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 (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?

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Arcadio Castillo
shooting the moon
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Pseudo : sweet poison (anaïs).
Id Card : bob morley.
Points : 1168

Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
Address : il squatte sur le canapé de sa frangine.
satellite heart

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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mer 28 Fév - 0:23

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

Deux ans et demi, c’était tellement long qu’Arcadio il avait fini par perdre le compte des jours. S’il n’y avait eu personne pour lui rappeler la date régulièrement, il n’aurait jamais su quand est-ce que tombait son anniversaire ou celui d’Iris ou même celui de sa fille, ou Noël et toutes les grandes dates si importantes dans le calendrier. Dans le fond, peut-être que ça aurait été mieux, au moins, ça lui aurait évité de se sentir encore plus malheureux à ces dates, conscient qu’enfermé au fond de sa cellule, il manquait encore une occasion de manquer ça. Ça avait été frustrant d’être là, enfermé à ne pas pouvoir être auprès des siens dans ces moments pourtant si importants et tout ça pourquoi ? Pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, parce qu’il s’était approché trop prêt du vrai coupable et que ce dernier s’était arrangé pour l’envoyer en prison à sa place, histoire de sauver sa peau. Il avait su que quelqu’un dans la police était lié de près à ce meurtre, il n’avait pas encore su ni qui ni pourquoi et il avait commis la terrible erreur d’en parler avec ses supérieurs avant d’avoir la preuve irréfutable qu’il tenait son coupable. Il avait perdu une grande partie de sa vie de façon totalement injuste, parce qu’il avait été assez consciencieux pour faire correctement son job et dire que quelques mois plus tard, il avait été censé se prendre un congé paternité – tant pis s’il n’était pas payé – pour pouvoir passé du temps avec sa femme et leur fille. Il avait voulu être là pour s’occuper d’elles, au moins quelques temps. Il avait tout parfaitement planifié, à part le fait de se retrouver en prison de toute évidence. Au lieu de se retrouver tranquillement auprès de sa famille à pouvoir profiter du bonheur qu’ils auraient dû avoir tous les trois, il avait été en prison, pendant deux et demi, ça aurait pu être pire, mais c’était déjà trop long.

C’était sa vie qu’il aurait dû passer derrière les barreaux, alors, comme on n’arrêtait pas de lui dire, fallait qu’il en profite maintenant. Ça semblait tellement facile quand il entendait les autres lui dire ça, alors qu’en réalité, c’était un véritable parcours du combattant. Au moins, Iris, elle ne lui avait pas dit de trucs pareils avec ce ton dans la voix qui donnait l’impression que d’ici deux jours tout irait mieux pour lui en sous-entendant au passage que s’il n’y arrivait pas c’était qu’il était un gros débile. Elle au moins, elle le comprenait, parce qu’elle avait connu plus ou moins la même chose, alors elle savait que ce n’était pas aussi simple que ça. Ils savaient tous les deux, que ce n’était pas parce qu’ils avaient enfin réussi à se comporter comme le couple marié qu’ils étaient que tout allait mieux et que le passé n’existait pas. Le passé était toujours là, au-dessus d’eux, terrifiant et menaçant, mais l’avantage au moins, c’était qu’ils pouvaient l’affronter ensemble. Peut-être que retrouver la joie, l’optimisme, le fait de pouvoir plaisanter d’un rien, loin de l’humour noir qui l’avait pas mal définit ces derniers temps, c’était un premier pas en avant, qu’il réussissait à faire avec Iris et avec personne d’autre, alors finalement, peut-être qu’il allait se mettre à aimer les chemises. « Si tu veux. Je suis sûr qu’un bon massage régulièrement à ce niveau là, c’est encore plus efficace qu’un soutien-gorge pour avoir une belle poitrine. » Il ne savait pas franchement ce qu’il racontait en vérité, il n’était pas un expert en poitrine, ni en massage, mais bon, si elle en avait besoin Iris, elle pouvait toujours demander à son mari, qui se ferait un plaisir de s’en occuper évidemment. Au moins, quand, quand il serait un peu plus à l’aise, il n’était pas sûr de pouvoir lui toucher les seins l’air de rien comme ça ce soir. Peut-être que ce serait le meilleur moyen de briser les dernières frontières entre eux cela-dit. Il n’empêche que pour l’instant, il n’avait pas esquissé – et n’avait pas l’intention de le faire – le moindre geste pour se mettre à la peloter. « Ouais, j’aime … » Qu’il lui répondit, presque béat alors qu’il observait sa jambe qu’elle avait dressée. Elle était sexy, et peut-être que ce qu’elle portait renforçait quand même cet aspect de la jeune femme. « C’est ce qu’il faut, si tu te plais à toi-même, t’es sûre de me plaire à moi. » Lui, il l’aimait quoi qu’elle porte sur le dos, ça avait toujours été vrai, ça l’était encore aujourd’hui, même s’ils n’avaient pas passé beaucoup de temps ensemble. Il la trouvait encore plus belle quand elle était heureuse, alors si elle était satisfaite d’elle-même ça jouait, évidemment. Du coup, il préférait forcément les larmes de bonheur aux larmes de tristesse et là malheureusement, après tout ce qui s’était passé ce soir, il se doutait bien que ce n’était pas la joie qui l’avait faite pleurer. « Ouais, je me souviens. Je peux accepter les larmes de bonheur du coup. » Il acceptait tout dans le fond, mais il préférait vraiment qu’elle pleure de joie. Il voulait qu’elle soit heureuse, c’était ce qu’il avait toujours voulu et maintenant qu’il était de retour à ses côtés, ils devraient bien réussir à obtenir ça, tous les deux. « Okay. » Si elle voulait aller arranger son maquillage, il n’allait pas l’en empêcher. « Je suis tellement vexé que je compte sur toi pour te rattrapé du coup. » Il était tellement vexé que ça pouvait se lire dans le ton de sa voix et dans le sourire qu’il avait sur les lèvres. Il n’allait certainement pas râler parce qu’elle n’avait pas pris le temps de cuisiner elle-même. En plus après le temps qu’il avait passé en prison, il n’était pas difficile à nourrir. A sa question, il ne pu s’empêcher de rigoler, c’était vraiment toute une histoire cette chemise qu’il portait. « Ça a l’air de vraiment te tenir à cœur, alors je veux bien que tu t’en occupes. » Au moins comme ça, il ne pourrait pas l’accuser injustement de ruiner ses chemises. Même si en réalité, il aurait pu survivre toute cette soirée avec une légère tâche sur sa chemise. Enfin, peut-être que c’était aussi de l’accompagner en haut et il lui avait dit la dernière fois, ne pas connaitre la maison, ça ne le mettait pas très à l’aise, alors c’était peut-être l’occasion d’en faire un peu le tour.


 

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you're someone to light the way for us.
Turn my head, Break my heart with mercy. Just move my feet, Move my hands, grow so gently. Mmm for love is still in me, We’ll hunger and we’ll bleed. The rising from the dust, We’ve seen how this is ours. ‘Cause you’re someone, You’re someone I can trust.
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Voir le profil de l'utilisateur http://doneallwrong.forumactif.com/t242-arcadio-say-you-ll-come-and-set-me-free http://doneallwrong.forumactif.com/t278-arcadio-everything-is-upside-down
Iris Castillo
shooting the moon
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Pseudo : MARY-W. + marie.
Id Card : eliza taylor (@sweet poison).
Points : 1258
Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mer 28 Fév - 2:30



loving can heal
iris castillo & arcadio castillo
i lost myself again, but i remember you. our love is six feet under; i can't help but wonder. if our grave was watered by rain, would roses bloom? could roses bloom again? retrace my lips, erase your touch, it's all too much for me. blow away like smoke in the air. (@tumblr)

L’air de rien, elle aimait tout ce qu’elle avait réussi à obtenir malgré les circonstances, Iris. Elle était fière d’avoir réussi à tenir bon comme elle l’avait fait, d’avoir su protéger sa fille, lui donner un toit sous lequel vivre, et quelques parcelles de bonheur bien loin de tout ce qui avait pu arriver à Seattle. Si cette histoire avait dû arriver différemment, si Arcadio avait dû être mis en cause dans cette histoire de meurtre sans être condamné, la blonde aurait quand même, déjà, été capable de désirer qu’ils quittent cette ville, malgré tout. Ç’avait été son envie dès le début, même alors qu’elle avait bien su à l’époque déjà qu'elle devait rester auprès de son mari, le soutenir, l’aider. Si les choses avaient pu être simples, elle aurait bien eu envie d’décider de déménager, et réussir ainsi à obtenir un transfert pour Arcadio dans une autre prison: quitte à ce que le monde soit terriblement injuste avec eux, il aurait pu au moins leur octroyer ça. Mais c’n’était pas ainsi que ça fonctionnait- elle l’avait appris, hein, la blonde, à force de s’faire pousser la tête sous l’eau par des désillusions, à chaque fois qu’elle avait osé espérer quelque-chose. Alors ouais, quels que soient les reproches qu’on pouvait lui faire - ceux que son mari pouvait lui faire - elle voulait bien qu’on reconnaisse qu’elle avait galéré, quand même, Iris. Qu’elle avait dû lutter avec le chagrin et les faux espoir, la gifle de réalité que ç’avait été, la condamnation d’Arcadio- le mot pepétuité qui avait résonné en elle et brisé son coeur et ruiné toute sa foi en l’avenir. Dans toute cette situation-là, ç’avait été si difficile pour elle de retourner travailler; d’garder un brin de contenance après tout ça. Elle s’était sentie épiée, jugée, scrutée, analysée à chaque jour qu’elle avait passé là-bas, toute seule. Seattle était devenue insoutenable, et quelque-part, elle s’était convaincue, la jeune femme, qu’elle l’aurait été même si ça n’avait été qu’une "petite histoire" où Arcadio aurait vite été mis hors de cause. Forks, alors, elle avait fini par arriver à la conclusion que c’était un bon endroit, pour échapper à tout ça: ici, les gens se focalisaient plus facilement sur leur propre vie, leur monde à eux- et la plupart de ceux qu’elle avait revus depuis son retour dans sa ville natale, avaient été des gens qu’elle avait connus dans sa jeunesse. Des voisins, des amis, des amis d’ses parents, des visages qui avaient fait partie de son paysage, et n’avaient fait que lui souhaiter le meilleur: en comparaison de ce qu’elle avait connu sur la fin à Seattle, tout avait été différent et revigorant. Motivant, presque, même. Si elle avait dû rester à Seattle, quelque-chose lui disait qu’aujourd’hui, elle serait au fond du trou, encore persécutée, encore harcelée- et plus paranoïaque et distante et renfermée qu’elle ne l’était déjà. Comment est-c’que ç’aurait été supportable, hein? Et quel genre de mère est-c’qu’elle aurait été, pour Nancy, dans ce scénario-là? Alors oui, dans la balance de ses choix, elle en avait fait des mauvais- des qu’elle regrettait elle-même, parce qu’elle n’avait pu faire autrement, quand bien même elle aurait bien eu envie (et le droit, comme le lui prouvait aujourd’hui la libération d’Arcadio) d’emmener son mari avec elle, pour ne jamais avoir à le perdre. Pour n’jamais s’sentir avoir à choisir, à s’forcer à faire des pas en arrière qu’elle n’avait pas eu envie de faire.

Peut-être, se disait-elle encore, elle allait devoir en parler, s’expliquer mieux- exprimer à chaud les sentiments qu’elle portait encore vis à vis de cette situation dans laquelle ils avaient été à l’époque, et les choix qui en avaient découlé. Comment décrire le manque de courage, la peur, et le chagrin qui s’étaient mélangés en elle dans un genre de déni, qui avait fini par la faire renoncer à lui donner le moindre signe avant-coureur de son départ? Comment justifier qu’elle n’ait jamais eu la foi ou la décence de lui dire quoique ce soit? Comment exprimer le regret qui lui avait collé à la peau, même deux ans plus tard? Ils avaient beau plaisanter, se taquiner, y’avait toute une tonne de non-dits encore - de son côté à elle, des choses qu’elle avait passé tellement de temps à ravaler en elle qu’elle n’avait jamais réfléchi à comment les exprimer à voix haute, à qui que ce soit. Pourtant, Arcadio serait bien celui qui le mériterait; mais était-ce le bon moment, la bonne occasion? Tout pour se sauver la mise, hein? Iris, elle voulait bien encore continuer à sauvegarder une part de déni en elle-même, vis à vis de tout le panel d’émotions qui l’avait déchirée pendant ces deux ans et demi. Elle aurait dû être heureuse de devenir maman, elle aurait dû être une jeune femme qui fondait une famille totalement normale avec l’homme qu’elle aimait. Et tous ces bonheurs étaient devenus cendres autour d’elle, circontances qui lui tombaient sur la tronche sans qu’elle n’arrive à en ressentir la moindre joie: la naissance de Nancy, les jours qui avaient suivi, rentrer à la maison et ces premières semaines durant lesquelles elle n’avait pas travaillé et avait passé son temps à s’occuper de sa fille. Tout ça, ça n’avait fait que lui rappeler l’absence de la personne qui aurait voulu partager tous ces bonheurs avec elle. Ça n’avait fait que lui rappeler qu’elle était seule, et qu’elle le serait jusqu’au bout du tunnel- pour toute sa vie, quels que soient les hauts et les bas, les bonnes ou les mauvaises nouvelles, les réussites ou les échecs. Et c’était si dur à comprendre, si dur à intégrer- peut-être ne l’avait-elle jamais vraiment fait, et que c’était pour ça qu’elle avait tant envie, tant besoin qu’il revienne. Entre abattement et tristesse, c’était tant l’bordel dans sa tête, que la blonde elle-même ne savait plus, parfois. A croire qu’il allait falloir qu’elle pleure encore un certain nombres de fois, avant d’se révéler complètement, même à elle-même. « T’as beaucoup réfléchi à ça, la ‘science des massages des seins’? » rigoler était déjà un progrès, vraiment. Malgré ce qu’on pouvait croire, alors que Forks avait pu la rendre si heureuse quand elle avait été jeune, et que c’était réconfortant d’être cachée dans un petit coin de monde, elle ne s’était pas octroyée de vraie part de bonheur depuis qu’elle était revenue. Vivre, ç’avait été s’occuper de Nancy, travailler, s’occuper de Nancy encore et toujours, et la faire passer avant n’importe quoi d’autre. Alors oui, ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus mis de robe aussi belle, qu’elle n’avait plus pris autant de temps sous la douche, et qu’elle n’s’était plus posée autant de questions sur les fringues qu’elle pourrait choisir: et aussi ridicule cela pouvait-il paraître avec du recul, ça lui avait fait du bien, à Iris. Et sans Arcadio, elle n’aurait jamais eu ces envies, revenant jusqu’à elle- alors oui, elle voulait que ça lui plaise également, elle était ravie de ses mots, au point d’en sourire jusqu’aux oreilles. « Hm, je sais que se plaire à soi-même tout ça, c’est important... Mais je préfère quand même te plaire à toi. » ou alors c’était aussi simple que ça: aucun des compliments qu’elle n’pourrait se faire à elle-même, n’égalait les effet que ceux de son mari avaient. C’était comme ça, hein? Elle doutait plus facilement d’elle-même qu’elle n’était narcissique ou persuadée d’être une reine de beauté- alors les mots d’Arcadio, c’était tout ce qui fonctionnait. Malheureusement, il ne la complimenterait pas sur ses dons de cuisine, ce soir, si bien que la blonde esquissa une moue triste, à l’entendre être si vexé. « Si j’te dis que j’ai pris des nachos, j’me rattrape un peu? » c’était mexicain, comme tout ce qui avait dû lui manquer en prison; et puis si elle se souvenait bien, ç’avait forcément été quelque-chose que sa mère avait cuisiné, peut-être quelques fois à son anniversaire, déjà. Et le repas d’anniversaire d’Arcadio, ç’avait toujours été important. Au pire, s’il devait vraiment être consolé, elle avait d’autres arguments, plus explicites, ou plus triviaux, comme cette histoire de chemise; « J’m’en voudrais que t’aies à me reprocher d’avoir ruiné ta seule chemise. » même si elle en avait trouvé dans les affaires qu’elle avait emmenées: aussi vain que ç’avait pu paraître, elle, elle avait eu besoin d’en prendre, histoire de combler ce côté du placard, qu’il soit là, encore un peu, plutôt qu’un vide total. C’était un peu comme les photos un peu partout- il était là, plutôt que les images d’une vie sans lui- même s’il était évident un peu partout, qu’il n’existait clairement aucun cliché de lui et Nancy ensemble. En l’attrapant par la main, alors, Iris entraina quand même Arcadio à se lever- excitée, l’air de rien, de pouvoir l’emmener avec elle. Parce que cette maison, ouais, quelque-part, c’était la sienne- une victoire qu’elle avait réussi à arracher dans un temps bien sombre de sa vie, son petit monde qu’elle avait consolidé et créé, pour protéger Nancy et pour protéger le souvenir de sa famille. Il en faisait partie, cela dit, assez pour que cette maison puisse devenir la sienne. Quand il le voudrait. « J’vais te faire visiter. » parce que jusque-là, l’air de rien, leurs retrouvailles n’avaient pas été assez évidentes pour qu’elle pense à ça. Maintenant qu’elle l’entrainait vers les escaliers et commençait à grimper les marches sans lâcher la main du brun, elle s’demandait si se concentrer sur ça plutôt que sur les reproches, toutes ces semaines plus tôt, n’auraient pas pu faire avancer les choses plus vite. Enfin, ils avaient appris à la dure, qu’ils n’pouvaient pas réécrire l’histoire, de toute façon.
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Arcadio Castillo
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mer 28 Fév - 12:52

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Ils avaient déjà perdu trop de temps, Iris et lui, alors même qu’ils avaient été séparés pendant deux longues années pour un crime qu’il n’avait pas commis. Peut-être que ça avait été idiot de sa part alors, qu’attendre plusieurs semaines avant de revenir. Il était passé devant cette maison un certain nombre de fois depuis son retour, à observer de loin des murs à travers lesquels il ne pouvait pas savoir ce qui se passait. Il avait été hésitant, rempli de doutes, de questions de craintes et d’une lâcheté qui l’avait poussé à toujours repartir sans avoir osé frapper à la porte de la maison d’Iris. Il avait fuit, comme si c’était devenue une spécialité chez lui. Ça lui avait toujours semblé plus simple que d’affronter la réalité en face, comme si celle là risquait fortement de le décevoir. C’était l’humeur dans laquelle les deux ans et demi qu’il avait passé derrière les barreaux l’avait mis. Il avait été déçu par la vie, par ce qu’on lui avait fait porter sur les épaules, comme ça, injustement, sans qu’il n’ait rien fait pour mériter tout ça. Ça avait été tellement dégueulasse, qu’à sa sortie de prison, il s’était demandé pourquoi est-ce que la vie déciderait d’être soudainement plus clémente avec lui hein ? Il avait été pessimiste comme ça et ça ne l’avait pas aidé à prendre les bonnes décisions, ça ne l’avait pas aidé non plus à bien réagir quand il avait été en face d’Iris pour la première fois, comme s’il avait été convaincu que de toute façon, le bonheur serait vraiment quelque chose de compliqué à atteindre, pour un type comme lui qui avait lâché prise depuis un moment maintenant. Il semblait que la dépression avait été le diagnostique évident à lui coller dessus et ce qu’il comprenait des discours de la psy, c’était surtout qu’il avait besoin d’antidépresseur, ce qu’il avait refusé, persuadé qu’une fois qu’on tombait là-dedans, c’était un traitement pour la vie et que tant qu’il ne prendrait pas ça, il n’aurait aucune chance de s’en sortir. Au moins, ce soir, malgré les disputes, les cris et les larmes, il n’était plus aussi sûr de tout ça.

