n’avait rien fait dedans et il n’en connaissait pas les plans. Il ne connaissait même pas l’emplacement des toilettes, comme il l’avait souligné, ça prouvait bien qu’il n’avait jamais foutu les pieds dans cette maison avant aujourd’hui et que ça rendait quand même compliqué le fait de s’imaginer débarquer avec ses valises dans la soirée. Il avait besoin de temps alors, il avait besoin de venir ici et de revenir, pour apprendre à se familiarisé dans cette maison, pour y laisser sa trace, pour oser faire les choses sans se sentir obligé de demander l’autorisation à Iris. » Et j’ai une fille de deux ans, que j’ai jamais pu serrer dans mes bras, j’veux qu’on puisse s’habituer l’un à l’autre avant de décider m’installer ici. » Il ne voyais pas ce qu’il y avait de mal à vouloir faire les choses progressivement, est-ce qu’y avait pas une part d’Iris qui se disait que même pour elle, c’était mieux ? « Ce que je veux dire, c’est que je veux revenir, j’veux être avec toi et avec Nancy, mais j’ai besoin de faire ça progressivement et je veux pas que tu penses que ça puisse changer quelque chose entre nous. Je t’aime et deux ans et demi de prison n’ont rien changé à ça, parce que rien ne peut changer ça. » Il en était convaincu, évidemment. Ça devait bien se ressentir dans le ton de sa voix, dans la façon dont il la regardait, parce que le problème ce n’était pas qu’il ne voulait pas être à ses côtés, il voulait juste un peu de temps avant de poser définitivement ses valises ici, mais ça ne les empêchait pas de passer du temps ensemble non ?


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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Jeu 22 Fév - 0:45



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On avait toujours pu la connaître comme ça, Iris; patiente, bienveillante, douce, ces qualités qui l’avaient lancée vers une carrière d’infirmière qui lui était allée comme un gant. La blonde, elle était l’amie attentive qui s’occupait bien des gens desquels elle était proche, la compagnie qu’on aimait avoir dans les moments difficiles, et celle qui savait même bien garder la tête sur les épaules. Fallait avoir un grand sang-froid pour savoir travailler et naviguer dans un hôpital, en plein dans les urgences où les accidents se succédaient à toute allure. Alors ouais, c’était sans doute ainsi qu’on l’avait toujours connue: Iris, la blonde avec un sourire gentil, des yeux tendres, et des gestes réconfortants- celle qui avait les bons mots, celle qui savait comprendre les autres et apaiser les maux qu’ils pouvaient avoir, physiquement ou à l’intérieur. Depuis deux ans et demi, sa vie était partie en vrilles, et elle s’disait bien, la jeune femme à s’observer objectivement, qu’y’avait une bonne partie d’elle-même - un genre de candeur pleine d’espoir - qui s’était envolée. C’était l’fait d’être parent, de devenir une louve protectrice de la petite vie qu’elle avait amené dans ce monde: on pourrait facilement se contenter de cette explication-là, surtout en la voyant revivre, être tendre et généreuse à nouveau, avec sa propre fille. Mais la Castillo, elle, elle n’oublierait jamais de rajouter le fait évident qu’elle avait aussi ‘découvert la vie’, dans certains aspects auxquels elle ne se serait jamais imaginée confrontée. Parce qu’elle n’avait pas épousé un tueur, et ni Arcadio ni elle n’avaient navigué dans le monde du grand banditisme ou du meurtre: de bien des façons, ce que la jeune femme avait toujours été, avait toujours tout eu pour être parfaitement banal aux yeux des autres. Elle passait facilement inaperçue dans une foule de gens, quand elle prenait les transports en commun personne n’avait l’idée de l’emmerder parce qu’elle avait les yeux bas et qu’elle n’cherchait pas la merde, et elle n’aspirait pas à se faire connaître de qui que ce soit. Combien de gens dans les couloirs de l’hôpital à Seattle où elle était devenue infirmière, avait-elle participé à sauver, sans qu’ils ne sachent jamais son nom et ne retiennent jamais son visage? Elle avait toujours eu aussi cet élan altruiste la dirigeant vers les autres: un trait de caractère qui s’était complètement envolé chez l’Iris de vingt-sept ans, celle qui avait essuyé des menaces, des attaques diverses et variées, et des nuits à ne pas dormir, à cause de la peur, du chagrin, de la colère ou de l’impuissance. Oui, c’n’était pas si mal qu’elle ait changé de job finalement, la