Retrouver la vie qu’il avait eu avec Iris, cette vie dans laquelle il avait vraiment été comblé de bonheur, dans laquelle il avait eu des rêves et plein d’espoir, c’était sans doute la meilleure solution pour soigner toutes les peines qu’il pouvait encore ressentir au fond de son cœur. Ce n’était pas facile de se remettre à croire en tout ça, alors même qu’il avait abandonné depuis bien longtemps quand il avait été au fond de sa cellule, persuadé qu’il n’en sortirait jamais. Son premier réflexe, ça avait été d’être dans la défensive, dans l’attaque même et ça n’avait pas aidé les choses avec Iris, mais maintenant que les tensions étaient apaisées, qu’il réussissait à plaisanter et à rire sincèrement, il avait déjà l’impression qu’une partie de la pression était redescendue et que les choses s’annonçaient plus évidentes que ce qu’il avait pu imaginer, quelques temps plus tôt, quand il avait erré devant cette maison comme un pauvre malheureux, sans savoir quoi faire. « Pas celle des seins en général, juste des tiens. » Depuis dix ans maintenant, y avait bien plus que les seins d’Iris qui contaient à ses yeux, son corps tout entier, toute la personne qu’elle était. Il devait bien admettre qu’il avait eu quelques fantasmes au fond de sa cellule et ça avait toujours été Iris qui était venue se faire une place au sein de ses pensées. « T’as pas de soucis à te faire, tu me plais toujours, peu importe ce que tu portes. » Elle était la femme de sa vie, celle qu’il avait épousée, celle avec qui il avait fondé une famille, celle avec laquelle il s’était toujours imaginé vieillir. Des rêves qu’on lui avait arraché quand il avait été en prison, mais qui reprenaient leur place au fond de son crane maintenant qu’il était libre. Il n’était pas allé se taper la première femme qu’il avait croisé quand on l’avait libéré, pour se remettre en selle ou juste parce qu’il avait été trop désespéré que son épouse n’ait pas été là pour lui. Y avait toujours qu’elle dans sa vie et ce n’était pas prêt de changer. « Ouais, ça aide pas mal déjà. Ils seront forcément moins bons que ceux de ma mère. » Il avait toujours eu ce côté ‘fils à maman’ qui ne le quittait pas, même alors qu’elle ne voulait plus lui adresser la parole. Une pensée qui lui arracha une légère grimace pensive, face à laquelle il soupira avant de fermer les yeux quelques secondes, histoire de chasser ça, c’était pas le moment de gâcher le moment avec tout ça, alors il récupéra son sourire en rouvrant les yeux sur Iris. « J’peux comprendre ça, c’est dur comme accusation. » Pire que d’être accusé d’un meurtre qu’on n’avait pas commis. Si l’idée avait été là dans un coin de sa tête, il la retint, persuadé que c’était quand même un peu trop tôt pour commencer à parler de ça. Il préféra prendre la main de la blonde pour se relever, il n’allait pas dire non à la visite. « Okay. » Qu’il répondit alors en la suivant dans les escaliers, sa main toujours dans la sienne. Ça faisait forcément un peu bizarre d’être dans une maison qu’il ne connaissait absolument pas. Il se souvenait de Seattle, des maisons qu’ils avaient visitées avant d’en choisir une. Il se souvenait du déménagement, de cette impression, à chaque meuble installé, d’être enfin chez soi, forcément, c’était différent ici, mais tant que y avait Iris et Nancy, y avait aucune raison pour qu’il n’arrive pas à s’y faire, à cette maison.



 

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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mer 28 Fév - 18:05



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Ces dernières semaines, Iris n’avait pu s’empêcher de les passer à réfléchir, à cogiter dans tous les sens et à se poser des questions. Elle aurait bien eu envie de décrocher son téléphone pour joindre à nouveau l’avocat de son mari, de lui gueuler à la tronche comme elle n’avait jamais osé le faire, histoire d’enfin se libérer de ça – au moins. Ça lui aurait donné quelqu’un à blâmer, maintenant que ces deux longues années de peine étaient arrivées à leur fin, et ça lui aurait aussi permis de balancer sa rage sur quelqu’un, quand elle repensait au fait qu’à quelques centaines de kilomètres de Forks, s’était joué le destin de son mari, sans qu’elle n’en ait la moindre idée. Alors ouais, les partisans du moindre effort pourraient dire qu’elle n’avait qu’à avoir été là pour recevoir le courrier envoyé par son avocat – elle, elle s’accrochait à croire qu’il aurait dû, peut-être, au moins essayé d’faire mieux que juste lui envoyer une minable lettre pour l’informer que soudainement, la justice avait décidé d’un peu s’remettre en question. Mais tout le système judiciaire avait bien du mal à l’admettre, ça, hein ? Pendant combien d’temps, au juste, l’affaire d’Arcadio avait fait la une des journaux quand tout le monde l’avait épinglé comme un coupable, hein ? Et là, quoi ? Elle avait bien assez vite essayé de retrouver un maximum des journaux qu’elle avait tenté d’ignorer depuis quelques mois maintenant, à la recherche de quelque-chose parlant, à Seattle, de la revue du procès d’Arcadio Castillo, le flic injustement condamné et pointé du doigt par tout un pays, quelques années plus tôt. Bizarrement, ce retournement de situation avait fait coulé beaucoup moins d’encre que quand le jeune homme avait été le coupable idéal, et que les preuves avaient soi-disant été indéniables contre lui. Oui, la blonde se souvenait encore aujourd’hui de tous les mots pleins d’assurance qu’on avait pu employer en parlant de la culpabilité de l’homme qu’elle aimait : il y avait eu des preuves matérielles et indiscutables contre Arcadio, des éléments et des témoignages forts et indiscutables. Tant d’assurances, martelées avec la même force que l’avenir qu’on leur avait fait tomber sur la tête : perpétuité, parce qu’ils étaient tous sûrs, juges et jurés, de la décision qu’ils avaient prise. Et est-ce qu’on les mettrait, eux, un jour prochain, sur le banc des accusés pour avoir fait perdre deux ans de sa vie à un homme innocent ? C’n’était pas comme ça que le ‘système’ marchait ; et avec toute sa colère refoulée depuis si longtemps, Iris préférait rester à Forks, et essayer de s’concentrer sur ce qui était important. Elle n’avait plus jamais envie d’avoir affaire à un avocat, d’entendre leurs paroles pompeuses, chargées de compromis, lâchées dans un ton en demi-teinte, avec une politesse qui ne rassurait et ne consolait personne. Elle n’avait plus envie d’avoir à se souvenir de comment toute la machine judiciaire pouvait fonctionner, comment il fallait se comporter dans une salle d’audience, comment il fallait s’adapter à des heures et des heures de procès assommant. Dans son futur idéal, la jeune femme se voyait loin, le plus loin possible de ce ‘système qui, vraisemblablement, lui avait plus bouffé trois ans de vie, que deux, vraiment. L’enquête avait été longue et menée à charge, et le procès avait été la pire épreuve qui soit. Et ces heures de stress, ces rendez-vous chez le médecin où on lui faisait comprendre qu’elle devait se détendre pour le bien-être de son bébé, la culpabilité et l’impuissance, ce mix de sentiments provoquant des insomnies, des crises de colère et de larmes- qui est-c’qui allait, un jour, compenser tout ça, hein ?

Elle voulait passer à autre chose, la Castillo – volontiers, même – mais par orgueil et pour toutes les choses horribles qu’elle avait subies, essuyées et surmontées, toutes les lettres dégueulasses qu’elle avait eues à lire, tous les noms d’oiseau qu’elle avait eus à effacer de la porte de son garage ou d’la porte d’entrée de sa maison, elle aurait bien envie que quelqu’un, un jour, s’pointe devant sa porte pour lui présenter des excuses. Ouais, rien d’autre que des excuses, l’admission qu’ils s’étaient plantées, qu’ils avaient été en faute, et qu’ils le reconnaissaient : mais c’était trop demander, hein ? Bien sûr que c’était trop demander : même elle, une jeune fille blonde, bien blanche, bien ‘américaine’ avec certains privilèges, savait que c’était un espoir vain. Ouais, fondamentalement, tout ce qui leur restait à Arcadio et elle, c’était de s’dire qu’ils étaient réunis, et que forcément ça devait les rendre heureux et tout faire rentrer dans l’ordre. Y’avait alors bien des chances qu’une bonne quantité de la rancœur et de la hargne qu’Iris éprouvait encore, était surtout vouée à ce système qui n’en avait cure, de savoir s’ils s’en sortiraient vraiment, à cause de tous ceux qui les avaient si activement torpillés et mis au sol. Peut-être alors, que la seule chose à retenir, c’était qu’Arcadio était là, qu’il était sorti de prison, et qu’il y avait bel et bien en elle, du bonheur et des espoirs qui avaient surgi à nouveau, en le voyant devant sa porte. Le monde n’lui donnerait rien d’autre – il n’leur donnerait rien d’autre. Le reste, hein, c’était à eux de le construire, non ? Et maintenant qu’ils n’avaient plus pu tenir plus longtemps, maintenant qu’ils s’étaient bien crié dessus, qu’ils s’étaient bien énervé, la jeune femme n’pouvait savoir que ce qui restait, de tout ça. Elle voulait qu’il reste dans sa vie, Arcadio. Elle n’voulait certainement pas baisser les bras face à l’adversité, divorcer ou perdre espoir. Ils étaient Iris et Arcadio et à une époque, ils avaient bien cru qu’il n’y avait rien qu’ils n’pourraient pas faire, aucun rêve qu’ils n’pourraient pas atteindre, tant qu’ils étaient tous les deux. « T’as raison, je préfère quand j’ai l’exclusivité de tes savoirs. » et même si ça ressemblait presque à de l’humour bien cru que personne n’pourrait leur envier, la jeune femme, elle, préférait retenir l’effet que tout ça lui faisait, surtout. De savoir qu’Arcadio avait pensé à elle comme ça depuis qu’ils avaient repris contact, et peut-être même en prison : ils n’avaient pas toujours été juste les deux pauvres amoureux maltraités par la vie, ceux qui devaient forcément penser à l’autre avec un genre de mélancolie triste dans le cœur. Iris, elle avait encore du désir et de l’envie pour l’homme qu’elle aimait – et même s’ils pouvaient sembler échanger des blagues de beaufs, elle, si elle souriait, c’était à l’idée d’encore le charmer, encore lui faire de l’effet et habiter ses désirs et ses fantasmes. C’était ça aussi, le mariage, l’amour, hein ? Le sexe en faisait partie, forcément – assez pour que ce soit important pour elle-même, que la blonde soit restée fidèle à Arcadio, même au bout de deux ans, même alors que tout le monde autour d’elle lui avait fait comprendre que son mari serait en prison pour toujours. « Et quand j’porte rien ? » se retrouva-t-elle donc à le provoquer un peu, un pincement de lippe au coin de la bouche, un papillonnement d’yeux un peu charmeur. Après tout, subir une grossesse et les effets qui suivaient, c’n’était pas bien plaisant pour une femme tout court : elle, en tant que femme seule et désemparée, elle avait dû vraiment se faire bataille pour accomplir le moindre effort. Elle estimait avoir limité les dégâts, c’était déjà ça. C’avait un peu été l’histoire de ces deux dernières années, ça – ‘limiter les dégâts’, n’pas complètement tomber en décrépitude, malgré tout ce qui avait pu s’entasser dans sa tête et peser sur son cœur. « Heureusement que j’ai pas essayé de les faire moi-même, alors. Ça m’aurait blessée que tu les condamnes déjà si j’les avais cuisinés… » le pire, c’était qu’elle était tellement à fleur de peau, qu’elle-même ne pouvait pas prévoir ses réactions – alors qui sait, peut-être aurait-elle vraiment pris la mouche. De toute manière, elle n’avait pas eu le temps tout court de faire quoique ce soit, entre le moment où ils avaient décidé de se voir ce soir, et l’arrivée du jeune homme- alors, il allait devoir se contenter d’un plat ramené de chez le traiteur, et des souvenirs de ce que pourrait lui avoir fait sa mère. Parce qu’Iris, elle, elle essayait de ne rien dire, mais sa relation avec sa belle-mère s’était plutôt… dégradée depuis qu’elle était revenue à Forks, si bien que la mère d’Arcadio n’avait vu Nancy qu’une fois, et qu’elle n’risquait pas de la voir à nouveau. Des commentaires qu’elle garda pour elle, incapable de savoir ce qu’il en était, pour lui. Elle préféra plutôt se concentrer sur eux deux, alors qui arrivaient à l’étage ; « Au cas où t’aies vraiment besoin de le savoir, j’t’ai pas montré mais les toilettes, y’en a au rez-de-chaussée. » une petite pique humoristique, partie d’une remarque qu’elle avait mal prise, l’air de rien, la dernière fois. « Là, c’est la chambre de Nancy... » annonça-t-elle en poussant une première porte vers la pièce qu’elle avait aménagée elle-même. Avec un peu beaucoup d’efforts, ceux d’une mère qui avait appris depuis peu que sa fille était malade, et qui avait passé beaucoup de temps à se renseigner, pour lui faire la chambre la plus confortable et rassurante qui soit. Elle y avait fait mettre un sol spécial, supposé stimuler les sensations de Nancy, à travers le toucher et les couleurs, une chose qui marchait plutôt bien – trop bien, parfois. Et mine de rien, cette chambre-là, ç’avait été elle qui l’avait peint ; à sa façon, elle avait essayé de combler l’absence d’Arcadio, toutes ces choses qu’il avait faites à Seattle mais qui ne pouvaient pas venir avec elles, jusqu’à Forks. « En face, y’a une salle de bain... » surtout celle qu’elle utilisait pour Nancy, clairement, à en juger les jouets qui étaient aussi dedans – si elle avait jugé au début, le fait d’avoir sa propre salle de bain un peu ‘trop’ maintenant, elle se rendait compte d’à quel point ça aurait été la galère de partager cette pièce avec Nancy. « A côté de la chambre de Nancy y’a… la chambre. » ma chambre avait-elle presque dit, forcée d’avoir eu à l’admettre à de nombreuses reprises, quand elle avait fait visiter cette même maison à ses parents, ou à ses amis. En pénétrant dans celle-ci, allumant la lumière, Iris ne put que se maudire de n’pas avoir rangé toutes les fringues qu’elle avait essayées pour ce soir, et qui trainaient sur le lit. « A côté y’a une salle de bain. C’est carrément une suite parentale, quoi. » elle se moquait encore un peu de l’agent immobilier qui lui avait présenté ça comme une révolution incroyable qui lui rendrait la vie plus facile. Et pourtant, un an plus tard, elle pouvait bien dire que ç’avait été le cas. Surtout alors que là aussi, elle avait laissé trainer son fameux maquillage. « Tiens-... » elle enchaina en ouvrant son placard pour essayer de ranger ses vêtements, vite fait. A la volée, elle attrapa une des fameuses chemises qu’elle avait emmenées avec elle depuis Seattle, et qui pourraient convenir à Arcadio pour le reste de la soirée. Et tous ces trucs, là, pendus dans son armoire, elle n’savait pas quoi en faire – était-elle coupable de les avoir installées ici, comme s’il était là avec elle, dans cette maison ? « J’ai-… rangé tout ça, après les avoir retrouvées, ces temps-ci. Je sais pas-… si tu veux… » comme elle avait dit, elle pouvait les lui rendre. Il pouvait repartir avec tout ça chez sa sœur, de son côté et elle ferait de son mieux pour s’adapter. C’était toujours mieux qu’elle demande ça avant d’s’être démaquillée, au cas où.
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Arcadio Castillo
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Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mer 28 Fév - 22:11

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
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Il était libre, après tout le temps qu’il avait passé en prison à croire qu’il était condamné à y passer le reste de ses jours, il était enfin libre. Il semblait qu’avec cette liberté venait un genre de devoir qui faisait qu’il aurait dû se réjouir de toute cette situation et oublier le passé si douloureux qu’il avait été obligé de traverser. Ce n’était pas évident, alors même qu’on lui avait pris plus de deux ans de sa vie, pour une erreur judiciaire qui restait bien discrète. Il aurait eu envie de porter plainte lui, contre tout ce système judiciaire et puis faire appel aux médias, comme s’il avait besoin que son histoire occupe un peu plus qu’un coin de journal qu’on oublierait bien vite, parce qu’encore une fois, y avait des gens bien haut placés qui essayaient de se protéger. Il en avait marre lui de payer pour les hauts placés, pour ces types blindés de fric qui pensaient qu’un petit chèque pouvait tout régler. Ce n’était pas ça qui l’aidait lui. Il n’avait pas décidé de profiter de cet argent pour partir à Aruba prendre des vacances bien mérité dans une suite de luxe, comme si ça pouvait suffire à l’aider à se sentir mieux. La compensation financière, il n’y avait pas touché et il trouvait même que c’était bien peu en comparaison de ce qu’il avait été obligé de traverser. Il avait un peu l’impression qu’on l’avait acheté, qu’on lui avait dit ‘vas-y prend ça et ferme là’ et bêtement, sans doute, c’était exactement ce qu’il avait fait. Techniquement, il n’avait rien signé qui l’oblige à se taire, alors il n’était pas trop tard pour gueuler, pour s’exprimer vis-à-vis de cette histoire. Mais fallait croire qu’il avait quand même autre chose à faire de sa vie que de s’enfoncer là-dedans et tout le monde en était bien content, sauf lui qui continuait de porter en lui bien plus de rancœur qu’il ne le voudrait.

Il n’arrivait même pas à faire son job comme il le voudrait, tant cette histoire l’avait dégouté. Il voudrait en être capable pourtant, ça lui donnerait un peu plus l’impression que rien n’avait changé dans sa vie et pourtant, les discussions qu’il avait eue avec Iris à propos de ça, elles étaient sérieuses, il songeait vraiment à se trouver quelque chose d’autre, même si clairement pour l’instant, il avait beaucoup de mal à envisager ce qu’il pourrait faire de sa vie, alors même que la police, ça avait été la seule ambition qu’il avait eu jusqu’à présent. Il admirait Iris pour ça aussi, elle avait su changer de carrière, alors même qu’elle avait toujours voulu être infirmière et elle disait en plus que ça lui plaisait ce qu’elle faisait. Il espérait vraiment pouvoir faire pareil qu’elle, indéniablement, changer de profession, ça l’aiderait aussi beaucoup à se reconstruire. Il savait qu’il pouvait compter sur Iris pour l’aider à trouver quelque chose, comme il pouvait compter sur lui pour tout, parce que ça fonctionnait comme ça un mariage non ? Lui en tout cas, il avait bien envie de dire qu’elle pouvait lui faire confiance pour prendre soin de ses seins, parce que c’était son rôle en tant que mari et que c’était, évidemment, un rôle qui lui tenait énormément à cœur. « Y a personne d’autre sur qui j’ai envie de les appliquer. » Y a jamais eu personne d’autre au fond de ses pensées, pendant ces deux ans et demi, y avait eu qu’elle. Il n’était pas tombé amoureux d’une mystérieuse personne qui lui aurait envoyé des lettres comme certains le faisaient pour sauver les âmes perdues. Pour lui, il n’y avait toujours eu que son épouse et il n’avait certainement pas envie que ça change. Ce n’était pas pour rien après tout que ça lui avait vraiment fait mal au cœur de voir la jeune femme retirer l’alliance qu’elle avait au doigt. « Hmmm, je crois que j’aurais bien envie de revoir ça avant de répondre. » Il fit vraiment mine de réfléchir, alors même que le sourire qu’il avait aux lèvres et l’expression qu’il avait sur le visage parlait d’eux-mêmes. Il était évident qu’il l’aimait quand elle ne portait rien. Il avait toujours aimé son corps, ses formes avantageuses, ses courbes, chacun des grains de beauté sur son corps, dont il pouvait jurer connaitre encore l’emplacement exact, même malgré ces deux ans et demi sans avoir la chance d’observer son corps. « T’en fais pas, quoi que tu fasses ce seras toujours mieux que ma mère. » Il avait trop de rancœur vis-à-vis de sa mère pour chercher à la défendre plus qu’il ne l’avait fait un peu plus tôt. Par principe, tout ce qui venait d’Iris était mieux que ce qui venait de sa mère, parce qu’elle au moins, elle l’acceptait à nouveau au lieu de juste lui tourner le dos. Elle le pardonnerait quand il aurait demandé pardon à Dieu, c’était un truc du genre qu’elle avait dit à Maria qui faisait de son mieux pour réunir la famille. Il n’avait aucun pardon à demander, ni à Dieu, ni à personne d’autre, il n’avait pas non plus besoin d’aller se confesser, parce qu’il n’avait commis aucun péché, alors même si c’était ce que sa mère attendait de lui, son orgueil s’empêcher de s’y résoudre. Il en avait trop marre d’être juger coupable alors même qu’il n’avait rien fait de mal. Il préférait oublier sa mère et oublier Dieu, pour faire la visite de cette maison en compagnie d’Iris, c’était forcément moins frustrant. Au contraire, ça ne pouvait que l’aider à se détendre un peu. « Okay, ça peut aider. Des toilettes avec une porte, le rêve. » Il avait beau en sourire, fallait quand même avouer que ça changeait de sa cellule de prison dans laquelle les toilettes avaient été directement dans la pièce, ce qui avait rendu la colocation forcément très joyeuse. Cela dit, il devait bien admettre que depuis qu’il était chez sa sœur, il avait la salle manie de ne pas la fermer la porte des toilettes, ni celle de la salle de bain, les laisser entrouverte, ça avait un côté rassurant pour lui. Y avait des chances pour qu’Iris doive s’y habituer aussi. Il observa la chambre de Nancy avec un sourire aux lèvres, c’était définitivement plus intéressant que les toilettes dans le fond. « C’est vraiment mignon, j’aime beaucoup. » Qu’il commenta en regardant la chambre. Il n’avait jamais eu l’intention de critiquer la maison, mais là il était vraiment sous le charme, tout attendri en imaginant sa fille dans cette chambre. Il eu presque du mal à la quitter pour suivre Iris. Il jeta un coup d’œil plus rapide à la salle de bain avant de rentrer dans la chambre avec Iris. Il regarda le lit avec toutes les fringues dessus avec un sourire, au moins, il n’était pas le seul à avoir essayé plein de tenues avant de venir ce soir. « Une suite parentale, carrément, dit comme ça on pourrait s’attendre se faire servir le champagne. Remarque ça peut être un concept, un mini-frigo dans la salle de bain, pour toujours avoir une bouteille à portée de main. » Ils avaient déjà partagé des bains ensemble avec Iris, certains avec ce fameux verre de champagne qui rendait le truc encore plus romantique. ‘Suite’ ça faisait quand même très pompeux pour une chambre et une salle de bain, enfin, pour lui c’était déjà le grand luxe, alors il n’avait aucune raison de s’en plaindre. « Merci. » Qu’il répondit à la blonde en attrapant la chemise qu’elle lui tendait. « Ils sont très bien là, non ? » Ça ne servait à rien qu’il les récupère pour les ramener après ici, c’était surtout le reste qu’il allait devoir ramener, puisqu’il avait dit qu’il n’avait plus l’intention de s’en aller. « J’ai pas grand-chose en plus, j'ai ramené le strict minimum de Seattle. » Il n’avait pris qu’un sac avec le strict minimum, ce qui était déjà beaucoup plus que ce qu’il avait eu en prison, alors fallait voir le bon côté des choses. Il s’assit sur le lit avant de se laisser tomber dos contre le matelas, il en lâcha un soupire satisfait comme si c’était le truc le plus agréable du monde, s’il s’écoutait, il serait déjà en train de retirer ses chaussures pour s’y mettre complètement dans ce lit. Il avait l’impression que ça faisait une éternité qu’il n’avait pas dormi dans un vrai lit aussi confortable que ça.




 

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Turn my head, Break my heart with mercy. Just move my feet, Move my hands, grow so gently. Mmm for love is still in me, We’ll hunger and we’ll bleed. The rising from the dust, We’ve seen how this is ours. ‘Cause you’re someone, You’re someone I can trust.
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Iris Castillo
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In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Jeu 1 Mar - 1:40



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Iris, elle n’voulait pas prétendre avoir réussi à faire les choses bien, en l’absence d’Arcadio. Elle, elle dirait volontiers qu’elle n’avait pas assuré, vraiment, sans lui à ses côtés : peut-être que ça paraissait faiblard comme excuse, qu’elle se donnait des airs de demoiselle en détresse ayant terriblement besoin d’aide. Mais après tout, tous les rêves qu’elle avait pu se construire dans la tête et qui avaient été sur le point de se concrétiser juste avant toute cette histoire d’emprisonnement, ç’avait été avec lui, qu’elle les avait imaginés. Alors oui, quitte à ce que ce soit tout sauf orgueilleux, elle voulait bien croire que si le jeune homme avait été là, tout aurait été mieux – que Nancy aurait été plus heureuse, plus confortable dans sa vie, plus choyée dès le premier souffle d’air qu’elle avait pris dans ce monde. Quand elle avait encore été à l’hôpital, après la naissance de sa fille, Iris avait été rattrapée par son propre chagrin, et elle avait passé de nombreuses heures, parfois, à pleurer sans vraiment s’intéresser à ce qu’elle devait faire pour s’occuper de son bébé. On lui avait dit que c’était normal, que c’était les hormones, que ça pouvait arriver ; mais elle, même deux ans plus tard, elle n’pouvait s’empêcher d’y penser, encore régulièrement : était-ce à des moments de ce genre qu’avait commencé à germer la maladie de sa fille ? Etait-ce parce que sa pauvre Nancy avait été si délaissée au tout début ? Etait-ce parce qu’elle avait ressenti, quelque-part, que sa mère était malheureuse et qu’elle n’y arrivait pas ? Heureusement que la blonde avait eu sa propre mère pour l’aider- ç’avait été elle qui s’était occupée de la petite plus qu’autre chose dans les premiers temps – aussi horrible cela semblait-il. Iris n’avait pas été la mère qu’elle s’était vue être, apte à bondir dans son rôle et à s’émanciper dans celui-ci : quelques temps avant la naissance de Nancy, elle avait entendu toute une cour condamner son mari à la prison à vie, et ç’avait été comme si toute cette réalité lui avait explosé en pleine gueule, à la première épreuve qu’elle avait eue à surmonter. Malheureusement, celle-ci avait été la naissance de son enfant- le seul qu’elle aurait, s’était-elle dit à un moment, alors qu’Arcadio et elle avaient eu l’audace de rêver plus loin, d’parler d’avoir une grande famille, que leur maison soit pleine de bruit et d’énergie. Maintenant, l’ironie voulait qu’elle n’savait même pas s’ils pourraient avoir d’autres enfants, même s’ils se retrouvaient vraiment, même si tout se passait idéalement dans le meilleur des mondes. Nancy avait eu tellement besoin d’elle, tellement besoin d’son temps et de toute sa dévotion, que la blonde s’demandait même si elle serait capable de donner tout ça, à un autre bébé. Et si elle répétait les mêmes erreurs ? Et si l’histoire toute entière s’écrivait de la même manière ? Est-c’que ça existait, des enfants d’une même fratrie, qui naissaient tous avec l’autisme ? L’air de rien, elle avait peur de semer ce ‘mal’ de la sorte, de faire naître des enfants qui ne seraient pas normaux, capables de se fondre dans la société et d’y appartenir complètement. Est-c’que ça faisait d’elle une personne horrible ? D’une certaine manière, de toute façon, la question d’avoir d’autres enfants avait été un sujet qui s’était clos de lui-même quand Arcadio avait fini en prison : même après deux ans et demi, elle avait été incapable de s’imaginer devenir mère avec qui que ce soit d’autre que lui, à ses côtés.

Peut-être bien, alors, que ce qu’elle avait révélé ce soir au jeune homme, à coup de larmes et de culpabilité, n’avait été que le pic de l’iceberg de tout ce qui avait été chamboulé en elle, avec la naissance de Nancy et la façon dont les choses s’étaient passées. Est-ce qu’elle était vraiment une mère parfaite, hein ? Iris, elle voulait bien croire que son mari était quelque-peu biaisé pour donner son avis objectif ; et elle, de son côté, elle avait oublié à quel point elle pouvait être sévère contre elle-même. Mais ne le méritait-elle pas, hein ? Dans les albums photos qu’elle avait compilés après être devenue mère, il n’y avait que les bons souvenirs, que les bons moments : personne n’avait été là pour prendre des photos de ses cernes, de ses crises de nerfs ou de ses désespoirs. Même dans les jours qui avaient suivi la naissance, il y avait des clichés d’elle prenant sa fille dans ses bras, souriant à ce bébé tout juste né d’elle – un mensonge, bien peu représentatif d’au combien ç’avait pu être chaotique pour elle. Elle en aurait, des choses à dire, à tous les gens qui avaient ruiné sa vie pendant trois longues années, si elle d/evait les revoir demain. Parce que c’était eux les responsables, peu importait le fait qu’elle se dispute avec Arcadio sur du langage ou des détails qu’elle sur-interprétait, il n’était pas coupable de ce qui était arrivé. Et les vrais coupables, eux, ils s’assureraient sans doute pour toujours, de ne jamais plus les recroiser, les Castillo. Pourtant, Iris avait gardé en elle toute une quantité de rage qu’elle n’avait jamais pu exprimer, parce qu’elle n’avait jamais été entendue : ni par sa famille, ni par ses amis, ni par les accusateurs de son mari ou les médias. On avait été plus occupée à lui prêter des rôles d’idiote, de manipulatrice ou d’elle ne savait quoi d’autre, pour vraiment prêter attention à qui elle était. La solitude, alors, avait été le centre de gravité de sa vie : dans les doutes et dans les difficultés, et même dans les moments de bonheur. L’air de rien, ce fameux bonheur, il était tout de suite moins fort, moins aveuglant, moins unique quand on n’avait personne avec qui le partager. Elle avait été toute seule à entendre la première fois que Nancy l’avait appelée ‘mama’, elle avait été toute seule la fois où sa fille avait fait ses premiers pas. Peut-être bien qu’elle n’s’en rendait pas compte, hein, mais que toute cette maison témoignait bel et bien du fait que Nancy et elle, avaient été toutes seules depuis qu’elles avaient emménagé ici, à Forks. Ç’avait été un peu pareil à Seattle, en beaucoup moins supportable. Alors oui, l’air de rien, même quand ils se disputaient, et même quand elle pleurait, ou même quand ils flirtaient comme deux idiots, Iris, elle n’pouvait s’empêcher de s’dire que c’était mieux, quand Arcadio était là, lui aussi. Comme s’il était la seule personne qui avait toujours manqué, pour que l’atmosphère de cette maison soit parfaite et équilibrée, comme elle l’avait toujours secrètement voulu. Si tel était vraiment le cas, alors, il n’était pas compliqué d’comprendre pourquoi est-ce qu’elle avait si mal vécu, l’idée qu’il puisse partir à nouveau – qu’il ait besoin de temps pour se sentir appartenir à ce foyer, quand, pour elle, c’était si évident. La blonde avait vraiment envie, donc, de l’emmener visiter la maison – tout sourire, un peu nerveuse, et excitée à la fois, avec l’espoir que ce toit, puisse être autre chose qu’un endroit où il n’se sentait pas à sa place. Parce qu’il y était, à sa place ; peu importaient les meubles ou l’agencement de ceux-ci, elle était là, elle et Nancy était là, et n’était-ce pas tout ce qui importait ? Tout autant que cette conviction lui brûlait les lèvres, elle n’disait rien, se contentant de l’entrainer avec elle ; et pourtant, quand il s’attarda sur la chambre de leur fille, qu’il en lâcha un ‘j’aime beaucoup’, la Castillo ne put qu’en sourire, flattée, gênée, comme s’il venait de lui faire à nouveau un compliment sur la robe qu’elle portait. Quoique, elle avait encore passé plus de temps et déversé encore plus d’efforts à offrir la meilleure chambre à Nancy, qu’à s’habiller ce soir. « Ouais ? Tu aimes ? » demanda-t-elle, trop contente pour s’rendre compte que c’était ce qu’il avait déjà dit. Tant pis, parce que c’était important. Elle savait qu’il avait mis beaucoup d’efforts lui aussi, dans la future chambre de Nancy, à Seattle. Et la petite avait toujours bien dormi dans celle-ci, pendant les premiers mois de sa vie – et Iris n’avait certainement pas abandonné cette maison, cette pièce et toute l’empreinte de ce qu’il avait accompli pour leur fille, sans un regret. Si ç’avait été possible, elle lui aurait bien laissé quelque-chose à faire dans celle-ci, pour quand il reviendrait, mais malheureusement, elle avait fini par y croire au ‘jamais’ qu’on n’avait eu de cesse d’essayer de lui fourrer dans le crâne. La chambre parentale avait quelque-chose de moins gênant à présenter – et pourtant : probablement parce que celle-ci aussi, ç’avait été elle qui l’avait décorée surtout, quand ils avaient emménagé dans leur maison, à Seattle. C’était moins personnel pour lui, non ? Quand même, c’était censé être leur chambre à eux ; en tout cas, une chambre où il avait toujours sa place, dans le placard, déjà, et sur de nombreuses photos (principalement de leur mariage) qu’elle avait eu besoin d’avoir près d’elle, depuis tout ce temps. « Bah, tu apprendras que ‘suite parentale’ ça veut dire, une chambre avec une salle de bain privatisée, et rien de plus. Comme ça tu arrêteras d’avoir des envies trop exigeantes. » il n’y avait pas de frigo dans cette salle de bain, m’enfin, ça n’empêchait pas de pouvoir s’octroyer ce petit privilège à nouveau, d’avoir du champagne même dans la baignoire, juste parce que c’n’était pas si compliqué que ça. C’était bien la première fois que faire visiter cette maison lui donnait autant le sourire, à la blonde – une joie qui se suspendit presque aux paroles du jeune homme, quand elle lui montra ses vêtements. ‘Ils sont très bien, là, non ?’ – son cœur chavira, aussi nase et niais cela pouvait-il paraître, c’était comme quand Arcadio lui avait si nonchalamment fait comprendre qu’il viendrait avec elle, à Seattle. Elle en sourit comme une idiote, son cœur embaumé de bonheur, battant, battant à mille à l’heure. « Okay... » cette fois-ci, elle parlait comme si elle avait le vertige et le souffle qui lui manquait, grâce à l’amour plutôt qu’à cause de ses peines et de ses cris. C’était mieux comme ça, hein ? Un peu hésitante, un peu légère sur ses jambes comme si elle planait sur un petit nuage, la jeune femme réussit malgré tout à aller jusqu’à la salle de bain, pour trouver un coton et son démaquillant, de quoi un peu commencer à s’arranger. Et alors qu’Arcadio était juste là dans la chambre, qu’elle faisait un geste si habituel, c’était comme un rêve. Un rêve de cette vie de tous les jours, qu’elle avait crue perdue à jamais. C’était si bon, si bon qu’elle se retrouva à l’ouverture, entre la salle de bain et la chambre, à le regarder se prélasser sur ce lit qu’ils n’avaient plus partagé depuis bien longtemps. « C’est sympa, hein ? » et même si elle sourit pour lui, peut-être que ses paroles avaient un sens différent pour lui que pour elle- elle, elle parlait de tout ça, le retour d’une routine qu’ils avaient eue tellement de fois qu’ils ne l’avaient plus remarquée au bout d’un moment, quand ils avaient vécu ensemble. Et lui, il devait être heureux de retrouver la sensation d’un vrai lit – leur lit. Après s’être correctement arrangée, elle abandonna la salle de bain et ses cotons pour venir s’asseoir au bord du lit, juste à côté de lui, déposant une main sur sa cuisse – son genou, plutôt – dans un geste tendre qu’ils avaient probablement fait mille fois déjà, par le passé. « Tu veux faire une sieste, ou quelque-chose comme ça ? » qu’elle se moqua un peu, pour se donner contenance, alors qu’il y avait eu un milliard de phrases niaises et stupides qui lui étaient venues en tête. C’était comme un rêve, après tout – tout ça et encore une fois, elle s’prenait à espérer que ça n’s’arrête jamais.
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Arcadio Castillo
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Pseudo : sweet poison (anaïs).
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Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Jeu 1 Mar - 14:07

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

Seattle, ça n’avait jamais été l’objectif de sa vie à Arcadio. Il n’avait jamais envisagé de quitter Forks quand il avait été plus jeune. Il avait eu sa petite vie bien posée à Forks, sa famille et ses ambitions qui n’allaient clairement pas au-delà des frontières de la ville dans laquelle il avait grandi. L’inconnu ne l’avait jamais particulièrement attiré et il n’avait jamais cherché à voyager à travers le monde, comme beaucoup de gens le faisaient. Il devait bien admettre qu’il y avait des coins magnifiques dans ce monde, mais jamais il ne s’était mis en tête d’aller les observer pour de vrai. Peut-être qu’il avait eu l’air d’un type un peu sédentaire, trop bien dans son petit coin du monde pour imaginer le quitter pour de grandes aventures. Pourtant, quand sa petite-amie lui avait annoncé qu’elle voulait partir à Seattle pour faire ses études, il n’avait pas beaucoup réfléchi avant de prendre sa décision. Ça avait été une évidence pour lui que si Iris partait, il n’avait plus rien à faire dans les rues trop familières de Forks. C’était elle qu’il voulait dans sa vie, bien plus qu’une ville ou un paysage en particulier, alors sa décision, avait été évidente. Il avait bien dû lui dire un truc du style ‘okay, je pense qu’ils engagent aussi du monde dans la police de Seattle’ comme si même pour elle, ça aurait dû être évident, que si elle partait, il partait avec elle. Il avait aimé Seattle, l’ambiance qui s’y dégageait et qui était complètement différente de Forks, il avait beaucoup apprécié les années qu’ils avaient passé là-bas et même aujourd’hui, il avait du mal à se contenter de dire que Seattle était juste le début des emmerdes pour lui et pour Iris. Seattle, c’était leur premier appartement ensemble, leurs premières galères en tant que couple vivant sous le même toit. C’était aussi sa demande en mariage, leur mariage et cette fois où elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte. C’était les premières échographies et toute la joie qui avait pu découler de tout ça.