blonde, en arrivant à Forks- parce qu’en toute objectivité, elle doutait d’avoir encore quoique ce soit en elle qui l’ait motivée à devenir infirmière. Tous ces bons sentiments qui avaient fait d’elle une âme importante dans les couloirs là où elle avait travaillé- cette facilité à aller vers les autres, ç’avait été réduit en miettes, et ça n’reviendrait pas de sitôt. Alors non, non, à creuser et creuser encore plus profondément en elle, elle n’avait pas ‘l’air en forme’, elle n’était pas celle pour qui ‘rien ne semblait avoir changé’, elle n’était pas l’élément stable de leur couple, à Arcadio et elle, qui pouvait et pourrait encore tenir la barque de leur famille à bout de bras, comme elle le faisait jusque-là. Elle n’avait pas été en prison, ouais, elle n’avait pas été accusée à tort: mais dehors, il y avait eu des condamnations plus sévères parfois, que celle de croupir dans une cellule. Et elle aussi, elle était effrayée, paranoïaque, instable; et maintenant, même l’illusion que Forks, ce cocon dans lequel elle avait grandi depuis sa naissance, soit une ville à part défaite de tout crime, avait été réduite à néant.

Elle n’avait plus grand-chose pour prétendre, alors, qu’elle avait au moins réussi à sauver les meubles, dans tout ce qui était sa vie désormais. Si Nancy devait disparaître comme ça du jour au lendemain, elle n’s’en remettrait jamais, et plus rien n’aurait la moindre importance pour elle. Et maintenant Arcadio devait venir s’pointer devant sa porte, lui balancer des reproches et des mots d’amour tout à la fois, juste pour mieux lui faire comprendre qu’il allait repartir à nouveau, de toute manière? A quoi ça avait servi, hein? Ouais, à lui faire comprendre qu’il était là, qu’il était libre depuis un mois entier, mais que ce n’était pas ces semaines-là qui lui avaient permis de déterminer s’il voulait, pouvait - ou elle n’savait quel autre mot choisir - revenir auprès d’elle. Et peu importait, si c’était complètement illogique d’s’attendre à ce qu’il aille chercher ses valises là maintenant, et revienne les poser ce soir, dans cette même entrée, pour enfin revenir à la maison comme elle n’avait plus espéré le voir faire. Tant pis, si c’était stupide et inconsidéré et impossible à réaliser, elle n’prétendait pas être capable de réagir avec sa tête, depuis qu’il s’était présenté sur le pas de sa porte, devant ses yeux, à complètement bouleverser le cours de sa journée. Mais lui, Arcadio, il était là à lui parler, à lui faire comprendre qu’il repartirait de toute manière, qu’elle n’pouvait rien changer contre ça, qu’elle n’pouvait rien espérer, si ce n’est ‘qu’un jour’, peut-être, dans il ne savait combien d’temps, il se sente assez à l’aise, assez heureux d’être là, assez elle-ne-savait-quoi, pour vraiment vouloir revenir jusqu’à elle. Et en attendant quoi? Ils pouvaient toujours prétendre avoir quelque-chose encore, en s’donnant des rendez-vous, dont elle ne savait rien, pas même l’fait de pouvoir les imaginer romantiques, ou juste amicaux- des retrouvailles pour leur mariage, ce vrai voeu qu’ils avaient fait pour toujours, ou juste un test du jeune homme pour savoir s’il voulait vraiment revenir, si cette union en valait encore la peine, ou elle n’osait imaginer quoi d’autre. Elle avait compris, compris maintenant que c’était de sa faute, qu’elle avait son lot de tort qui avait tout ruiné, que c’était comme ça et qu’elle n’avait pas son mot à dire, parce qu’elle avait été celle à couper les ponts. Alors elle se taisait- et est-c’qu’il n’pouvait pas arrêter de remuer le couteau dans la plaie, hein? « Je sais. » la trachée toujours serrée, elle s’était encore forcée à dire ce mot sur un ton retenu, les lèvres pincées dans une expression neutre qui se voulait grimée d’un courage dont elle avait été dépourvue avec les mois. Elle n’avait pas besoin qu’il le dise de cinquante autres façons, que les choses ‘avaient changé’ - elle avait compris que c’était un reproche qu’il lui faisait, un reproche qui tombait sur ses épaules à elle, parce qu’elle n’était pas restée à Seattle pour subir la vie qu’elle avait eue là-bas, ou elle n’savait plus quoi d’autre. Ses répliques faisaient mal, même si c’n’était pas ce qu’il voulait, même si elle dramatisait ou réagissait d’la mauvaise façon; elle n’pouvait pas s’en empêcher, comme si elle était confrontée à ce cauchemar qu’elle aurait préféré ne jamais affronter. Elle n’osait