Il se disait des fois qu’il devrait détester Seattle, pour les malheurs de sa vie, que peut-être que ce ne serait jamais arrivé, s’ils étaient restés à Forks ou s’ils avaient choisi d’aller dans n’importe quelle ville qui n’aurait pas été Seattle. Mais en vérité, c’était beaucoup plus compliqué que ça. Il ne pouvait pas se dire que tout ça était arrivé uniquement parce qu’ils avaient été à Seattle et il ne pouvait pas détester la ville au point de la maudire, parce qu’y avait aussi de bons souvenirs là-bas. Assez pour que retrouver leur maison à moitié vide lui brise le cœur. C’était quelque chose qu’ils avaient construit ensemble, pour leur vie, pour leur fille et il n’en restait pas grand-chose à présent et c’était ce qu’il avait vu quand il était sorti de prison, quand il était rentré chez lui, chez eux. La maison de Seattle alors, elle était encore chère à son cœur et c’était bizarre pour lui de se retrouver à Forks ici. Il se demandait si ça avait été pareil pour Iris, peut-être qu’elle aussi, elle avait dû prendre un peu de temps pour s’habituer à cette maison, parce qu’elle avait eu l’habitude de celle qu’ils avaient à Seattle. Ça le rassurait dans le fond de savoir qu’elle avait eu besoin de s’adapter et qu’elle avait fini par y arriver parfaitement. Au moins, déjà, découvrir un peu les pièces de la maison, ça aidait, ça rendait tout ça moins flou et moins mystérieux et même s’il n’avait pas pu décorer lui-même la chambre de leur fille, il la trouvait magnifique. Peut-être même plus jolie que ce qu’il avait réussi à en faire, à Seattle. » Oui, j’aime. C’est vraiment parfait. » A croire qu’il allait finir par décréter que c’était lui qui allait dormir dans cette chambre. Peut-être bien qu’il le ferait, dans un besoin maladif de veiller sur sa fille, alors même qu’il n’avait pas pu le faire depuis qu’elle était venue au monde. Cela dit, la ‘suite parentale’ n’était pas mal non plus, même si Iris brisait ses rêves en lui annonçant qu’y avait pas de frigo et pas de champagne dans la salle de bain, il en eu un air exagérément déçu sur le visage. « Vraiment ? Et dire que ça vendait du rêve. » Heureusement en vérité, il n’était pas si exigeant que ça. Il venait de passer deux ans et demi en prison alors franchement, tout était plus luxueux que ça à ses yeux et puis, il n’avait pas vraiment besoin d’avoir du champagne à disposition dans sa salle de bain de toute façon. Il adressa un sourire à la blonde, à propos de ses fringues. Au moins, elle n’avait pas trop à s’en faire, il n’allait pas avoir besoin de beaucoup de place supplémentaire dans le placard vu le peu de trucs qu’il avait avec lui. Il s’était couché sur le lit, sans savoir s’il allait pouvoir s’en relever tellement il était bien là-dessus. « Ouais. » Qu’il répondit à la remarque de la blonde dans un léger rire. Le lit était sympa ouais, la chambre l’était et probablement que la maison l’était bien plus qu’il n’avait pu le prétendre la dernière fois. Etre là avec Iris, c’était sympa aussi. A sa question, il releva le menton, pour lui sourire, avant de défaire ses chaussures à l’aide de ses pieds pour pouvoir venir étendre ses jambes sur le lit et poser sa tête contre les genoux d’Iris. « Je crois bien que je pourrais m’endormir là, ouais. » Alors, sans doute qu’il allait falloir qu’il se relève avant de vraiment piquer du nez. Il pourrait facilement s’endormir, c’était bien vrai, alors qu’il se sentait apaisé comme il ne l’avait plus été depuis ces deux dernières années. Comme quoi, il n’avait vraiment pas besoin de médicaments, antidépresseurs ou somnifères pour se sentir mieux, il avait juste besoin de sa femme et il aurait aimé en avoir conscience un peu plus tôt, peut-être que ça leur aurait évité de perdre du temps et de se disputer. Là maintenant, il se disait qu’il n’avait vraiment plus envie de se disputer avec Iris, plus jamais.

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Iris Castillo
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Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Jeu 1 Mar - 16:02



loving can heal
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i lost myself again, but i remember you. our love is six feet under; i can't help but wonder. if our grave was watered by rain, would roses bloom? could roses bloom again? retrace my lips, erase your touch, it's all too much for me. blow away like smoke in the air. (@tumblr)

Entre le gâteau, l’organisation générale, et le repas, ce soir, peut-être qu’Iris avait prévu trop de choses, pour un simple anniversaire, où ils tâtonnaient encore à essayer de se retrouver complètement, Arcadio et elle. Peut-être, oui. Mais elle n’arrivait pas à le regretter : pour toutes les fois où elle n’avait pas eu le cœur à fêter quoique ce soit, ou pour tous les vingt-deux février où elle n’avait pas pu faire plaisir à son mari comme elle l’aurait voulu, ce soir, c’était un peu comme rattraper le temps perdu. Ces années faites de déceptions, de manque, d’absence, de solitude dont ils avaient tous les deux été victimes : ç’avait été le pire, ça, pour la blonde. Se rendre compte au tout début qu’elle était seule, qu’elle se sentait seule, malgré les visites régulières qu’elle prêtait à la prison où Arcadio avait été enfermé. Il n’avait jamais été là quand ç’avait été important, sur le moment, et quand elle lui avait relaté des mésaventures et ses bonnes journées, à travers le combiné d’un téléphone et en le regardant par une épaisse vitre blindée, ç’avait toujours été à demi-mot, sans vraiment partager les choses avec lui. Peut-être y avait-il une formule magique, une foi que d’autres réussissaient à avoir, pour partager encore les choses malgré les visites limitées, surveillées, et trop courtes ; mais pour Iris, ç’avait été d’autant plus injuste, que sa conviction quant à l’innocence du brun, n’l’avait jamais quittée, elle. Alors ils avaient été là, exhibés comme des criminels, scrutés de toute part par la police, la justice, des inconnus qui avaient mis leur vie sens-dessus-dessous, alors même qu’ils n’avaient jamais rien fait pour mériter ça. Paradoxalement, l’innocence d’Arcadio avait participé à rendre tout plus difficile encore, à gérer ; Iris, elle n’était pas fière aujourd’hui, et elle n’l’avait pas été à l’époque, de toutes les faiblesses qui l’avaient rendue si faillible face à l’adversité. A croire que quand elle avait promis ‘pour le meilleur et pour le pire’ au jeune homme, devant témoins, elle n’avait jamais vraiment su ce à quoi ‘le pire’ pourrait ressembler. Après tout, des histoires comme celle qu’ils avaient vécue, ça n’arrivait que dans les films, non ? C’n’était que des cauchemars qui ne se produisaient pas dans la réalité, hein ? Essayer de s’en persuader n’avait rien débloqué, ça n’avait rien changé ; Arcadio avait quand même atterri en prison, et elle s’était quand même retrouvée seule. Alors avec tout ça, quand elle avait encore été à Seattle, elle n’avait pas eu le goût de fêter son premier anniversaire en tant que mère célibataire. Ensuite, elle n’avait pas eu l’envie de remercier qui que ce soit ou quoique ce soit à Thanksgiving, alors que son mari était en prison. Et puis Noël était arrivé, et si elle avait été avec sa famille, entourée et réconfortée, ça n’avait rien eu à voir avec les Noël qu’elle avait partagés avec Arcadio, ou ceux qu’elle avait imaginés, quand elle s’était su enceinte- quand ils avaient enfin appris qu’ils auraient une famille à eux. Elle avait tenu bon, bon gré mal gré, quand ils s’étaient vus pour ce Noël-là, qu’ils avaient échangé un sourire à travers cette vitre, des vœux, des espoirs, sans pour autant qu’elle arrive à y croire, elle, au fond. Elle était toujours repartie à sa solitude, en quittant la prison et en abandonnant Arcadio derrière elle – et à chaque fois, ç’avait été de plus en plus dur, de plus en plus insoutenable.

Alors oui, aujourd’hui, elle n’pouvait pas demander à qui que ce soit – certainement pas à son époux lui-même – de l’excuser pour ce qu’elle avait fait. Mais elle l’avait fait parce qu’elle avait crevé à petit feu, à le voir là-bas, condamné injustement, tout en sachant très bien qu’il n’y avait plus rien à faire, plus rien à dire, et que plus personne n’l’entendrait si elle essayait de changer les choses. Et soudainement, à faire un genre d’introspection dans son futur, elle s’était imaginée à quarante ans, à soixante ans, encore rendre visite à Arcadio à travers cette même vitre, dans cette même prison, avec les mots qui se seraient perdus de plus en plus. A quoi est-ce qu’ils auraient ressemblé, hein ? C’était la lâcheté alors, plus qu’autre chose, la trouille et le manque de courage total, qui l’avaient faite partir. Elle s’était dit que du même coup, elle protégerait Nancy, elle aiderait sa fille à grandir dans un environnement qui ne semblerait pas l’attaquer de toute part au quotidien. Mais ç’avait commencé de là, cette peine à le voir, cette douleur à vivre comme ça, alors que ç’avait été si injuste. Se reconstruire à Forks n’avait pas été une mince affaire ; contrairement à ce qu’Arcadio avait pu croire, ou peut-être ce qu’il avait pu s’imaginer à un moment, elle n’avait pas arraché la page de leur histoire, le cœur soudainement léger, et capable de se plonger à corps perdu dans la vie comme elle l’aurait voulu. Elle avait passé des semaines sans sortir de chez ses parents, à osciller, entre ne pas s’occuper de Nancy, et s’en occuper exclusivement, sans adresser la parole à qui que ce soit d’autre. C’avait été à cette époque-là, qu’elle s’était isolée avec sa fille, souvent dans le jardin de ses parents, à l’observer, la scruter, espérer que les premiers résultats des tests vis-à-vis de la santé de la petite, soient faux. Cette chance à continuer, cette possibilité de construire quelque-chose de vrai pour Nancy et pour elle, elle avait mis du temps à l’accepter, Iris. Certains diraient même qu’elle ne l’avait toujours pas fait, puisque, malgré les apparences, la blonde était toujours restée hermétique face à la moindre possibilité de ‘bonheur personnel’ : rencontrer quelqu’un d’autre, essayer l’amour à nouveau, croire en un couple avec quelqu’un de nouveau – tout ça, ça lui avait été physiquement impossible. Elle, elle dirait volontiers que son cœur était resté à Seattle, avec Arcadio ; mais peut-être serait-ce une chose bien injuste à dire, quand elle l’avait abandonné, si seul. Et comment changer ça, comment réparer ça ? Peut-être que c’était normal que le brun ait des choses à lui hurler à la figure, parce qu’Iris le méritait, pour les erreurs qu’elle avait commises. Mais elle était fatiguée du malheur et du chagrin ; ils étaient ensemble, non ? Et l’air de rien, y’avait même des choses dans cette vie-là, qu’Arcadio trouvait parfaites. Le compliment sans détour la fit sourire encore, comme si ça comptait plus qu’il trouve ses efforts pour la chambre de Nancy parfaits, plutôt qu’elle, Iris. Ça faisait trois ans, déjà, qu’elle s’oubliait complètement, de toute manière. « Je suppose que c’est vraiment fait pour ‘vendre du rêve’. C’est pour que les parents puissent croire qu’ils ont droit à quelque-chose digne d’une suite grand luxe, alors que non. C’est juste une salle de bain. » elle ricana, bien loin de vouloir critiquer la maison, pourtant. Elle avait déjà mis tellement de temps à en trouver une à son goût, probablement parce qu’elle avait encore eu l’esprit trop accroché à celle qu’ils avaient eue, Arcadio et elle, à Seattle. Elle avait dû s’faire bataille, se dire qu’il était vraiment indispensable qu’elle quitte la maison de ses parents, pour vraiment se résoudre à construire quelque-chose, ailleurs. Ici. Alors oui, elle n’pouvait s’empêcher d’être contente, de plus en plus heureuse, à entendre Arcadio s’y plaire déjà – s’y faire, au moins, quitte à ce qu’il préfère ici, pour l’instant, ce soit la chambre de Nancy ou le lit dans la chambre, qui lui, n’avait pas changé depuis Seattle. L’important, c’était qu’il soit là, qu’il ait l’envie de s’y attarder comme il le faisait. Qu’il soit avec elle, aussi. Alors Iris se retrouva à caresser ses cheveux, son cuir chevelu, la peau de sa joue et de sa nuque, quand il s’allongea, qu’il posa sa tête sur ses genoux, et qu’elle sourit tendrement. « C’est ton anniversaire. Alors je suppose que c’est à toi de choisir c’que tu veux faire pour ce soir. » rit-elle doucement, continuant ses caresses dans ses boucles – peut-être n’avait-elle déjà plus envie qu’il se relève, parce qu’elle se sentait si bien, là, avec lui. « Si tu veux t’endormir, donc, j’vais pas t’en empêcher. » même s’il y avait sans doute des positions plus confortables dans lesquelles s’endormir – mais elle ne pouvait pas prétendre savoir mieux, parce qu’elle s’était déjà souvent endormie dans ses bras, avachie dans le canapé, heureuse comme ça.
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Arcadio Castillo
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Jeu 1 Mar - 18:05

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iris castillo et arcadio castillo

Arcadio, il aurait aimé que reprendre sa vie comme elle avait été jusqu’à présent soit aussi simple que ça pouvait en avoir l’air. Pendant un moment, quand le second procès avait commencé et qu’en lui était né l’espoir que toute cette histoire s’arrête enfin, qu’il soit libre, il avait eu la naïveté de croire que le monde n’avait absolument pas bougé en deux ans et demi. Pendant quelques instants, il s’était dit que rien n’avait changé et que si on lui offrait de nouveau sa liberté, il pourrait retrouver sa petite vie, tranquille et sans le moindre problème. Il avait vite réalisé son erreur. Dans la salle d’audience, il avait cherché sa femme du regard. Elle avait été là tous les jours pendant le premier procès, elle avait été ce visage auquel il s’était accroché quand au fur et à mesure des jours et des preuves incontestables qui défilaient, il avait vu sa vie s’effondrer. Il avait cru qu’il pourrait retrouver ce même visage dans la foule lors du second procès et que cette fois, les jours qui défilaient étaient censés lui redonner de l’espoir. Mais elle n’avait pas été là Iris et sans elle, il n’avait pas eu la force de s’accrocher aux songes idylliques qui s’étaient créé dans un coin de sa tête quand un beau matin il s’était retrouvé en face de son avocat, lui annonçant que le dossier était de nouveau ouvert et qu’il pourrait bien être mis hors de cause. Retrouver sa vie comme elle avait été avant tout ça, de toute façon, ça ne pouvait pas se faire si Iris n’était pas là. Elle était une grande partie de sa vie, la plus grande sans doute et sans elle, c’était évident que rien ne pouvait être comme avant. C’était cette certitude qui l’avait poussé à revenir jusqu’à Forks en se disait qu’il fallait quand même qu’il la retrouve, sans même savoir de quoi pourrait être faite la vie de la jeune femme.

Maintenant qu’il était là, dans cette maison avec elle, est-ce qu’il avait le droit de se dire que sa vie pourrait redevenir ce qu’elle avait été, quelques années plus tôt, avant qu’on ne le jette en prison ? Sa fille avait deux ans, il n’avait pas été là pour la voir naitre, il n’avait pas entendu ses premiers mots ni observé avec fierté ses premiers pas, mais ça ne voulait pas dire qu’il avait tout raté non ? Le temps perdu, il l’était à jamais, c’était une évidence qui avait été assommante, quand il avait été en face de Nancy la dernière fois, mais à trop perdre son temps avant d’être prêt, est-ce qu’il ne risquait pas de manquer encore plus de trucs ? C’était peut-être une évidence qu’il avait cherché à nier la dernière fois, tant tout ce qui l’entourait avait été perturbant pour lui. Dans le fond, il pouvait se dire qu’il avait vraiment besoin eu de temps et que maintenant, ça lui semblait plus facile que la dernière fois. C’était peut-être une bonne chose alors, que s’il réussissait à admirer la chambre de sa fille comme il le faisait, alors que la dernière fois, il avait juste voulu fuir cette maison, ça voulait dire qu’il allait peut-être y arriver, à retrouver sa vie d’avant. Il en avait vraiment la volonté, parce qu’avant tout ça, ils avaient été vraiment heureux, Iris et lui. « Ouais, c’est bien une ruse d’agent immobilier. Cela dit, la suite parentale, c’est pas mal. » C’était pratique quand même d’avoir une salle de bain privée juste à côté de la chambre comme ça. Ce n’était pas nouveau, ils avaient eu ça aussi à Seattle, mais c’était mieux que la prison, indéniablement et mieux que chez sa sœur aussi. Alors y avait moyen qu’il l’apprécie lui, la suite parentale. « Tu t’souviens de la toute petite salle de bain de notre premier appartement ? Fallait choisir entre prendre une douche et faire la vaisselle pour avoir de l’eau chaude. » Il lâcha un rire en repensant à leur premier appartement. Ça n’avait pas été le grand luxe, ils avaient débarqué dans une grande ville où tout était plus cher et ils avaient prit un appartement qui rentrait dans le maigre budget, alors il avait eu bien des défauts, mais ça avait été leur premier appartement, alors il appréciait quand même les souvenirs qui lui en restait. Ils étaient forcément mieux dans une maison comme celle-là. Lui, maintenant qu’il avait la tête posée sur les genoux d’Iris, il pouvait dire qu’il se sentait vraiment bien et il sentait bien que se relever allait être difficile. « Une bonne nuit complète de sommeil serait un cadeau d’anniversaire plutôt appréciable. » Avec les insomnies qu’il se tapait depuis qu’on l’avait laissé pourrir en prison, il avait une tonne de sommeil à rattraper, alors clairement, ça ne pourrait pas lui faire de mal. « Si t’es obligée de restée assise comme ça, tu vas avoir mal au dos. » S’ils avaient été sur le canapé et qu’elle avait eu le dossier pour s’adosser encore, mais là, ça ne devait pas être très confortable pour elle, la pauvre, s’il s’endormait là et qu’elle se retrouvait à ne plus pouvoir bouger. Dans un grognement digne de l’effort que ça représentait, il se redressa alors et s’étira légèrement avant de réussir à se remettre sur ses pieds. « On a toujours pas réglé cette histoire de chemise en plus. » Il eu quelques secondes d’hésitation avant de commencer à débouter sa fameuse chemise, ils étaient mariés, logiquement, il n’avait pas besoin de s’éloigner dans la salle de bain pour se déshabiller non ? Et toutes les cicatrices qui lui venaient de ses années en prison, elle finirait bien par les voir, alors autant se débarrasser de cette étape rapidement, après tout, c’était ça le truc avec les cicatrices, une fois qu’elles étaient là, elles ne partaient et là, le temps, il n’y pouvait pas grand-chose malheureusement. Ça l’arrangerait lui, de ne pas avoir à voir ça à chaque fois qu’il se retrouvait en face d’un miroir.

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Iris Castillo
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Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Ven 2 Mar - 1:10



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i lost myself again, but i remember you. our love is six feet under; i can't help but wonder. if our grave was watered by rain, would roses bloom? could roses bloom again? retrace my lips, erase your touch, it's all too much for me. blow away like smoke in the air. (@tumblr)

Iris, elle n’s’était jamais trop autorisée à avoir des rêves surdimensionnés, des espoirs qui ne seraient jamais concrétisés dans le monde réel. Elle avait essayé, en tout cas ; peut-être était-ce pour ça que la présence d’Arcadio dans cette maison se faisait si forte, en photos accrochées et exhibées un peu partout, dans des cadres aux murs ou sur les meubles. Elle avait eu besoin d’au moins ça ; heureusement qu’on n’lui avait pas pris toutes les photos de son bonheur d’autrefois, quand on l’avait réduit à néant un beau jour, alors que le monde entier semblait s’être ligué contre leur famille. Elle se souvenait bien avoir naïvement partagé cette photo avec une journaliste qui lui avait paru être spécialement sympathique, empathique et engagée dans sa recherche de la vérité à elle ; des clichés qui avaient fini dans des magazines à trainer dans la merde, une exposition dont elle se serait bien passée, et où chacun de ses mots avait été transformé, manipulé et défait de toutes ses significations. C’était bien comme ça que la blonde avait perdu espoir ; qu’elle avait complètement arrêté d’faire confiance en l’humanité en tant que globalité, ces gens qui avaient continué de lui écrire des courriers, de la contacter par téléphone ou même en frappant directement à sa porte, lui promettant ‘de l’aider comme ils le pourraient’ si elle leur ouvrait sa maison, son intimité et ce monde si privé et si précieux qu’elle avait partagé, avec Arcadio. Pour quoi faire, hein ? Qu’ils s’en servent encore plus pour le transformer en monstre ? Pour que ça n’ait pas le moindre effet ? Elle avait honte, aujourd’hui, la jeune femme, d’s’être livrée à tellement de mascarades qu’elle s’était faite avoir de tous les côtés. Probablement que ses actes avaient eu plus d’impacts négatifs sur son mari qu’elle n’voulait bien le soupçonner, d’ailleurs : elle avait arrêté d’avoir le courage de s’poser la question, tant c’était compliqué et douloureux. Un sort qu’elle aurait elle-même provoqué, et qu’elle ne pourrait absolument pas changer : ç’avait été comme avoir pieds et poings liés, la bouche cousue par des fils invisibles. Ou pire, être un genre de Cassandre que personne n’écoutait. Et même aujourd’hui alors que la vérité avait explosé au grand jour, personne n’allait venir à Forks pour la regarder droit dans les yeux à nouveau, et lui dire qu’elle avait eu raison, pendant ces deux ans et demi. Honnêtement, d’toute façon, si quelqu’un, issu de ces journaux pourris jusqu’à la moelle ou du système judiciaire stupide qui avait condamné son mari, devait venir jusqu’à elle, elle collerait volontiers son poing dans la gueule de la pauvre personne qui viendrait chercher son pardon. C’était trop tard. Tant pis si c’n’était pas ce que devaient faire les ‘bons chrétiens’, les ‘citoyens modèles’ ou elle n’savait quoi. Elle, elle pourrait dire que les bons journalistes faisaient leur job et cherchaient la vérité, plutôt que de complètement s’retourner contre leurs concitoyens, les désignant comme des monstres ou des victimes toutes offertes à une foule de gens plein de haine. Elle dirait bien aussi, que la vraie justice, elle n’mettait pas des gens innocents en prison ; elle n’condamnait pas des familles entières à la misère, après un procès bâclé et ridicule.