même pas le regarder dans les yeux, maintenant, et c’était mieux comme ça, sans quoi, elle n’aurait pas été capable de garder son minimum de contenance. Surtout alors qu’il parlait de cette maison, et qu’elle avait été persuadée d’avoir fait de son mieux pour qu’il en fasse partie; tout d’un coup, elle se sentait ridicule, d’avoir eu autant besoin de sa présence dans ces murs, avec ces stupides photos, ces souvenirs, ce berceau débile dont elle n’avait même plus besoin mais qu’elle avait emmené jusqu’ici. Tant pis si c’était la vérité, si c’était le choix le plus raisonnable et responsable de tous; elle n’avait pas eu envie, pas eu besoin, pas eu la force d’entendre ça, comme ça. « Tu sais quoi... » et au bord de sa bouche brûla la confession qu’elle lui avait déjà faite, et qui était plus vraie qu’il n’voulait bien le croire, soi-disant parce qu’il était ‘trop abimé’ par le temps; elle n'pouvait plus continuer toute seule; elle était épuisée, triste, vide, seule comme il avait pu l’être lui, en prison, quand bien même y’avait eu des gens partout autour. « J’crois-... que j’ai besoin d’temps, aussi. De réfléchir. » en optant pour cette réplique-là, elle parvint à afficher le même choix sage dont on ne ‘savait pas ce qu’il signifiait’ - est-ce qu’elle le repoussait? Est-ce qu’elle voulait qu’il parte? Est-ce que ça coupait court à la conversation ou est-ce qu’elle voulait juste passer à autre chose et ne plus parler de ça? Elle-même ne savait pas, Iris; elle restait plantée là, c’était sa maison, après tout, elle n’avait nulle part où aller. Peut-être qu’avec plus de recul, elle pourrait comprendre, comme le hurlait sa tête avec toute sa dose de sagesse. Parce qu’après tout, là maintenant, à fleur de peau et tous sentiments dehors, elle n’savait pas comment elle pouvait croire à ses mots quand il lui disait qu’il l’aimait, que ça n’avait pas changé, alors que dix secondes plus tôt, il lui avait fait comprendre que ‘tout avait trop changé’ pour qu’ils se retrouvent vraiment. « Fais-... comme tu le sens. Je sais pas quoi te dire d’autre... » parce qu’au fond, ce qu’elle avait dit, elle, n’avait servi à rien manifestement. Et elle était juste désarmée pour le coup; elle était là, toujours aussi seule, alors que son mari dont elle avait eu tant besoin pendant ces deux dernières années, se tenait à tout juste un mètre d’elle. C’était ça, le ‘truc qui avait changé’ qui faisait le plus mal.

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Arcadio Castillo
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Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Jeu 22 Fév - 17:36

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Il aurait voulu que tout soit facile avec Iris, que tout se passe bien au moment où il reviendrait vers elle. Ça l’avait rendu assez anxieux pour qu’il repousse encore et encore le moment où enfin il viendrait frapper à sa porte. Il avait eu peur de comment les choses pourraient se dérouler et peut-être qu’il avait eu raison, à en juger la façon dont ces retrouvailles avaient pu se passer. Il aurait voulu que ce soit beau et idéal et au lieu de ça, ça frôlait quand même pas mal la catastrophe. Peut-être que c’était lui qui faisait tout de travers, qu’il ne disait pas les choses de la bonne façon et que ça rendait son discours difficile à comprendre. Cette impression d’enchainer les erreurs, elle ne l’aidait pas à se sentir plus à l’aise. Il avait surtout envie de prendre ses jambes à son cou, pour s’enfuir de là. Il n’arrivait pas à voir où était le mal dans ce qu’il disait. Il n’était après tout pas dit qu’il allait partir à l’autre bout du pays et qu’il ne reviendrait vers elle que quand il serait prêt à le faire. Il restait dans le coin et il avait la volonté de venir ici dès qu’il en aurait l’occasion. Ce n’était pas qu’il avait la volonté de se laisser une porte de sortie au cas où il réaliserait qu’en fait il était mieux célibataire et sans enfant. Est-ce que c’était à ça que ça ressemblait ce qu’il était en train de dire ? Si tel était le cas, ce n’était pas du tout le message qu’il voulait faire passer. Est-ce qu’Iris pensait qu’il était capable de voir les choses comme ça ? Il avait peut-être beaucoup changé depuis qu’il était allé en prison, mais il n’était quand même pas devenu un connard comme ça non ? Prêt à tout lâcher juste parce qu’il réalisait qu’en fait, il ne voulait pas de tout ça.