Crier dans le vent avait été inutile, et maintenant, tout ce qui leur restait, à Arcadio et elle, c’était d’être heureux, bien contents qu’ils se soient au moins donné la peine de réviser ce dossier, et que le jeune homme soit sorti de prison. Parce que combien d’autres n’avaient pas cette chance ? Depuis deux ans et demi maintenant, la Castillo en était à s’demander combien de gens innocents étaient en taule aujourd’hui – des gens comme Arcadio contre lesquels tout le monde avait été biaisé, ou encore des pauvres types qui payaient un crime quelconque avec une peine injuste. Y’avait bien des jeunes blanbeks qui violaient des filles dans une Université célèbre, et s’en sortaient avec une tape sur les doigts parce qu’on ‘ne voulait pas ruiner leur avenir’. Y’avait des flics qui abattaient des jeunes gamins dans les rues – des noirs, comme diraient certains – et qui s’en tiraient sans aucune conséquence. Et Arcadio dans tout ça, il avait perdu deux ans et demi de sa vie, deux ans et demi à apprendre sans connaître sa fille, ou partager son bonheur avec sa femme, parce qu’on n’avait pas été foutu de chercher plus loin que des preuves ridicules. Oh, elle avait tellement d’raisons pour être encore en colère, Iris ; même si Arcadio s’était pointé devant sa porte un beau matin, qu’il avait entendu, lui, la justice l’acquitter et qu’on l’avait laissé sortir. Ça n’réparait rien, et aucune date ne pouvait mieux le leur rappeler que celle d’un anniversaire : ils en avaient manqué deux, déjà – trois Noël, trois Nouvel An, deux anniversaires de Nancy, et personne n’avait semblé en éprouver le moindre remord. C’était stupide, non, de faire visiter sa maison à son mari ? Iris, elle n’voulait pas vivre comme ça, mais ils y étaient bien obligés ; voilà qu’elle se retrouvait à rêver, espérer encore à autre chose qui n’était pas encore atteint. Un jour où ils pourraient vivre tous les trois sous ce toit, et où les stigmates de ces deux ans et demi, disparaîtraient peu à peu. Si seulement, si seulement ça pouvait s’passer dans un claquement de doigts ; ç’avait semblé être ce qu’elle avait espéré dès le début, parce que ç’aurait été largement plus facile ainsi, hein ? Mais oui, bien sûr que ça devait prendre plus de temps, et bien sûr qu’elle n’pouvait pas blâmer Arcadio pour tout ça. « Si tu connais les ruses d’agent immobilier, peut-être que tu devrais t’lancer dans ça. » oui, la voilà qui parlait déjà à nouveau, de lui changeant de carrière. Peut-être que tout le monde n’était pas taillé comme elle, à avoir besoin d’changer de travail après un malheur, comme s’il fallait changer d’peau, d’identité, de n’plus croiser les mêmes têtes que d’habitude. Elle en avait vraiment eu besoin – mais là, cette fois, c’était une motivation bien plus égoïste qui l’habitait. Elle s’disait qu’au plus loin qu’Arcadio s’tiendrait de la police, au mieux s’en porterait leur famille. Ils ne l’méritaient pas, de toute façon, lui et son travail, lui et sa dévotion pour une cause qui, finalement, n’avait fait que s’retourner contre lui. M’enfin, heureusement, elle avait lâché ça d’un ton léger, un peu taquin, pas de quoi créer une polémique comme elle avait pu le faire, au tout début de cette soirée. La blonde préférait encore partager de bons moments avec le brun, plutôt que d’tenter le diable à nouveau, et de risquer de s’prendre la tête. Si bien que ce fut sans hésitation, qu’elle lâcha un rire, en repensant à ce fameux premier appartement. « Moi j’dirais qu’on avait trouvé un bon moyen d’équilibrer. Et d’économiser de l’eau. Les douches à deux, ça marchait vraiment bien. » comme si ç’avait vraiment été une question de praticité, pour économiser un maximum d’eau chaude. « Peut-être qu’on aurait dû penser à ajouter la vaisselle dedans, histoire d’être encore plus économes. » ricana-t-elle encore. Comme quoi, y’avait matière à se faire des bons souvenirs à partir de beaucoup de choses. Parce qu’Iris, elle se souvenait bien avoir eu le mal du pays, au tout début. Elle se souvenait aussi qu’Arcadio et elle s’étaient pas mal pris la tête, dans un endroit si exigu, à devoir s’adapter à vivre en couple, dans un appartement, chose qu’ils n’avaient jamais faite avant Seattle. Et pourtant, maintenant, c’était la solitude plus qu’autre chose qui lui pesait – un vide que ni les photos, ni les vêtements accrochés dans le placard n’avaient pu complètement effacer, bien évidemment. Alors ouais, elle aurait pu passer des heures à caresser les cheveux du jeune homme, dès lors qu’il vint vers elle, qu’il déposa sa tête sur ses genoux : elle n’aurait même pas pensé à elle, qu’elle imaginait déjà, la blonde. « T’as raison, ouais. » l’air de rien, c’était une admission qu’elle faisait, Iris, là, sur cette histoire de nuit complète : elle n’avait pas envie de s’plaindre ou de comparer quoique ce soit de ce qu’elle avait connu, à un lit en prison. Mais entre la peine, la culpabilité, la colère – la naissance de Nancy, les mois où le bébé ne faisait pas ses nuits, les inquiétudes, le déménagement, la culpabilité (encore), et cette histoire récente de tueur à Forks, elle n’pouvait pas dire qu’elle dormait bien depuis un certain temps, non plus. Et si ça pouvait être un vrai cadeau qu’il désirait vraiment, elle voulait, elle, s’appliquer à essayer de vraiment le lui offrir. Si ça devait signifier qu’il s’endorme là, sans qu’ils n’aient vraiment fêté grand-chose, tant pis, elle était prête à s’adapter. Mais le brun se retrouva bien vite à se relever, et elle en resta songeuse un instant, assise sur le bord du lit à l’observer. Assez longtemps pour qu’elle soit là, devant lui, alors qu’il enlevait sa chemise : Iris dut se faire bataille pour ne pas détourner le regard, dans un réflexe stupide, comme si elle aurait pu oublier qu’elle était mariée à l’homme face à elle, et qu’il n’y avait pas de quoi jouer les mijaurées. Elle reconnut son grain de peau, ces détails qu’elle avait toujours eus dans sa tête, dès l’instant où elle était tombée amoureuse de lui – mais cette impression de confort s’envola bien assez vite quand elle remarqua les cicatrices, elle se renfrogna, se releva soudainement, comme si elle était rattrapée par le réel. « Qu’est-c’qu’y s’est passé ? Hein ? » elle demanda, incapable de se contrôler, la colère remontant en à-pic en elle. Pas contre Arcadio, bien sûr, contre cette entité toujours invisible qui leur avait imposé tout ça, et n’avait même pas été fichu de protéger correctement son mari. Tant pis, hein, il avait été censé être un criminel, n’est-ce pas ?! Ça devait bien être comme ça qu’ils pensaient, dans le domaine pénitencier. Mais Iris, elle, elle fulminait – du moins, jusqu’à ce qu’elle croise le regard d’Arcadio, et ça lui échappa – l’abattement la prit, surtout, alors qu’elle se sentait à nouveau au bord des pleurs. Comme une idiote. Ou comme une femme qui imaginait soudainement, d’un coup comme ça, toutes les choses qu’avait dû traverser son mari – seul, dans des murs froids, exposé comme un tueur. Les douleurs qu’elle n’avait pu faire disparaître, les plaies qu’elle n’avait pu panser – les doutes auxquelles elle n’avait pas répondu. « C’est pas juste. » lâcha-t-elle seulement, la gorge serrée, la culpabilité martelant son crâne ; peut-être se blâmait-elle là, autant qu’elle blâmait tous ceux qui avaient précipité son mari dans ce trou à rat, et ne l’en avaient sorti que bien trop tard. Maintenant, elle comprenait bien que leurs insomnies n’avaient rien eu à voir.
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Arcadio Castillo
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Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Ven 2 Mar - 20:35

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

De toutes les fois il avait été obligé de se rendre en prison dans le cadre de son boulot, Arcadio avait toujours ressenti un froid glacial dans ce genre d’endroits. Ce n’était clairement pas le genre d’endroit où il avait eu envie de s’arrêter bien longtemps. Chaque fois qu’il avait quitté ces murs hostiles après un interrogatoire, il s’était dit qu’il était bien content de ne pas avoir besoin de s’y attarder plus longtemps que ça. C’était une prison, pas un centre de loisir et ça se voyait bien, avant même d’entrer dans le bâtiment. Il s’était souvent dit Arcadio qu’il était bien content de n’avoir aucune raison de finir en taule. Il avait été le citoyen modèle après tout, du genre à toujours payer ses factures et ses impôts à temps, à ne jamais avoir la moindre contravention parce qu’il respectait le code de la route à la lettre et en plus de ça, il avait été flic, payé à combattre le crime et non pas à le répandre, alors franchement, il avait cru que tout irait toujours bien dans sa vie et que jamais on ne l’abandonnerait au fond d’une cellule et il en avait été plutôt content. Il avait toujours su aussi que les flics qui se retrouvaient en prison payaient une peine encore plus douloureuse que celle qu’on leur imposait à la base. Ça pouvait facilement ressembler à des genre de rumeurs qu’on balançait ici et là, pour rendre l’ambiance dans les prisons encore plus tendue que ce que c’était en vérité, mais lui, il n’avait jamais douté de la véracité de ce qu’on disait sur les flics en prison. Ce n’était pas difficile à croire quand déjà en dehors des prisons ils se faisaient insulter par tout le monde et n’importe qui pour un oui ou pour un non, comme si demander à quelqu’un de respecter la loi, revenait à les insulter et à les priver de leurs droits. Alors, avant même d’être condamné à la prison Arcadio avait eu tendance à détester ces endroits.

Ça avait été pire, le jour où il s’était retrouvé dans une cellule, comme une bête en cage, alors même s’il n’avait rien fait qui puisse justifier ça. Il avait passé d’horribles jours là bas, entouré de gens avec qui il n’avait même pas eu envie de se lier d’amitié et qui de toute façon, l’avait détesté parce qu’il avait travaillé dans la police. Comme si ça avait été de sa faute à lui, s’ils avaient été en prison. Il s’était toujours dit et il n’avait pas hésité à le clamer haut et fort, qu’ils ne seraient pas là s’ils n’avaient pas commis un délit le justifiant. Pourtant, au fil des jours, des mois, des années, ces mots avaient fini par manquer de sens, alors même que lui, il n’avait jamais rien fait qui puisse justifier qu’on le mette en prison. Finalement, les flics et tout le reste du système judicaire ne faisaient pas si bien que ça leur travail. Est-ce qu’il pouvait encore bien faire le sien aujourd’hui ? Tout laissait à penser que non, il en était incapable, alors que donnait autant de cœur à son métier ça lui était impossible aujourd’hui. Il avait fait beaucoup de sacrifice dans sa vie pour être un bon flic, pour aider ceux qui en avaient besoin et tout ça pour se retrouver pris au piège et accusé d’un meurtre qu’il n’avait pas commis, alors, il savait bien qu’il n’était pas à sa place au sein de la police, mais qu’il avait repris ce job pour ne pas être au chômage et pour retrouver un peu de la vie qu’il avait eue avant. Maintenant, il savait bien qu’il allait finir par partir ou par être viré, s’il ne se bougeait pas un peu le cul. Le problème, c’était qu’il avait du mal à s’imaginer ailleurs, il n’y avait pas vraiment pensé en prison et maintenant, il avait du mal à savoir par quel bout prendre ce problème. Il savait au moins qu’il n’avait pas franchement envie de devenir agent immobilier. « Ils sont quand même souvent en costard-cravate eux non ? Et je pense pas que ce soit le genre de métier qui m’aille. » Il n’avait pas juste envie de contredire son épouse, bien au contraire, mais il n’avait pas non plus envie de quitter un job qui le faisait chier, pour un autre encore plus chiant et c’était un peu comme ça qu’il voyait le métier d’agent immobilier. « Comment tu as su toi, qu’organisatrice événementielle ça pourrait te plaire ? » Il se demandait si elle avait tenté parce qu’il fallait bien qu’elle fasse quelque chose ou si ça avait été une idée qui avait mûri lentement mais sûrement dans sa tête ou si, elle s’était réveillée un beau matin en sachant que c’était ça qu’elle voulait maintenant. Il ne savait pas comment ça marchait lui, mais peut-être bien que les conseils d’Iris et son vécu pouvait l’aiguiller un peu. « C’est vrai, on est plutôt malin. » Qu’il répondit, à propos de leur premier appartement et des douches qu’ils avaient partagé histoire d’économiser l’eau, ou juste parce qu’ils avaient aimé se retrouver ensemble sous la douche. « Y avait déjà pas beaucoup de place, avec la vaisselle en plus, ça aurait été compliqué. » Il en rigola légèrement, il avait eu plein de défaut cet appartement, ils pourraient facilement en faire la liste, même aujourd’hui, des années après l’avoir quitté, mais ça avait été leur premier appartement, alors, malgré les crises de nerfs que pouvaient provoquer une douche froide, au moins ils avaient été ensemble et ça, ça avait été vraiment bien. Ça pouvait sans doute être pareil ici, après tout, cette maison était bien mieux que leur premier appartement, s’il avait survécu là-dedans il devrait s’en sortir aussi. « On mérite tous les deux une bonne nuit de sommeil. » Peut-être bien que ce serait facile à retrouver ça, une fois qu’ils seraient couchés dans le même lit. Lui, il aurait facilement pu s’endormir là, la tête posée contre les genoux de son épouse, complètement relaxé. Mais il avait fini par se redresser, c’était son anniversaire, Iris avait préparé une soirée pour lui, alors il voulait pouvoir profiter de ça et pas juste dormir comme un petit vieux. Il avait fini par retirer cette fameuse chemise dont ils avaient beaucoup parlé ce soir, laissant apparaitre les cicatrices dont il avait hérité en prison. Face à la réaction d’Iris il se dépêcha d’attraper l’autre chemise pour la boutonner rapidement. « C’est rien. Ils n’aiment pas trop les flics en prison et j’ai pas vraiment essayé de me faire des amis. » Il n’était pas comme eux, alors pourquoi est-ce qu’il aurait voulu se fondre dans la masse hein ? Peut-être bien qu’il était déçu par le système judicaire pour lequel il avait travaillé, mais ça lui avait été impossible d’abandonner ses valeurs et ses convictions, pour sympathiser avec des criminels. « Non c’est pas juste. » Qu’il répéta en se rapprochant d’Iris avant de la prendre dans ses bras, encore un peu maladroitement, mais avec la volonté de la rassurer. « Mais j’ai tenu bon, je suis là maintenant. Je vais bien. » Avec Iris dans ses bras, l’odeur de son parfum, la chaleur de son corps contre le sien, c’était bien la première fois que son ‘j’vais bien’ était prononcé avec autant d’honnêteté. Ce soir avec elle, il allait bien et ces cicatrices, elles seraient toujours là contre sa peau, mais les bons souvenirs qu’ils pourraient se construire ensemble finiront sûrement par éloigner les mauvais souvenirs y étant liés, c’était le plus important à retenir.

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In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Sam 3 Mar - 1:17



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Dès qu’ils s’étaient installé à Seattle, Arcadio et elle, Iris avait arrêté d’imaginer son avenir à Forks. Peut-être avait-ce été pécher d’orgueil, et c’était pour cela qu’ils avaient irrémédiablement été ‘ramenés sur terre’ à coup d’injustices bien réelles. Mais oui, dès le moment où elle avait su rassembler assez de son courage pour se défaire du foyer familial et de la protection de ses parents, la blonde s’était sentie pousser des ailes, et des espoirs qui l’auraient amenée, adulte, à fonder sa propre famille, dans une ville toute nouvelle, avec l’homme qu’elle aimait. Ils avaient tout eu pour réussir, non, d’ailleurs? Iris, elle s’estimait avoir toujours mis les chances de son côté: c’était ça l’avantage à avoir su ce qu’on voulait faire depuis quelques années déjà - à l’école, elle avait su quelles lacunes combler, quelles matières sur lesquelles travailler pour vraiment pouvoir faire ce qu’elle souhaitait. Et même si elle avait dû lutter, parfois, même si elle s’était posée des questions, comme si tous les savoirs liés à son domaine de prédilection devaient lui venir ‘naturellement’, elle s’en était toujours sortie. Et Arcadio, de son côté, il n’avait pas eu beaucoup de mal à trouver un autre travail, au sein d’un autre poste de police, plus grand, plus moderne, plus ‘mouvementé’ que ce qu’ils avaient pu connaître à Forks. L’ironie voulait qu’ils avaient plaisanté sur ça, au tout début- la jeune femme avait elle-même souligné qu’il devait y avoir des choses plus palpitantes sur lesquelles enquêter dans une grande ville, que les chats écrasés ou le courrier volé de Forks. Le plus gros conflit qui existait encore dans leur ville natale, c’était le racisme; cette haine résistante chez certains, vis à vis de gens qui étaient installés dans la région depuis bien plus longtemps que n’importe quelle ‘famille blanche’ qu’on pourrait trouver dans les quartiers. Il y avait toujours eu de grandes disparités, des différences et même un fossé culturel, séparant d’épais pans de la population, et là-dedans, la police avait toujours dû jouer un rôle prédominent: des choses pour lesquelles Arcadio avait toujours été taillé, s’était-elle dit, Iris, puisque lui-même ne venait ni d’un peuple amérindien du coin, ni forcément d’une famille très avantagée par la vie et l’économie de ce pays. M’enfin, l’air de rien, la criminelle à Seattle, ç’avait semblé mieux lui correspondre, et elle se souvenait encore aujourd’hui, la Castillo, de toutes les fois où elle avait entendu les supérieurs de son mari, lui dire à elle, à quel point il était ‘un élément exemplaire’, à quel point ‘il faisait du bon boulot’, et à quel point ‘ils étaient satisfaits d’l’avoir avec eux’. Ça, à une époque, il avait semblé que tous les gens qu’elle avait croisés dans ce poste de police avaient su la charmer, Iris, trouver les mots pour la combler, la rendre heureuse et lui faire baisser sa garde. Parce qu’au final, quand il avait été question de poignarder Arcadio dans l’dos, personne n’avait hésité bien longtemps- hein? Bien sûr, la blonde n’avait jamais eu l’audace brûlante ou le cran de retourner dans cet endroit, après l’emprisonnement de son mari- elle n’avait pas eu l’courage de faire face à ceux qu’elle avait su responsables de tout ça. Alors ouais, tristement, elle s’était résolue à ce que peut-être, sa seule vraie option, soit de retourner à Forks, cette fameuse ville qu’elle avait quittée, quelques années plus tôt.


Et c’n’était pas un drame en soit, parce qu’Iris, elle l’aimait sa ville natale- elle aimait les coins de nature propres à Forks, qui faisaient son charme. Elle était la petite fille qui s’était toujours contentée de ça, n’avait pas rêvé des paillettes de Los Angeles ou de l’énergie tumultueuse de New York ou d’ces grandes villes avec des immenses bâtiments qu’on pouvait voir dans les séries ou les journaux télévisés. Elle avait dû revenir pour garder la face, s’disait-elle encore aujourd’hui; elle avait dû revenir pour sauvegarder ce qui lui restait de clarté d’esprit, histoire de réussir encore à s’occuper de sa fille et à essayer au moins de lui offrir un avenir plus réconfortant que tout ce qu’elles auraient pu avoir, à Seattle, si seules. Cette stupide ville avait perdu tout son charme, sans ce bonheur constant et si simple avec Arcadio, de toute manière- pire encore, c’était devenu un cauchemar à ciel ouvert, où tous les regards, même les plus anodins, toutes les présences, même les inconnues, n’avaient semblé que lui rappeler que tout le monde la haïssait, sans aucune raison. Iris, alors, elle avait vraiment dû faire comme elle pouvait, à s’chercher une nouvelle maison, s’construire une nouvelle vie- l’air de rien, elle avait été déracinée d’un endroit où elle avait eu bon espoir de se sentir heureuse pour toujours, bien entourée, bien accompagnée. Dorlotée, parce qu’amoureuse et capable de voir son futur être beau comme tout. N’était-ce pas pareil pour Arcadio? Sortir de prison avait dû lui remettre les pendules à l’heure- et elle était en partie responsable de la solitude dont il avait souffert, à c’moment-là; elle le regrettait, elle le regrettait amèrement. Mais ça n’changeait pas l’fait que s’il était venu vivre à Forks lui aussi, s’il était arrivé jusque-là, bon gré mal gré, blessé par la vie et par le monde, c’était pour faire ‘table rase’. Quitte à c’que ça signifie aussi, changer d’métier- au bout d’un moment, il semblait à la jeune femme, qu’il y avait de toute manière, des espoirs que ni le temps ni la patience ne pourraient réveiller. Elle avait arrêté d’espérer, elle, réussir à endosser à nouveau le rôle d’une infirmière, sans que tout ça n’soit connecté à cette part particulièrement douloureuse de son passé. Alors elle avait tourné la page, et tant pis si ça devait ressembler à du déni: l’air de rien, elle n’s’en sortait pas si mal. Mais ouais, elle avait du mal à imaginer Arcadio en agent immobilier- et pourtant, il était plutôt bricoleur et à eux-deux, ils avaient été bien malins pour se débrouiller, quand ils avaient commencé à vivre ‘une vie d’adulte’ avec tout ce que ça incluait: les factures, les galères, les magouilles des banques, des propriétaires ou des vendeurs tout à la fois. « J’crois bien que les agents immobiliers ont l’droit de s’habiller comme ils veulent, hein. Faut juste-... être présentable. » alors certes, peut-être que malheureusement, ça voulait dire ‘pas de jogging’. Mais pauvre Arcadio, y’avait bien peu de jobs ici ou ailleurs, qui lui permettraient de rester en jogging toute la journée. Peut-être que même Iris elle-même, si elle devait être un p’tit peu honnête, trouverait ça lassant, à force. Elle l’avait toujours aimé actif, son amoureux. Et pourtant, elle ne prétendait pas pouvoir l’aiguiller vers la carrière idéale- elle-même, elle s’disait que sa nouvelle ‘vocation’ était un coup de chance.

Un choix qu’elle avait dû faire, de s’lancer dans un truc qu’elle pourrait accomplir par elle-même, quand ses seuls diplômes auraient dû l’amener à l’hôpital à nouveau. « Ehm j’en sais rien. J’avais-... une amie, ici, qui organisait son mariage, je l’ai aidée. Et-... ça m’a occupée la tête. Et de là, on a commencé à me parler des gens qui faisaient ça de leur job. Et j’me suis dit que je pourrais avoir mes propres horaires, et voilà... » oui, elle avait bien du mal à présenter les choses, non? Iris s’en retrouva même à hausser les épaules, un peu gênée, presque. « J’veux dire, faut aussi pas mal de sang froid et gérer le stress et les imprévus. Un peu comme aux urgences, quoi. » et au moins, il n’était pas question de vie ou de mort, là. C’était reposant, mine de rien- un petit air frais, alors que le reste de sa vie (le personnel, par exemple) n’avait plus rien de reposant. Quand elle avait travaillé à l’hôpital, rentrer et retrouver Arcadio avait toujours été indispensable. Sans lui, ç’avait été insoutenable. Alors oui, sans doute que ç’avait été vraiment inévitable, qu’elle change de voie, rien que pour n’pas perdre la boule. On aurait pu lui offrir la plus grande maison qui soit, avec ce nouveau job, rien n’aurait valu les galères qu’elle avait endurée et desquelles Arcadio l’avait toujours consolée. Alors oui, elle souriait encore aujourd’hui, au souvenir de tout ce qu’ils avaient partagé, que ce soit dans l’espace le plus restreint qui soit. Elle en souriait bien plus que dans tout ce qu’elle avait vécu dans cette maison, peu importait à quel point elle était jolie et bien faite pour leur petite famille, avec sa suite parentale et la chambre ‘parfaite’ de Nancy. Ça faisait longtemps, ouais, qu’elle n’avait pas connu de vraie nuit complète et reposante, dans la maison à Seattle ou celle ici- parfois, la vraie fatigue l’assaillait assez pour qu’elle comate si profondément qu’elle n’rêvait même pas. Mais ç’avait été loin du sommeil bienheureux qu’elle avait connu, dans les bras d’Arcadio. Elle en sourit, alors, encore, à l’idée qu’ils puissent retrouver ça, tous les deux. Ensemble- si ça leur était enfin permis. « Ouais, on la mérite. » si celle-ci pouvait être un point final à tout ce qu’ils avaient enduré, ils la méritaient vraiment. Et ce serait une belle façon d’envoyer valser le monde. Tous les deux, dans ce lit- ça donnait envie, non? Une question qu’elle n’osa pas poser, encore trop peu désireuse de s’faire répondre qu’il préférerait retourner au canapé de sa soeur, ce soir ou n’importe quel autre soir. C’n’était qu’un lit, pourtant- mais les nuits toute seule dans celui-ci étaient si froides et vides. Iris, elle n’en pouvait plus. Et peut-être que si elle ne réagissait pas au quart de tour, tout pourrait être plus facile. Une évidence face à laquelle elle se retrouva, en remarquant que le brun passait vite sa chemise, alors qu’elle s’était levée et qu’elle n’avait pu s’empêcher de relever les cicatrices sur son corps. Quelle idiote- elle n’avait pas réfléchi, et même si elle en avait le coeur brisé, maintenant, elle avait également une bonne dose de culpabilité qui grimpait en elle. « J’suis désolée. » qu’elle s’excusa encore, pour elle ne savait quoi, juste le temps qu’il la prenne dans ses bras, qu’elle se love dans ceux-ci, sa main glissant par réflexe sur son flanc. « T’as pas besoin de t’cacher. Je-... j’suppose que j’y avais pas pensé... » ouais, bêtement, elle n’pensait pas aux fous qui poignardaient les autres pour elle ne saurait quelle raison - parce qu’elle avait bien reconnu l’aspect général de la plaie - et pourtant, elle en avait vu, aux urgences, des pauvres gens qui s’étaient pris un coup de couteau sans raison. « J’suis-... désolée, que t’aies eu à vivre ça. » elle ne put s’empêcher d’admettre, en le regardant dans les yeux, caressant sa joue après avoir hissé une de ses mains, pour venir glisser ses doigts dans ses cheveux. Toute cette histoire était encore trop, même pour elle; trop d’adversité balancée dans leur gueule alors qu’ils n’avaient rien demandé. Mais oui, ils avaient tenu bon et survécu, et ils étaient là, maintenant. Le songe la fit sourire, Iris, d’un petit air pincé alors que le bout de ses doigts traçait le contour des lèvres de son mari, jusque le long de sa mâchoire, les formes de son visage, le tracé de son cou- lui, tel qu’il était, parce qu’elle n’en avait jamais assez de le toucher, de le sentir, vraiment là.
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Arcadio Castillo
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Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Sam 3 Mar - 14:13

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

Il n’avait jamais été particulièrement ambitieux Arcadio, jamais il n’avait nourrit de rêves particulièrement démesurés, d’une carrière bien difficile à atteindre. Il avait hésité entre beaucoup de choses, rien qui ne promettait de le rendre un jour millionnaire. Il n’avait jamais supposé non plus que vivre de ses passions puisse être accessible pour un type comme lui, alors la musique avait été un passe-temps et les petites bandes-dessinées qu’il n’était amusé à créer quand il avait été plus jeune, ça avait été une distraction plus que quelque chose qui lui permettrait de gagner sa vie. Musicien ou créateur de bande-dessinées, ce n’était pas accessible à tout le monde après tout. Il s’était tourné vers la police alors, parce que ça correspondait bien à ses valeurs et en sa vision du monde. Son objectif en tête, il n’avait jamais essayé d’aller voir ailleurs, même par curiosité. Lui, il avait décidé qu’il deviendrait inspecteur de police, alors il avait travaillé dur pour y arriver et il ne s’était pas laissé d’autres portes ouvertes. A quoi bon ? Il s’était dit que s’il savait ce qu’il voulait, ça voulait dire qu’il ferait ça toute sa vie et que jamais il ne se retrouverait à se demander ce qu’il pouvait bien faire comme métier à présent. Il avait réussi, il avait rejoint les rangs de la police, ici à Forks où il n’y avait pas grand-chose à faire, puis à Seattle ou les choses avaient été à la fois plus horribles et plus dynamiques. Il avait aimé son job, il avait été appliqué dans celui-là et impliqué dans ce qu’il faisait, alors, au fur et à mesure que les années passées, il avait encore moins envisagé qu’un jour, il se retrouverait à vouloir changer de voie. Pourtant aujourd’hui, avec toutes les épreuves qu’il avait subit, en grande partie à cause du métier qu’il avait exercé, il avait du mal à se dire qu’il allait passer sa vie entière à faire ça.

Le problème, c’était qu’à part ça, il ne savait pas franchement quoi faire de ses dix doigts. Il n’avait pas de formation pouvant l’aider à se trouver autre chose et il se disait qu’il était un peu vieux pour reprendre des études et qu’il voulait vraiment répondre aux besoins de sa famille, alors il ne s’imaginait pas claquer des milliers de dollars dans une inscription à l’université, sans pouvoir aider Iris à gérer les dépenses de leur foyer. Ça faisait partie de ces nombreuses choses qui étaient compliquées ces derniers temps et qu’il allait bien falloir qu’il trouve un moyen de démêler, à un moment ou à un autre. S’il devait se faire une liste, agent immobilier en tout cas, ça ferait partie des trucs qu’il raturerait bien vite. « Ouais, je crois quand même pas avoir envie de faire ça. » S’il devait changer de métier, il voulait faire quelque chose qui lui plairait vraiment, il n’avait pas envie de passer sa vie entière dans une carrière dans laquelle il manquerait de motivation, ce serait encore une conséquence désagréable de tout ce qu’il avait pu vivre récemment. « T’es douée pour organiser les mariages en plus. » Il ne pu s’empêcher de sourire, d’un air partager en le mielleux et le mélancolique. Il n’aurait jamais pu gérer l’organisation de leur mariage aussi bien qu’elle l’avait fait et s’il avait été aussi parfait, ça avait été parce qu’Iris avait vraiment fait des merveilles. Il avait été motivé à l’idée de l’épouser et il avait eu quand même des idées, il ne l’avait pas laissée tout faire, mais il se disait que si l’un d’eux devait s’attribuer les mérites de leur beau mariage, ce serait elle plutôt que lui. » Je suis vraiment content que tu aies trouvé quelque chose qui te plait. » Il l’avait toujours encouragée quand elle avait voulu devenir infirmière, mais si maintenant elle avait autre chose qui lui plaisait tout autant, alors lui, il trouvait ça vraiment bien pour elle. Il espérait qu’il trouverait ça lui aussi. Peut-être que ce serait plus simple à tête reposée, après une vraie bonne nuit de sommeil comme il n’en avait pas eu depuis trop longtemps. Ils la méritaient tous les deux, cette nuit de sommeil vraiment reposante, peut-être qu’ils arriveraient à l’avoir ce soir, qui sait ? « J’pourrais pas dormir sans avoir mangé les nachos que tu m’as promis de toute façon. » Ce serait dommage après tout de se mettre au lit sans profiter de ce qu’Iris avait préparé pour lui. Ce serait dommage de couper court à cette soirée beaucoup trop tôt en allant se coucher tout de suite. Mais il avait bien l’intention de rester avec elle cette nuit, si elle voulait bien de lui, évidemment. En attendant, il s’était relevé pour changer sa chemise et il avait su dans le fond que ses cicatrices ne passeraient pas inaperçue. « C’est rien … » Qu’il répéta encore une fois dans une volonté de la rassurer, de toute façon, maintenant que c’était fait, qu’il s’était pris quelques coups de couteau sans que personne n’en ait rien à foutre, ils ne pouvaient pas remonter le temps pour changer ça. Ce n’était certainement pas à Iris de s’excuser en plus. « J’vais pas passer la soirée torse-nu de toute façon. » Alors elle pouvait considérer qu’il ne cachait rien, même si c’était ce qu’il avait cherché à faire dans un premier temps, mais en même temps, c’était vrai, il fallait bien qu’il la remette da chemise. « T’excuses pas, t’as rien fait. » Ce n’était certainement pas elle qui l’avait poignardé et elle n’avait jamais voulu ça, il le savait bien Arcadio. Il lui adressa un sourire en le regardant dans les yeux, alors que ses mains étaient accrochées à ses hanches. « C’est pas quelques cicatrices qui vont m’rendre moins sexy hein ? » Il arqua un sourcil, comme s’il attendait vraiment une réponse de la part d’Iris. En vérité, c’était une plaisanterie, parce qu’il n’était pas particulièrement prétentieux, qu’il ne s’était jamais trouvé particulièrement sexy, mais bon, ça faisait toujours plaisir d’entendre son épouse lui faire quelques compliments, ça faisait du bien à l’égo et après deux ans et demi en prison, il avait bien le droit à ça non ?


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Turn my head, Break my heart with mercy. Just move my feet, Move my hands, grow so gently. Mmm for love is still in me, We’ll hunger and we’ll bleed. The rising from the dust, We’ve seen how this is ours. ‘Cause you’re someone, You’re someone I can trust.
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In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Lun 5 Mar - 3:06



loving can heal
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i lost myself again, but i remember you. our love is six feet under; i can't help but wonder. if our grave was watered by rain, would roses bloom? could roses bloom again? retrace my lips, erase your touch, it's all too much for me. blow away like smoke in the air. (@tumblr)

Arcadio, elle n’pouvait pas dire que ç’avait été le coup de foudre de sa vie, Iris. Au contraire, elle, elle était un peu la pragmatique qui se disait que l’amour était comme une fleur qui se révélait progressivement à la lumière du soleil. Un sentiment patient, qui se construisait peu à peu. Elle avait connu, des ‘coups de foudre’ ou ce qu’elle croyait en être du moins - et pour elle, ça s’était surtout rattaché à l’adolescence, le lycée, ces fois où on avait le coeur qui s’emballait, principalement parce qu’on était juste gêné de se retrouver trop près de quelqu’un en particulier. Iris, elle voulait bien croire qu’elle avait souvent confondu amour avec un petit a, et Amour avec un grand A. Alors si Arcadio n’avait pas été l’homme qui l’avait frappé comme la foudre et avait mis son monde sens-dessus-dessous, il était celui avec qui elle avait progressivement révélé toutes les facettes de son coeur; sa confiance, ses envies, ses rêves, ses désirs, son bonheur tout entier, ses peurs, ses doutes, ses questions. Il était le seul à pouvoir dire qu’il connaissait tout d’elle, même ses goûts les plus honteux, même son aisance à être émotive devant des films à l’eau de rose, sa couleur préférée qu’elle n’pouvait s’empêcher d’afficher ici ou là, dans des touches parfois discrètes, parfois évidentes. Il était celui qui l’avait entendue chanter ses chansons favorites, celui qui savait exactement quel petit plat lui faire quand elle était malade, celui qui connaissait tout de ses hontes d’enfance, ses rêves embarrassants, ses secrets inavouables. Et aussi, tous ces petits trucs anodins du quotidien qu’il avait relevé, qu’elle n’avait jamais vraiment remarqués, de son côté. C’était ça l’amour non? Comme un gigantesque puzzle, fait de grosses pièces côtoyant des toutes petites pièces, et finalement, deux personnes, deux individualités qui se complétaient - et le temps au final, il n’avait pas d’importance. Alors se promettre fidélité, amour, loyauté et respect pour toujours, ça n’semblait pas être un exploit si fou que ça, ou un engagement si effrayant. Tant qu’ils avaient été ensemble, ouais, le temps n’avait vraiment eu aucune importance; Iris, elle s’était encore sentie jeune comme quand elle avait eu dix-sept ans, quand elle avait encore été avec Arcadio. Elle s’était sentie toujours aussi belle qu’au premier jour, toujours aussi attrayante et attirante et désirable qu’au début. Et peut-être bien que depuis peu, elle avait l’espoir que très vite, s’ils étaient vraiment tous les deux à nouveau, les deux années et demi qui venaient de passer, elles deviendraient vite rien du tout elles aussi. Qu’est-ce que c’était, deux ans, hein, dans quatre-vingt années de vie? C’était une façon de voir les choses, une théorie de la vie bien classique. Mais ces deux années, elles avaient été faites d’étapes importantes, d’souvenirs marquants, dans le bon et dans le mauvais sens- ç’avait presque été vingt ans d’expérience, de désillusions, de difficultés, de peines, condensées en un temps très limité. Alors ouais, ça laissait des dommages, ça laissait des traces visibles ou invisibles- Iris, elle n’avait juste pas été prête à les voir, trop effrayée que les dommages soient permanents, et trop avancés pour qu’ils puissent en sortir intact.