Avoir besoin de temps pour se sentir un peu plus à l’aise, dans une maison qu’il ne connaissait pas, avec son épouse qu’il n’avait pas vu depuis un an et demi et avec un enfant de deux ans dont il ne savait rien et sui ne savait rien de lui, est-ce que c’était si étrange que ça ? Dans sa conception des choses, ça semblait plutôt réaliste, il sortait de prison, ce n’était pas comme s’il avait juste passé quelques temps ailleurs pour le boulot ou quelque chose du genre. Il devait se réhabituer à la vie ‘normale’ et ça allait lui demander un peu plus de temps que quelques semaines. Au moins, le canapé de sa sœur, ça ressemblait à une bonne transition entre la cellule de prison et la maison et peut-être que ça semblait bizarre pour les autres, mais il avait l’impression d’avoir besoin de ça. Peut-être que ça semblait plus logique pour les autres, qu’un type qui sortait tout juste de prison se jette rapidement sur tout le confort qu’on pouvait lui proposer. Il ne pouvait pas savoir, tout ce qu’il pouvait dire, c’était que lui, tout ce qu’il y avait autour de lui, ça lui semblait désormais trop étrange pour qu’il puisse s’y faire comme ça en un claquement de doigt. Les dernières personnes avec qui il avait ‘vécu’ ça avait été des hommes, de criminels qui avaient voulu se débarrasser de lui, comme si le frapper lui, le tuer lui, ce serait un bon moyen de se venger de ceux qui étaient responsable de leur emprisonnement. Il avait pourtant eu encore plus qu’eux de raison qu’eux de détester les flics et toute la justice qui pouvait aller avec. Il ne savait pas comment les autres pourraient réagir à sa place et dans le fond, ça n’avait pas vraiment d’importance, il s’en fichait de avoir si les autres ex-taulards s’en sortaient mieux ou moins bien que lui. Tout ce qu’il savait c’était que lui, il avait besoin de pendre son temps pour reprendre le cours de sa vie et qu’il aurait aimé que sa femme puisse comprendre ça. De toute évidence, ce n’était pas le cas. A en juger la réaction de la blonde, elle était plus vexée qu’autre chose. Maintenant, elle avait besoin de réfléchir elle aussi. Alors peut-être que ça voulait dire qu’il ferait mieux de se barrer pour la laisser à ses réflexions. Il lui avait dit ce qu’il avait sur le cœur et elle n’avait rien à dire, comme quoi, heureusement qu’il avait sa psy elle lui renvoyait quand même un peu moins l’impression de ne pas en avoir grand-chose à faire de ce qu’il disait ou peut-être que ça prouvait juste qu’il était en train de s’enfoncer dans ce qu’il racontait. Il ne savait même plus quoi dire à présent, de toute façon, tout ce qu’il racontait devait être soit complètement ridicule soit mal compris par son interlocutrice, il ne savait plus trop. « J’ai un nouveau numéro de portable … » Qu’il déclara, hésitant, alors qu’il semblait bien que le reste de la discussion venait d’être élidée par Iris, il n’avait pas l’intention d’enfoncer le clou, si c’était pour passer pour le pauvre gars complètement égoïste ou il ne savait trop quoi. Ne pas vouloir s’installer tout de suite ici, ça ne voulait pas dire pour autant la laisser toute seule comme elle avait pu l’être pendant ces deux dernières années. Avec la frustration, il sentait bien que pourrait facilement balancer des répliques qui dépasseraient ses pensées et qui serait probablement plus vexantes que tout ce qu’il pouvait avoir dit depuis qu’il était là. Il n’était pas patient, il était sur la défensive et ça pouvait le rendre brutal parfois. Il chercha un crayon autour de lui et un crayon, une bonne distraction au milieu de tout ça. Il en trouva un et puis un papier au passage pour noter son numéro de téléphone et revenir vers la jeune femme, pour lui tendre son bout de papier. » Si tu as besoin … ou juste pour parler. » Il haussa les épaules, est-ce que ça aussi, ça allait la vexer ? Il ne savait plus trop, mais au moins, ça voulait dire qu’il était disponible, même s’il ne posait pas ses valises ici. Les deux n’étaient pas incompatibles après tout. Il n’allait pas disparaitre à nouveau juste parce qu’il avait besoin d’un peu de temps avant de décidé de s’installer dans cette maison.