Et qu’est-ce qu’elle ferait, sans Arcadio, hein? Sa vie avait été vide de sens, littéralement vide de sens sans lui, pour ces deux dernières années. Et tant pis si on la jugeait pathétique et minable pour penser ça, au moment de dresser un bilan de ces deux ans passés sans lui. Tant pis si elle devait passer pour la non-féministe par excellence, qui dépendait littéralement de l’homme duquel elle s’était éprise. C’n’était pas juste une amourette, après tout, c’était Arcadio, l’homme qu’elle avait épousé, qu’elle aimait, qu’elle voulait avec elle pour le restant de ses jours. Alors oui, elle avait eu Nancy, et Nancy l’avait rendue heureuse- malgré toutes les peurs qu’elle avait eues au début; bien sûr que sa fille, c’était son monde, son univers, son ciel, son centre de gravité. Et elle avait été une mère sans concession, pendant ces deux ans. Mais Iris la femme, Iris l’individu qui existait pour elle-même, à chercher un bonheur presque égoïste où elle se sentirait être importante pour quelqu’un- ça, ç’avait comme agonisé dans un coin, oublié, abandonné, perdu. On lui avait arraché la personne qui l’avait faite se sentir si vivante, si vibrante, si unique et indispensable. Et personne ne pourrait jamais lui rendre ces deux ans perdus, à se vider peu à peu de sa substance, à devoir tenir bon comme ça, parce qu’elle n’avait pas eu d’autre solution. Alors ouais, aussi bizarre cela pouvait-il paraître, le brun était bien le premier à vraiment s’intéresser à son travail; on lui avait déjà demandé pourquoi est-ce qu’elle avait changé, mais plutôt avec de la critique dans la voix, un genre de scepticisme parce qu’on ne comprenait pas, alors on n’acceptait pas vraiment. Elle savait déjà que là, c’n’était pas pareil- et déjà, le soutien de son mari, c’était tout ce dont elle avait besoin, Iris, pour prendre ses aises dans ce nouveau rôle qu’elle s’était choisi. Alors elle sourit, bien naturellement, par surprise plus que n’importe quoi d’autre, quand il lui dit qu’elle était douée pour organiser des mariages. Le seul mariage qu’il l’avait vue organiser, ç’avait été le leur, et bien sûr qu’elle avait mis toute son énergie et toutes ses idées, dans celui-ci, qu’il soit parfait comme dans ses rêves. A une époque où la réalité, elle avait vraiment tout eu d’idéal. « Faut dire que le seul mariage que tu m’as vue organiser, il me tenait tout particulièrement à coeur. » plaisanta-t-elle en guise de répartie, incapable pourtant de contrôler le sourire qui avait éclairé son visage, sous le compliment. Jusque-là, au moins, personne ne s’était plaint de sa façon de faire, et les affaires tournaient plutôt bien - ça devait signifier quelque-chose, hein? Pourtant, elle n’avait pas envie de parler ‘carrière’ toute la soirée, Iris. Même celle d’Arcadio, l’air de rien; elle n’voulait pas risquer de pousser le bouchon, de forcer les choses- il était retourné dans la police, après tout, peut-être dans un désir de tourner la page, de n’pas perpétrer sa rancoeur et elle, elle n’aidait pas beaucoup. Pour l’heure, c’était encore largement trop compliqué pour elle- trop lui demander que de n’pas être méfiante et en colère, vis à vis de cette justice arbitraire qui lui avait tant fait mal, alors qu’ils n’avaient jamais vraiment rien eu pour qu’on s’en prenne à eux. « Dormir le ventre vide, c’est jamais une bonne idée. » et en plus, il avait du poids à reprendre, Arcadio, pour que son alliance tienne bien à son doigt- elle avait retenu la chose, Iris. Maintenant, à y réfléchir, elle regrettait de ne pas avoir eu le temps de cuisiner, vraiment - probablement que sa cuisine à elle, elle aurait voulu que ce soit une des premières choses qu’il retrouve, en revenant à la maison. M’enfin, c’était trop tard, hein? Et son sourire, son air naturellement heureux, il s’étiola quelque peu à la découverte de ses cicatrices; les nachos et le lit disparurent soudainement de ses pensées, à la blonde, alors que le réel la frappait en plein visage. Elle s’était cru toucher du bois, quand son mari bossant à la criminelle était toujours rentré indemne jusqu’à elle. Mais bien sûr que la prison avait remédié même à ce sentiment de sécurité. Elle n'avait rien fait, qu’il disait, Arcadio- mais Iris, elle ne put simplement être consolée par ça; au contraire, son visage se renfrogna d’avantage, sa gorge se serra et elle, elle dut fuir son regard au brun, pour essayer de prendre contenance; « Non-... t’as traversé tout ça, t’as souffert comme ça. Et moi-... » et elle, elle était partie. Alors oui, elle devait bien s’excuser pour ça, non? « J’aurais dû être là. » et entre son coeur et ses nerfs, y’avait eu tout un débat, quand elle avait choisi de partir; tout son coeur, ses sentiments, toute son âme, ils étaient restés avec Arcadio, à l’aimer, à s’inquiéter, à avoir mal de ne plus le voir. Mais mentalement, moralement, elle n’avait plus tenu, elle n’avait plus pu rester à Seattle. Vraiment, elle aurait dû être plus forte- et peut-être que comme ça, tout aurait été plus facile. Mais ses propres pleurs, ses peines, elle les suspendit en relevant enfin les yeux vers son époux, ricanant à moitié à sa question, parce qu’elle ne put s’en empêcher. « Bien sûr que non. T’es toujours aussi sexy... » une assurance qu’elle ponctua d’une petite moue, d’abord presque boudeuse de devoir passer des presque pleurs à un sourire, et puis de plus en plus mutine avec les secondes, alors qu’elle enroulait ses bras au creux du dos d’Arcadio, se collant ostensiblement contre lui. « Est-c’que t’as besoin d’une piqure de rappel? Que je te remémore l’effet que tu me fais? » la voilà provocatrice, désormais, se mordillant la lèvre, osant au moins, alors qu’en une caresse discrète, elle avait réussi à glisser le bout de ses doigts sous cette fameuse chemise toute propre, contre sa peau dont elle n’avait absolument pas peur, quelles que soient les cicatrices qui pourraient se trouver dessus. Elle l’aimait, Arcadio- et elle l’avait dit, hein, déjà la dernière fois, sans l’ombre d’un doute, sans savoir pour ces plaies, qu’elle le prenait tout entier, tel qu’il était. Même avec ses blessures de guerre.

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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Lun 5 Mar - 12:25

- intervention du pnj -
Mon cher @Arcadio Castillo, on sait tous que ton passage en prison n'a pas été de tout repos. Te souviens-tu de ton altercation avec un des membres du gang des SSS, ce qui lui a voulu l'isolement pendant plusieurs jours ? Il ne l'a pas oublié, tu sais. Ils savent où tu es. Et alors que ta soirée s'annonce calme et paisible avec Iris, tout d'un coup les lumières de la maison s'éteignent. Une simple coupure de courant ? Pas vraiment non. Le bruit des motos ronronne dans le quartier, alors que des serpents en plastiques sont lancés contre les vitres.
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Arcadio Castillo
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Posts : 459
Pseudo : sweet poison (anaïs).
Id Card : bob morley.
Points : 1168

Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
Address : il squatte sur le canapé de sa frangine.
satellite heart

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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Lun 5 Mar - 13:44

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

Il y avait bien des raisons qui faisaient qu’Arcadio était tombé amoureux d’Iris. Elle avait été plus jeune que lui, mais ça n’avait jamais été un problème, ce n’était pas comme s’il avait eu dix ans de plus qu’elle après tout. Il ne savait pas trop, peut-être qu’il y avait des gens qui l’avaient insulté, parce qu’il était plus vieux qu’elle et qu’en plus, il était se type aux origines étrangères bien marquées qui fréquentait la jolie blonde bien blanche de bonne famille. Au fil des années qu’il avait passé à Forks, il avait appris à faire suffisamment abstraction de ce genre de commentaires pour ne pas s’être focalisé là-dessus quand il avait commencé à fréquenter Iris. Il n’avait pas eu grand-chose à faire de ce que les autres pensaient de leur relation à Iris et lui. Ils s’aimaient tous les deux et c’était bien ce qui comptait. Il l’avait aimée à tel point que ça avait été une évidence pour lui de laisser derrière lui la petite vie qu’il avait eu à Forks, pour partir à Seattle avec elle. Il avait su que sans elle Forks n’était qu’une petite ville dénuée d’intérêt. Pourquoi est-ce qu’il serait resté, si ça avait été pour être là, sans la fille dont il était tombé amoureux. Il avait eu sa famille, il avait eu ses amis, le métier dans lequel il débutait, mais tout ça, ça n’avait pas fait le poids face à Iris. Il n’avait jamais regretté sa décision de partir, même si l’appartement qu’il avait eu à Forks avait été plus grand, plus pratique et moins cher que celui qu’ils avaient eu à Seattle. Avoir sa petite-amie avec lui, ça avait fait la différence, ça avait rendu tout plus simple, alors Seattle, ça avait été un bon choix, peu importait comment les choses avaient finies par tourner et tous les malheurs qu’ils avaient essuyé ces dernières années, partir à Seattle, ça les avait rendus heureux.

S’il fallait faire une comparaison, ils pourraient facilement arriver à la conclusion qu’ils avaient connu plus d’années de bonheur que de malheur. Ils étaient ensemble depuis dix ans et sur cette durée ils n’avaient été séparés que pendant deux ans et demi, alors techniquement, ce n’était pas grand-chose à l’échelle de leur histoire. Mais, c’était difficile, impossible même, de juste se contenter de penser comme ça et d’oublier ce qu’ils avaient connu pendant ces deux ans et demi. Il ne pouvait pas faire ça, Arcadio, pas alors que tout était encore bien frais dans sa mémoire. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était espérer qu’avec le temps qui passerait, ce qu’il pourrait reconstruire avec Iris, ça lui permettrait d’oublier un peu toute cette histoire. Laisser la police derrière lui, ça pouvait être une bonne solution, peut-être qu’il y arriverait, grâce à l’aide de sa femme, il devrait bien finir par réussir à trouver autre chose. Pour aujourd’hui, il préférait quand même parler d’elle, de ce qu’elle faisait et de leur mariage, c’était plus motivant que tout le reste. « Ouais et je peux dire qu’il était vraiment parfait. » Leur mariage avait été parfait, c’était une évidence qu’il avait gardé en tête au fil des années. Il ne doutait pas que la jeune femme soit capable d’en organiser des beaux, même si, évidemment, il n’y en aurait jamais un meilleur que le leur. Ça avait été un jour unique qui resterait à jamais gravé dans sa mémoire. Au moins, c’était quelque chose que les années qu’il avait passé en prison n’avaient pas réussi à lui arraché de ses souvenirs. C’était le plus beau jour de sa vie, celui qui avait censé être en compétition avec la naissance de leur fille, malheureusement, cette journée-là, il n’avait pas pu la vivre aux côtés de son épouse. Il n’avait pas pu la soutenir, ni serrer sa fille dans ses bras. Ça en revanche, la prison et cette justice pourrie le lui avait pris. « Faudrait pas que j’commence à prendre de mauvaises habitudes alors. » C’était trop tard pour ça en vérité, ce n’était pas rare qu’il ait zappé un repas ou deux, depuis qu’il était sorti de prison, parce que souvent l’appétit lui manquait ces derniers temps. Mais, partager un repas avec Iris, bizarrement ça, ça lui ouvrait assez l’appétit, comme si être avec elle suffisait déjà à régler une bonne partie de ses problèmes. Même ses insomnies, il se disait qu’elles pourraient bien disparaitre s’il passait la nuit en compagnie de son épouse. Pourtant, il avait l’impression qu’y avait toujours des petits trucs pour tout compliquer. Maintenant, fallait croire que c’était ses cicatrices qui ramenaient les sujets compliqués au milieu de cette soirée. Il aurait préféré éviter, mais elles étaient là ces cicatrices, sur sa peau pour toujours, alors il ne pouvait pas juste les cacher. « L’avantage de l’infirmerie c’est que les visites ne se font pas derrière une vitre … » Ça voulait dire que si elle avait été là, ils auraient pu se toucher, au moins un peu, mais franchement, jamais il n’avait eu envie de se faire poignarder pour ça. « Au-delà de ça, y avait pas grand-chose à faire de toute façon. » Et peut-être qu’il avait préféré qu’elle ne le voit pas dans cet état, il ne savait pas trop, mais de toute façon, c’était trop tard pour le découvrir. Elle était là maintenant et il n’avait plus envie de revenir sur tout ça, pas ce soir, alors il était bien content d’avoir trouvé un moyen de détourner l’attention de la jeune femme. « Ouf, je suis rassuré. » Si elle le trouvait toujours sexy malgré ses cicatrices, alors c’était déjà un bon début, il espérait qu’elle pourrait en faire abstraction, sans quoi il aurait bien du mal à lui-même les oublier. « Ouais, je crois bien que ça pourrait m’être utile. » Un sourire sur les lèvres, il glissa des mains jusque dans le bas du dos de la blonde pour la serrer encore plus contre lui, ça faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait pas serrée contre lui, qu’il n’en fallait plus pour affoler son cœur et lui couper le souffle. Pourtant, trop vite, ils se retrouvèrent plongés dans le noir, comme ça sans raison apparente et dehors y avait des bruits de moteurs gênants. « J’vais aller voir c’qui se passe. Le compteur est dehors ? » Mieux valait qu’il soit dehors que dans la maison, sinon ça voudrait dire que quelqu’un était entré pour couper l’électricité et c’était quand même flippant. « Je devrais pouvoir remettre ça, t’as pas une lampe torche ? » Ce serait plus simple pour s’éclairer, dans le noir. En attendant, il avait sorti son téléphone de sa poche pour allumer la lumière de ce dernier, histoire de les sortir un peu du noir. Maintenant, y avait du bruit contre les fenêtres, en bas, pour ne pas arranger les choses. « C’est probablement juste des jeunes qui s’amusent à emmerder le monde … » Il attrapa la main d’Iris, pour essayer de la rassurer, sans doute qu’elle avait été confronté à des situations similaires quand il avait été en prison, mais, il n’avait pas envie de laisser une bande d’imbécile effrayer sa femme comme ça. Au pire, en sortant, il en profiterait pour récupérer son arme dans sa voiture.



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you're someone to light the way for us.
Turn my head, Break my heart with mercy. Just move my feet, Move my hands, grow so gently. Mmm for love is still in me, We’ll hunger and we’ll bleed. The rising from the dust, We’ve seen how this is ours. ‘Cause you’re someone, You’re someone I can trust.
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Iris Castillo
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Pseudo : MARY-W. + marie.
Id Card : eliza taylor (@sweet poison).
Points : 1258
Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Lun 5 Mar - 22:23



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iris castillo & arcadio castillo
i lost myself again, but i remember you. our love is six feet under; i can't help but wonder. if our grave was watered by rain, would roses bloom? could roses bloom again? retrace my lips, erase your touch, it's all too much for me. blow away like smoke in the air. (@tumblr)

Le bonheur, le vrai, complet et indéniable, Iris avait fini par croire qu’elle ne pourrait plus le retrouver, tant qu’Arcadio n’était pas dans sa vie. Il faisait partie intégrante de ce qu’elle voyait comme le monde qui la rendait heureuse; certains diraient même qu’il devait en être la pièce centrale et maîtresse. Tous les désirs qu’elle avait pu avoir dans la vie, ils avaient été connectés à lui, et elle avait voulu les voir se réaliser quand il avait été à ses côtés, en partageant tout ça avec lui. Irrémédiablement, quand le vide remplaçait la présence de quelqu’un à qui on était tant attaché, il ne restait plus grand chose, hein? Iris, à défaut de savoir où elle en était dans sa vie de femme, en tant qu’individu ayant des rêves pour elle-même, elle avait eu son rôle de mère, auquel se raccrocher. Et peut-être alors que la maladie de Nancy avait même été le parfait prétexte pour qu’elle ne se concentre que sur ça: une sonnette d’alarme, qu’elle avait interprété quand les médecins lui avaient annoncé le pronostic de la maladie de sa fille. Presque un appel au secours, lancé par la petite elle-même, qui essayait d’faire entendre qu’elle était là, elle aussi, et qu’elle méritait au moins qu’on s’occupe d’elle. La blonde avait alors consacré ces deux dernières années à Nancy, et Nancy uniquement. Ç’avait été difficile d’abandonner l'espoir d’un jour retrouver Arcadio, libre, parce qu’elle se serait assez débattue, elle aurait assez lutté d’où elle était, pour être enfin entendue et faire rouvrir le dossier de son mari. Ç’avait été impossible, vraiment impossible, d’aller jusqu’à lui pour lui annoncer la nouvelle- comme si elle tournait la page vraiment, qu’elle abdiquait bien plus qu’elle n’aurait jamais pu le vouloir. Elle n’avait pas eu envie de lire dans les yeux de son mari, la trahison, les blessures, les peines- ou la solitude à venir, qu’elle était obligée de lui infliger, comme elle se l’était infligée à elle-même. Alors ouais, malgré les apparences, Iris avait tous les symptômes de la femme qui s’était négligée; elle n’était pas allée chez le coiffeur depuis un certain temps, elle n’allait pas chez le médecin quand elle était malade, elle ne prenait pas le temps de se reposer, de se ressourcer, de se recentrer sur elle-même. Quelque-chose lui avait toujours dit, d’toute manière, que si elle devait se risquer à le faire, ce n’serait que pour s’effondrer complètement, alors qu’elle n’pourrait que se rendre compte de tout ce qu’elle avait perdu et abandonné. Tous les échecs qu’elle avait accumulés, et les trahisons qu’elle avait commises. Sa mère lui avait parlé d’aller voir un psychologue pour au moins parler de ses tracas, se libérer de ça et entamer, soi-disant, une guérison pour passer à autre chose, quitte à ce que cela doive signifier qu’elle abandonne son mariage aussi. Mais comment s’y résoudre? A force, alors, Iris n’avait parlé à personne de tous les ressentiments et les sentiments qui tournaient en tornade en elle, cette eau tranquille qui pouvait si vite se soulever avec hargne, rage et tristesse, dès qu’on la provoquait un peu. Ce soir en avait été la preuve, hein? Et elle n’savait pas, si croire que la présence d’Arcadio à ses côtés soit comme un baume soignant tout ça, était de la naïveté ou la réalité- Iris, elle n’avait plus envie d’être en colère, mine de rien. Elle n’avait pas envie de se disputer tous les quatre matins avec son mari enfin retrouvé. Alors comment savoir que tout allait bien se passer, maintenant, hein?