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Iris Castillo
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Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Jeu 22 Fév - 21:25



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Si elle devait être honnête avec elle-même, si elle devait vraiment creuser, vraiment y penser, Iris n’pourrait qu’admettre qu’elle non plus, elle n’s’attendait pas à voir Arcadio débarquer avec ses valises, comme ça. Elle n’y était peut-être pas prête elle-même- ça, c’était des réponses qu’elle n’avait pas forcément envie d’avoir, parce que qu’est-c’que ça pourrait vouloir dire? Qu’ils étaient trop ‘ruinés’, tous les deux, pour reprendre leur histoire là où d’autres avaient décidé de l’arrêter à leur place? Qu’ils n’étaient qu’un pauvre couple endommagé par leurs épreuves? Que plus rien n’serait comme avant? Peut-être que c’était une évidence à laquelle elle n’pouvait même pas essayer d’échapper- et que le faire, n’y changerait même rien. Mais ouais, c’était ainsi qu’elle agissait, la blonde: elle n’avait pas envie de s’mettre à dresser un bilan sur tout ce qui était devenu désastreux dans sa vie, sur tout ce qui avait été marqué en elle, par ce foutu procès, l’absence de son mari dans sa vie, et toutes les choses difficiles qu’elle avait eues à vivre toute seule. D’autres appelleraient ça du déni, hein? Ce même déni qui était passé plus facilement quand elle avait déménagé à Forks, et qu’elle avait été hyper-active pour compenser: s’occuper des cartons, de l’emménagement ou même de chercher à se construire une vie, ç’avait été sécurisant. Et contrairement à ce que le brun semblait croire, lui, de son côté; elle n’avait pas quitté Seattle par aise, dans un caprice soudain, une envie d’changer d’air et tout ça, en tournant la page de leur histoire avec une facilité déconcertante. Parfois, lier ce qui était encore d’actualité et ce qui appartenait au passé, était encore bien difficile pour la jeune femme: avait-elle été idiote pour ne plus oser aller voir son époux dans cette foutue prison où il avait été censé y passer toute sa vie, sans pour autant réussir à avancer sentimentalement? Elle les méritait, l’air de rien, toutes les critiques acerbes des gens qui disaient qu’elle ‘ne savait pas ce qu’elle voulait’, que ‘ça n’avait pas de sens’ et que c’était ‘illogique’; elle était la femme mariée, avec cette alliance toujours à son doigt, mais qui vivait toute seule. Celle qui, en presque trois ans, malgré les kilomètres et le silence qu’elle avait elle-même instauré dans son histoire, n’avait jamais eu le moindre désir de divorcer. Qu’on la juge comme si elle était bipolaire, instable, incapable de savoir comment gérer sa situation: qui donc pourrait être capable de le prétendre, hein? Qui d’autre avait vécu ce qu’elle avait vécu? Malheureusement, la solitude lui avait collé à la peau, Iris, quoiqu’elle fasse, quoiqu’elle cherche et peu importait à qui elle pourrait se confier. Et le quotidien n’avait pas été de tout repos: elle avait été bien obligée d’arrêter de s’lamenter sur son sort, de n’pas tourner en rond jusqu’à devenir folle à cause d’histoires qu’elle ne pouvait pas changer. Mais peut-être bien que là maintenant, Arcadio et elle avaient enfin l’occasion de prendre leurs vies en mains; d’saisir ce que les autres leur avaient arraché pendant tant d’années. Pourquoi est-c’que ça n’marchait pas, alors? A croire que les bas qui succédaient bien trop vite aux hauts illusoires de leurs conversations depuis qu’il était arrivé, ne faisaient que prouver que c’était ‘trop tard’, que ça n’marcherait pas, que les choses avaient changé, qu’elle le veuille ou non.

Elle savait bien qu’elle s’plantait, là, avec Arcadio; elle savait qu’elle n’disait pas les choses idéales, faisaient les choses idéales- elle savait bien qu’elle n’gérait pas, contrairement à ce qu’il pourrait attendre d’elle. Pourquoi est-ce qu’elle avait tant de mal à admettre qu’elle, elle avait besoin de lui? Pourquoi est-c’qu’il ne pouvait pas le deviner? Ouais, c’était un peu comme si elle n’avait pas eu l’occasion, elle, d’aller s’asseoir sur le perron et de lâcher tout c’qu’elle avait à dire. Pourtant, ses rêves étaient morts comme ceux d’Arcadio, ses espoirs en avaient bavé comme ceux d’Arcadio, ses illusions avaient explosé en morceaux comme celles d’Arcadio. Elle aussi, elle avait manqué deux ans d’occasions de bonheur et de choses meilleures qui n’étaient jamais arrivées: elle avait compensé tant bien que mal pour Nancy, tout en étant bien consciente qu’elle n’pourrait jamais donner à sa fille, ce qu’eux deux, en tant que couple, que parents ensemble, ils auraient pu lui offrir. N’pas être à la hauteur, c’était un peu son truc, hein- la pensée qui lui collait à la peau dès le moment où elle s’était retrouvée toute seule. Elle n’pouvait pas gérer cette grossesse toute seule, pas gérer ce bébé toute seule- pas gérer une vie d’adulte toute seule: et les preuves étaient là, qu’elle s’disait, indéniables, surtout alors même que Nancy était sortie de son ventre avec une maladie qu’on ne pouvait expliquer et qu’elle aurait pour le restant de ses jours. Peut-être alors, que vu comme ça, elle n’avait pas grand-chose à offrir à Arcadio; pas d’équilibre, pas de remède miraculeux, pas de mots idéaux pour l’aider. A croire que c’n’était pas plus mal, sans doute, alors, qu’ils en restent là; que ce soit si ‘compliqué’ pour eux deux de se retrouver. Au moins, ils n’pourraient pas en rajouter une couche, en plus de tout ce qu’ils avaient déjà connu et enduré, et qui avait été assez épuisant, en soit. Alors ouais, elle n’avait rien d’autre à dire, elle n’pouvait plus argumenter, plus prétendre de trouver la réponse idéale. Et tant pis si c’n’était pas la solution la plus adaptée, elle n’pouvait s’empêcher de croire qu’être ensemble, ç’aurait été au moins saisir un bonheur qui lui manquait comme des gouttes d’eau pourraient manquer en plein milieu d’un désert aride. Tout ce qu’elle pourrait retirer de ce tête à tête avec lui, avec son mari, c’était qu’elle serait seule à nouveau ce soir, seule le lendemain matin à ouvrir ses yeux sur cette même réalité insupportable déjà depuis deux longues années et demi. Elle pourrait bien dire qu’il était sorti de prison, que ça lui faisait déjà ça en moins, ça d’changé. Et elle, hein? Iris était toujours prise dans sa prison bien personnelle, à s’sentir s’enfoncer de plus en plus profondément dans cette peine rattachée au vide qui l’entourait. Elle n’voulait plus l’entendre lui en parler, alors. Qu’Arcadio aille faire ce qu’il avait besoin de faire pour avoir sa vie au clair, si c’était comme ça, sans elle, loin d’ce foyer et de la moindre tentative de quoique ce soit qu’il en avait besoin. Parce que quand est-ce qu’il reviendrait, hein? Dans un mois encore une fois, le temps de s’remettre de ses émotions? Visiblement, le fait qu’ils fêtent leurs dix ans en couple, devait être un espoir à même de lui donner le sourire: dix ans de quoi? Tout ce à quoi elle pouvait penser, c’était qu’ils en avaient perdu deux, d’ces fameuses années, et que le centre de gravité de toute cette discussion, c’était que rien n’pourrait les recréer, les réécrire et les rendre agréables à leurs souvenirs. Qu’est-c’qu’y’avait à fêter, alors? Cette relation révolue qu’ils n’avaient même pas retrouvée, là, maintenant? Elle n’voulait pas, Iris; elle n’pouvait pas se résoudre à se sentir le coeur lourd comme du plomb comme c’était le cas, là maintenant. Quand il partit chercher un crayon un peu partout, la Castillo fut trop occupée à regarder ailleurs, essuyer inconsciemment des larmes qui n’avaient pas encore coulé sur son visage, et maintenir une certaine contenance, pour même l’aider. Il en trouva un, de toute manière, même s’il pouvait estimer qu’il n’était ‘pas chez lui’, ici. Comme s’il l’était plus sur le canapé de sa soeur. « Okay. » lâcha-t-elle donc, son attention concentrée sur le fameux bout de papier qu’il lui tendit, à se mordre la langue pour ne rien dire d’autre, et retenir la peine lovée en elle, histoire qu’elle ne l’assaillisse pas complètement au mauvais moment. Arcadio avait mieux à faire que de s’préoccuper de sa peine à elle, hein? De ce qu’elle pourrait vouloir, elle? Ou peut-être était-ce juste elle, trop fermée, hermétique, les lèvres pincées; « Merci. » l’effort de le regarder fit tomber son coeur jusque dans son ventre, parce qu’il était si lourd de non-dits, de peurs, d’inquiétudes. Ces mêmes ressentiments qui ne la feraient pas utiliser ce numéro de téléphone- la déception n’était jamais loin, et elle était bien placée pour le savoir, quoiqu’il ait pu s’imaginer, d’son côté, lui. Est-ce qu’il voulait vraiment qu’elle l’appelle, si elle avait besoin de lui? Elle avait besoin de lui là maintenant, elle l’avait exprimé, et pourtant, il partirait quand même; à croire qu’y’avait mieux à trouver, ailleurs. Peut-être bien, alors, que c’était tant mieux, hein, que ces deux dernières années lui aient au moins appris à ‘gérer les choses’ par elle-même.



Dernière édition par Iris Castillo le Ven 23 Fév - 2:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (iris), your love seems like a candle.   Jeu 22 Fév - 22:56

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iris castillo et arcadio castillo

De là où il se tenait Arcadio, ses retrouvailles avec Iris ressemblaient à un véritable fiasco, une déception qui l’amenait à penser qu’il aurait peut-être mieux fait d’attendre encore un peu avant de venir frapper à la porte de cette maison. Toutes ses angoisses étaient confirmées à présent et maintenant, tout ce qu’il pouvait faire c’était se demander s’il ne restait vraiment que ça d’eux ? Deux personnes qui n’arrivaient plus à se comprendre ? C’était triste, c’était rageant de constater à quel point le temps qu’il avait passé en prison avait tout mis sans dessus dessous. Merde, il avait eu une vie heureuse, un mariage solide, ce genre d’histoire dont il avait été persuadé que ce serait pour la vie. Ils se l’étaient promis dans leurs vœux le jour de leur mariage et ça avait été beau et sincère. Ils auraient dû pouvoir être ensemble pour le reste de leur vie. Ils auraient dû avoir des enfants, des petits enfants et une vie simple remplie de joie. Il n’avait rien fait pour mérité de se faire emprisonné et eux deux, Iris et lui, ils n’avaient été que des gens normaux, vivant leur quotidien sans faire de bruit, sans se faire remarquer et du jour au lendemain on avait commencé à s’en prendre à eux et à piétiner lâchement le bonheur qu’ils avaient eu ensemble. Ce n’était pas juste, d’autant plus que ce n’était pas comme si maintenant, une âme bienveillante allait sortir de nulle part pour les aider à recoller les morceaux. Non, tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était se démerder avec ce qu’ils avaient et ce qu’ils avaient, c’était de toute évidence, plus de problèmes qu’il n’aurait pu l’imaginer. Ce n’était pas une histoire de sentiments, il savait très bien qu’il l’aimait Iris et il avait été sincère quand il avait dit que rien ne pourrait jamais changer ça. Mais ils ne voyaient plus les choses sous le même angle, apparemment.

Est-ce qu’ils ne pouvaient pas le réapprendre ça ? Il avait bien l’impression Arcadio qu’ils avaient besoin d’un peu de distance, un peu de temps en gardant des moments pour se voir, pour qu’ils puissent apprendre à se connaitre à nouveau, parce que même si c’était cruel comme vérité, il semblait bien qu’ils avaient tous les deux beaucoup changés. C’était peut-être normal après tout ce temps, après tout ce par quoi ils avaient dû passer tous les deux ces dernières années. Mais, c’était surtout frustrant, de se dire que tout ça n’était pas de leur faute, qu’ils n’avaient rien cherché et rien mérité et qu’ils ne pouvaient pas juste blâmer leurs propres erreurs  dans toute cette histoire. Ils avaient tous les deux été victimes d’un piège parfaitement bien ficelé qui avait visé à le faire tomber lui, uniquement parce qu’il s’était donné la peine de bien faire son job. Au moins, il avait bien retenu la leçon de ce côté-là. Son job, il ne le faisait pas très bien ces derniers temps et il n’arrivait même pas à culpabiliser pour ça. Il devrait y être au boulot, au lieu d’être là et comme il avait décidé de prendre son temps, il avait mit son téléphone sur silencieux, si bien que si on avait essayé de le joindre ces dernières minutes, il n’en savait rien et il s’en foutait complètement. Ce n’était pas une conscience professionnelle alors qui le poussa à soudainement se rappeler qu’il devrait être au boulot, c’était juste l’impression qu’il ne pouvait pas rester ici. Il n’était déjà pas très à l’aise à la base dans cette maison qu’il ne connaissait pas, dans cet univers auquel il fallait qu’il se réadapte, qu’Iris veuille bien l’admettre ou non ça demandait quand même un peu de temps avant de pouvoir vivre dans une maison qui n’était pas la sienne, mais en plus, au fur et à mesure des minutes qui s’égrainaient, c’était encore pire. Si elle voulait vraiment qu’il reste, elle s’y prenait mal, avec ses réponses courtes et impersonnelles. Dans le fond, elle disait qu’elle avait besoin de lui, qu’il soit là avec elle, parce qu’elle n’y arrivait pas toute seule, mais au-delà de ça, qu’est-ce qu’elle avait dit de vraiment personnel depuis qu’il était là ? Il avait l’impression qu’elle était fermée, hermétique et pourtant il n’avait pas franchement monopolisé la conversation, mais au moins, il avait dit ce qu’il pensait, ce qu’il ressentait, il n’avait pas raconté sa vie en large et en travers, pourtant ça semblait plus simple de le faire avec elle qu’avec sa psy, mais bon, il avait parlé. Elle avait parlé du berceau à la limite. Il avait cru que c’était lui qui mettrait de la distance entre eux, c’était ce qu’il avait fait et maintenant, il avait surtout l’impression que les rôles étaient inversés. Elle voulait qu’il reste, qu’il soit là pour lui, mais la démonstration était un peu limitée quand même. Elle avait besoin de temps pour réfléchir qu’elle disait maintenant, alors, puisqu’elle avait son numéro, elle n’avait qu’à s’en servir au besoin. Peut-être bien que les messages ou l’absence de message serait déjà un indice pour lui pour voir à quel point elle pouvait avoir besoin de lui. Dans le fond, ça faisait bien un an et demi qu’elle n’avait plus besoin de lui non ? L’amertume revenait au galop à la moindre contrariété, alors finalement, retrouver tous ces abrutis du commissariat n’était pas une mauvaise idée. » Okay … » Il hésita un moment avant de faire quelques pas en arrière, ça faisait mal au cœur de partir comme ça, mais bon, il n’avait pas l’impression d’avoir beaucoup le choix. « Je suis censé être au boulot … Je ferais peut-être mieux d’y aller. » Il n’avait pas tant que ça envie de se faire virer, même s’il n’était pas le meilleur employé de l’année. Il n’aimait pas son job, mais bon, c’était mieux que de ne pas en avoir. « On se voit plus tard … Appelle moi. » Ou qu’elle lui envoie un message, ou n’importe quoi. En attendant, il quitta la maison et cette fois sans s’arrêter sous le porche. Le boulot c’était une bonne excuse, même si clairement, il allait être encore moins motivé que d’habitude là, probablement trop occupé à fixé son téléphone, en attendant un signe que tout n’était pas complètement perdu.
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