Mais après le désespoir, suivait toujours une période de mieux- c’était, il semblait, ce qui avait l’air de découler de ce soir, plus qu’autre chose. Iris, elle avait été nerveuse au moment d’ouvrir la porte de chez elle, d’accueillir à nouveau Arcadio. Y’avait eu des choses qu’elle n’avait pas eu envie d’entendre à nouveau, des conversations qu’elle n’avait pas eu envie d’entamer avec lui. Mais ils n’avaient pas tenu bien longtemps, hein? Et maintenant quoi? Elle ne savait combien de temps pouvait durer la prospérité dans laquelle ils semblaient tous les deux désireux de s’engager, à parler du futur, à penser au passé en ayant un sourire sur le visage- à essayer de n’garder que le bon, où qu’ils aillent et peu importait d’où ils venaient. « Bien sûr que notre mariage était parfait, duh. Comme si j’allais faire les choses à moitié. » rit-elle donc avec aisance, aux paroles de son époux; le jour de leur mariage avait été magique, ouais, mais beaucoup pourraient discuter l’fait que leur mariage, ensuite, ait été ‘parfait’. Même Arcadio lui-même, hein, avait déjà sous-entendu l’inverse? Elle n’avait pas été la femme parfaite, apte à tenir bon face à l’adversité la plus aride, celle qui s’était si lourdement écrasée sur sa vie, alors qu’elle avait été habituée à flotter si haut, sur un nuage de bonheur, avec lui. Elle en avait clairement baissé sa garde, incapable de croire que le réel, l’injustice du monde, puissent les rattraper d’une telle façon: qui est-c’qui vivait au quotidien, en s’attendant qu’un beau matin, les flics débarquent à sa porte pour embarquer des innocents en prison, hein? A croire qu’Iris avait été naïve de n’pas s’en rendre compte plus tôt - ça n’avait pas été faute de s’blâmer elle-même, hein, de s’dire qu’elle aurait dû savoir, qu’elle aurait dû savoir, qu’elle aurait dû faire comprendre à Arcadio de prendre un peu de recul vis à vis de cette fameuse enquête qui lui avait bouffé tant de temps. Maintenant, elle n’avait plus vraiment de leçon à donner- si elle ne se laissait pas submerger et avoir sa vie dictée par son travail, elle avait été prise d’assaut par d’autres préoccupations, d’autres inquiétudes, d’autres devoirs qui lui avaient fait déserter d’autres rôles. C’n’était pas facile de tout équilibrer, hein? Et dans l’idée, elle n’avait pas beaucoup de leçon à donner à son mari, aujourd’hui, s’il devait sauter un repas- elle aussi, l’avait fait, parfois pour des raisons aussi stupides que d’avoir le moral dans les chaussettes, l’incapacité d’avaler quoique ce soit pendant toute une journée. Pas étonnant que les gens autour d’elle aient pu penser qu’elle devait tourner la page, et qu’elle avait besoin d’aller voir un psy. Sa culpabilité, après tout, elle n’saurait jamais vraiment comment s’en défaire- ce qui était fait était fait, ouais, ce serait facile si elle avait pu se contenter de penser ça pendant tout ce temps. Mais ça n’avait jamais été la formule magique qui avait tout résolu pour elle; et même maintenant qu’Arcadio était sorti de prison, même maintenant que ces cicatrices avaient bien vieilli sur son corps, elle était encore hantée, elle, par le sentiment d’avoir tout foiré. Les paroles du brun n’aidaient pas- quand bien même elle savait au fond d’elle que si elle avait dû le retrouver dans une infirmerie après qu’il se soit fait poignarder, le toucher aurait été le cadet de ses soucis, et certainement pas le réconfort qui aurait pu complètement l’apaiser. « Ehh, j’aurais sans doute payé quelqu’un pour faire assassiner le gars qui t’aurait fait ça, si j’avais été là... » elle préféra en plaisanter, encore, bien faiblement cette fois-ci, dans un rictus. Peut-être que le désespoir aurait pu la conduire jusque-là, au bout d’un moment- très franchement, elle était incapable de garantir que ça n’aurait pas été le cas, si elle avait dû rester à Seattle. Si elle avait dû voir son mari être si directement en danger, encore une fois, parce qu’il était coincé dans une prison où il n’avait pas du tout sa place. Elle en serait devenue folle, folle à lier, pour sûr. « Je vis pour servir. » qu’elle put rire de plus belle, du miel dans la voix et dans le regard, quand s’approcher d’Arcadio fut si réconfortant- elle n’voulait plus être triste, elle n’voulait plus s’énerver, et c’était facile de penser que c’était possible, comme ça. Le réconfort fut de courte durée, alors qu’elle s’était laissée aller à le charrier un peu, avec un petit regard malin, se faisant désirer alors qu’elle n’avait qu’une envie, l’embrasser, à nouveau. Vraiment. Mais les lumières s’éteignirent, comme ça, d’un coup d’un seul- et il fut impossible pour Iris de ne pas complètement se tendre, des pieds à la tête. Voilà que le bonheur s’était envolé d’un coup, évaporé par chaque pore de sa peau, son visage ayant pâli, en perdant son si beau sourire. « Qu’est-c’qu’y se passe? » dehors, elle entendit des vrombissements qu’elle prit d’abord pour une armée de buffles attaquant. Qu’elle reconnut comme des moteurs- de voiture? - de moto à l’extérieur de sa maison. Quoi? Elle se souvenait bien, encore aujourd’hui, de l’impression que ça faisait, d’avoir les lumières de phares projetées dans sa maison- c’était pareil, exactement pareil là maintenant. Et tout en elle s’effondra, son coeur s’emballa, son sentiment de sécurité fracturé en mille morceaux. Elle avait cru que tout ça, c’était fini. Trop occupée à paniquer, à tourner sur elle-même, à se cramponner à Arcadio, elle ne répondit pas à ses questions à lui- ce calme-là dans ce genre de situation, elle, elle l’avait perdu depuis longtemps. « Ehmmm-ehh... oui. Ouais. » réussit-elle vaguement, presque sans même s’en rendre compte elle-même, à articuler, avant de désigner le tiroir d’une des tables de chevet de la chambre. Un réflexe qu’elle avait pris à Seattle, et qui - heureusement, fallait croire - ne l’avait pas encore désertée, même à Forks. Il y avait une lampe torche dans chaque pièce de la maison, et tant pis si ça devait paraître ridicule; elle, elle s’était déjà retrouvée sans courant, avec des gens qui semblaient prêts à l’attaquer, sans raison. Elle, elle s’disait que ça n’pouvait pas être ‘juste une bande de jeunes’, alors elle restait fermement accrochée à la main d’Arcadio, assez pour le retenir comme un piquet planté dans la terre. « N’y va pas-... » elle avait vraiment cru que le cauchemar s’était arrêté, à Forks; elle avait été tranquille, assez pour s'imaginer que c’était mieux ici. Est-c’que ça n’le serait nulle part? Et si ça n’avait rien à voir avec Seattle, si c’était cette histoire de tueur en série à Forks, qui était capable de s’en prendre à des gamins sans défense, hein? « Y va pas tout seul... » ça voulait dire qu’elle allait devoir se convaincre de bouger, chose qu’elle fit tant bien que mal, en tremblotant sur elle-même alors qu’elle enlevait ses chaussures. C’était pathétique, non? Le pire, c’était que d’habitude, elle avait aussi toujours pris le réflexe de toujours garder un oeil sur son téléphone, de savoir où il était. Mais là, engoncée dans cette stupide robe, l’esprit tant accaparé par ses illusions de bonheur si vite réduites à néant, elle ne savait même plus ce qu’elle en avait fait, ou quand est-ce qu’elle l’avait touché la dernière fois. Elle était juste sans défense, ce même sentiment qu’elle avait cru ne plus jamais avoir à ressentir de manière aussi frappante.

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angel sent from up above, you know you make my world light up. when i was down, when i was hurt, you came to lift me up. life is a drink and love's a drug
- i'll cross the sky for your l o v e.

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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mar 6 Mar - 0:05

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La prison, elle avait laissé de nombreuses séquelles dans l’esprit du brun, comme sur son corps. Depuis qu’il était sorti, il avait l’impression que redevenir l’homme qu’il avait été par le passé n’allait pas être une chose facile. Il avait cru que la meilleure chose à faire, c’était d’attendre d’avoir atteint ce but avant de retourner vers Iris, parce qu’il n’avait pas eu envie qu’elle voit ce qu’il était devenu. Il avait l’impression d’être un homme complètement différent de celui qu’elle avait pu épouser et il avait eu peur qu’elle ne puisse pas l’accepter. Y avait plein de choses qui lui faisaient peur depuis qu’il était libre. Il avait des questions, des doutes, des angoisses, tellement de trucs au fond de son crâne qu’il avait l’impression qu’il allait avoir besoin de ses séances chez le psy pendant longtemps. Mais, y avait un point sur lequel il s’était trompé et c’était l’évidence qui lui était venue ce soir alors qu’il s’était disputé avec Iris. Il n’avait pas besoin d’attendre d’aller mieux pour la retrouver, parce qu’il n’irait jamais mieux sans elle. Iris, c’était son épouse, celle qu’il avait épousée quelques années plus tôt et qu’il fréquentait depuis dix ans maintenant. Il n’y avait personne dans ce monde qui le connaissait mieux qu’elle. Y avait des choses qu’elle savait que même sa famille ignorait, parce que depuis dix ans maintenant, dès qu’il avait eu besoin de confier quelque chose à quelqu’un, c’était vers elle qu’il s’était tourné. Iris alors, elle était indéniablement la personne la plus à même de l’aider à redevenir l’homme qu’il avait été autrefois. Elle était cette part de sa vie dont il avait besoin pour être lui-même. Tout ce temps qu’il avait passé loin d’elle depuis sa sortie de prison n’avait alors pas beaucoup aidé à panser ses plaies. Il avait été idiot de retardé tout ça, parce qu’il savait maintenant qu’il n’y avait qu’avec elle qu’il se sentait si bien, complètement éloigné de tous ses démons.

Au moins, il n’avait pas compris ça trop tard, c’était déjà ça. Ça ne l’empêchait pas de s’en vouloir pour le temps qu’ils avaient perdu. Deux ans et demi de prison, sans pouvoir la toucher, ça avait été long, mais comme un imbécile, il avait fait durer le supplice encore plus longtemps. Il voulait que ça se termine maintenant, il voulait pouvoir rester avec elle et profiter de ce mariage si parfait qu’était le leur. Le jour-j avait été magnifique et rien n’aurait pu gâcher cette journée de toute façon. Le reste du temps qu’ils avaient passé ensemble l’avait été aussi. Tout l’aurait toujours été, s’ils n’avaient pas été injustement séparés parce qu’il avait été jeté en prison comme un malpropre. « Ça aurait été dommage. Même si je crois que même sans le décor, la belle robe et tout le reste, le simple fait de t’épouser aurait rendu cette journée parfaite. » Ça avait été le jour où il était devenu son mari, et c’était cet événement là qui faisait que tout avait été parfait, qu’il avait été vraiment heureux en ce jour. L’alliance qu’elle avait passé à son doigt, celle qu’il avait passé au sien, les promesses qu’ils s’étaient faites ce jour là, c’était ce qu’il y avait de plus important à ses yeux, même s’il avait évidemment aimé tout le reste aussi. « Ce serait presque mignon, si on parlait pas de meurtre. » Son avis sur cette question au moins, il n’avait pas changé, un meurtre, même contre un prisonnier, restait un meurtre, un crime qu’il trouvait horrible et qui méritait une punition. Le truc c’était que condamné un innocent c’était pas terrible. Il en avait souffert lui, psychologiquement et physiquement comme le prouvait les cicatrices qu’il avait sur le corps. Mais, Iris serrée tout contre lui, ça suffisait largement à tout effacer. « Intéressant. » Qu’il ricana, le sourcil arqué en regardant la jeune femme. Il aurait voulu l’embrasser, il avait été à deux doigts de le faire quand les lumières s’étaient éteintes et que les bruits de moteurs dehors s’étaient mis à rugir avec force. « T’inquiète pas. » Il ne savait pas ce qu’il pouvait bien être en train de se passer dehors, mais il voulait qu’Iris soit le plus rassurée possible, il était là avec elle et il ne laisserait rien lui arriver, elle pouvait être sûre de ça. Il alla rapidement chercher la lampe torche dans le tiroir désigné par la jeune femme, c’était déjà plus efficace que son téléphone et il revint assez vite vers elle pour lui prendre la main. Il aurait bien eu envie d’argumenter avec elle, de lui dire de rester là, mais au moins, si elle était auprès de lui, c’était plus simple pour veiller sur elle et si ça pouvait la rassurer, alors tant mieux. De toute façon, ce n’était pas grand-chose non ? Les motos, ça lui faisait penser à ce groupe dont il avait entendu parler au commissariat, dans une conversation qu’il n’avait écoutée que d’une oreille, comme souvent. « Okay. Viens, t’en fais pas, tout va bien se passer. » De toute façon, le premier type qui aurait l’idée de toucher à un cheveu de sa femme, finirait par le payer. Il avait une arme dans sa voiture et puis c’était quand même pas le bon plan de s’en prendre à un flic. La main de la jeune femme encore dans la sienne, il quitta la pièce, éclairé de la lampe torche, pour rejoindre le rez-de-chaussée. Ce n’était que des voyous, ils allaient déguerpir aussi vite qu’ils étaient venus, y avait pas besoin de se faire de souci. Il avait envie de voir les choses comme ça lui, il avait connu trop d’emmerdes en prison pour que ça recommence ici.




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Dans sa vision idéale des choses, ce soir, Arcadio et elle, ils auraient passé une bonne soirée. Peu auraient importé leurs différends, ces mots qu’ils ne s’étaient pas encore clairement dit, ce temps qui avait pesé si lourdement sur leurs épaules, ou tout ce qui semblait leur signifier qu’ils avaient du travail à faire avant de pouvoir vraiment se retrouver. C’était l’anniversaire de son mari, et il fallait croire qu’Iris, elle avait péché de trop d’ambitions, trop d’espoirs, trop d’idéalisme pour le monde dans lequel ils vivaient. Peut-être que l’fait qu’ils aient commencé à se disputer aussi vite après s’être retrouvés sous le même toit, aurait dû être un indice en soit; mais ils étaient plus têtus que ça, hein? Ils s’étaient accrochés, comme ils l’avaient déjà souvent fait- et pour quelques secondes, quelques minutes, la blonde en était arrivée à croire que tout pourrait bien se passer, en fin de compte. Qu’après les galères, les désillusions, la solitude et la peine, on lui offrirait au moins ça, le réconfort d’une soirée avec l’homme qu’elle aimait - peut-être même le droit de faire ‘comme si de rien n’était’ - de le retrouver coûte que coûte avec l’arôme de ce qu’ils avaient pu connaître avant la prison, leur séparation, et ces deux longues années. Elle en avait même souri, ricané de pouvoir parler avec lui- elle s’était retrouvée à se fondre à nouveau avec aisance, dans les conversations et les souvenirs qu’ils avaient soulevés, ensemble. Il n’y avait bien que maintenant et avec lui exclusivement, qu’elle pouvait ressasser cette époque sans ne ressentir qu’une épaisse tristesse, bonne à l’étouffer. Après tout, quand il était à ses côtés, l’avenir avait de quoi, peut-être s’annoncer comme ce fameux autrefois, qui n’était alors plus totalement perdu. Et ouais, elle voulait bien s’sentir la force d’accepter alors, que la prison avait laissé des traces sur Arcadio et en lui. Et elle voulait aussi bien exprimer les stigmates laissées en elle, par tous ces mois à devoir gérer le navire de leur famille toute seule, à devoir affronter déception après déception, sans avoir jamais personne pour la soutenir ou l’écouter. Être toute seule, c’n’était pas son truc, vraiment- Iris était une sociable, ouverte aux autres, souriante- ç’avait ainsi qu’elle avait été pendant toute sa jeunesse du moins, et si aujourd’hui c’était plus difficile, elle était quand même la pauvre fille qui avait tout le temps besoin de chercher le contact de ses amis ou de sa famille. Alors même si ça n’avait rien à voir avec le fait de rester dans une cellule, confinée et traitée comme une criminelle, ç’avait été une épreuve pour elle. Parfois, quelque-chose qu’elle avait regretté, qu’elle avait cru qu’elle s’était infligée à elle-même parce qu’après tout, peut-être aurait-il suffi qu’elle reste à Seattle pour que les choses soient... autrement. Toutes ses évidences s’étaient envolées, remplacées par des doutes; ces questionnements tenaces qu’elle avait encore, même face à Arcadio, l’homme avec lequel elle s’était toujours sentie la plus sauve, la plus réconfortée, et à même de voir l’avenir comme cette surface stable sur laquelle elle pourrait s’émanciper autant qu’elle pourrait le désirer.

Arcadio n’l’avait jamais trahie, mais le reste du monde n’leur avait certainement pas fait de cadeau. Et maintenant, c’était comme reconstruire un château de cartes- un coup d’vent et tout s’envolait, hein? Peut-être alors, qu’il faudrait bien qu’elle ait désormais, les nerfs d’assassiner les personnes qui essayaient d’s’en prendre à sa famille à nouveau. Elle n’avait pas foi en la justice d’toute manière, et elle avait déjà assez donné, dans le rayon des pauvres femmes qui n’arrivaient pas à défendre les personnes auxquelles elles tenaient, hein? Si elle devait revivre une scène telle que celle qu’ils avaient connue, quand Arcadio avait été embarqué par la police, comme ça, au beau milieu d’un début de soirée tout à fait banal, elle en serait ruinée tout simplement. Iris, elle voulait juste être heureuse- est-c’que c’était vraiment tant demander, hein? Qu’est-c’qu’elle avait pu faire, dans cette vie ou une autre, qui puisse présenter un contre-argument, l’empêchant de reconquérir ses rêves et ses envies, son présent bienheureux avec son époux? Là encore, elle avait tout juste été en train d’en rire encore, quand les lumières s’éteignirent comme ça. Un claquement de doigts, un coup d’vent qui faisait tout s’effondrer, et faisait naître l’effroi, dans le silence. Forks, c’était censé être cet endroit où aucun cauchemar de ce genre n’pourrait la trouver - elle avait été assez stupide pour croire ça. Et même la présence de son époux à ses côtés n’arrivait pas à complètement la rassurer. La Iris de trois ans plus tôt aurait tout d’suite estimé que c’était les plombs qui avaient sauté, elle aurait roulé des yeux en râlant avant d’aller se débrouiller par elle-même. La jeune femme qu’elle était devenue, polie par les épreuves, usée par la peur, elle, elle restait clouée sur place. Assez tendue des pieds à la tête pour représenter une vraie force bien fixe, à même de maintenant Arcadio à ses côtés, tant ses doigts s’étaient refermés autour de lui. Son bras, qu’elle dirait, si elle prêtait un tant soit peu attention à ce qu’elle faisait; à croire qu’elle allait bien assez tôt enfoncer ses ongles dans la peau brune du jeune homme, sans même le réaliser. T’inquiète pas, qu’il disait, comme si ça pouvait être si facile- comme si c'était si facile tout court, la vie, les mésaventures de c’genre. C’n’était que rarement, juste des ‘jeunes qui s’amusent à emmerder le monde’, quand bien même elle n’savait pas ce qu’elle avait pu bien faire pour mériter l’apparition subite d’un club de motos juste devant chez elle. Et c’était quoi tous ces bruits?! Heureusement, l’angoisse l’empêcha de parler, de rétorquer avec hargne au jeune homme, d’arrêter avec les phrases héroïques à deux balles, parce qu’elle avait été un peu trop habituée, à ces situations- assez pour s'inquiéter, qu’on le veuille ou non. Et souvent pour les bonnes raisons. C’était déjà un exploit en soit, qu’elle ait réussi à lui emboiter le pas, le coeur battant si vite dans sa poitrine, ses sens en éveil. Le téléphone qu’Arcadio délaissa, lui, elle l’attrapa, elle, le serrant fort dans sa main libre. Ouais, au pire, elle pouvait appeler les flics, même si elle avait développé la malheureuse tendance de ne plus le faire, faute de confiance. Elle préférait toujours cette éventualité à celle de se faire assassiner, hein. « Le-... le disjoncteur est à l’intérieur. Mais, y’a un compteur, dehors, ouais... » qu’elle réussit à dire pour se sentir utile, un peu, comme si son cerveau avait été si lent que ça à la détente- c’n’était que maintenant qu’elle trouvait la capacité de répondre à sa question, la gorge sèche, son regard se tournant frénétiquement à droite et à gauche. Et pourtant, elle osa quand même s’approcher d’une des fenêtres. Assez pour écarter un rideau de quelques centimètres, et faire un bond, lâcher un glapissement quand quelque-chose s’écrasa lourdement contre la fenêtre. « Qu’est-c’que c’est qu’ça?! » et qui pouvait balancer des merdes sur sa maison, hein?! Iris ouvrit la bouche, dans un désir de hurler sa colère face à cette énième injustice, qu’est-ce qu’elle avait fait pour mériter ça, hein?! Si elle avait encore eu une once de bravoure en elle, la rage aurait pu la faire sortir de sa maison sans l’ombre d’une hésitation- mais elle tremblait trop, de toute manière; ça n’avait absolument pas été ce qu’elle avait imaginé pour ce soir. Et à nouveau tout s’effondrait, si lourdement. « Qu’est-c’qu’y se passe... » la voix faible, elle fut même rattrapée par un sanglot- encore un, bordel, encore un. Le dos collé contre un mur, elle plaqua une ses paumes contre son visage, couvrant ses yeux comme si ça pouvait être une solution. Elle avait tout essayé, de toute manière, déjà.

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Arcadio Castillo
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Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mar 6 Mar - 11:08

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Cette soirée l’avait rendu nerveux Arcadio, bêtement, l’idée de se retrouver en face à face avec Iris l’avait stressé. Ce n’était pas qu’il avait imaginé que les choses allaient forcément mal se passer, ça avait plutôt été un genre d’angoisse du premier rencard. Ça pouvait paraitre complètement ridicule, alors même que leur premier rencard remontait à une dizaine d’années maintenant. Mais, c’était au moins le premier depuis qu’il était sorti de prison, le premier depuis deux ans et demi. Ce n’était pas rien alors. Il en avait passé du temps à choisir sa tenue, comme si ça pouvait être vraiment important et puis, il avait même essayé d’arranger ses cheveux, comme si y avait eu quelque chose à faire de ce côté-là. Des efforts qui avaient été réduits à néant dès qu’il avait mis les pieds dehors. Il avait même hésité à se raser, en se disant que ça ferait peut-être plus propre. Après de nombreuses hésitations, il n’avait plus eu assez de temps pour ça, il n’avait pas voulu être en retard et il avait tenu à passer chez le fleuriste avant la fermeture, histoire de pouvoir ramener un bouquet à son épouse. Il n’avait pas prévu qu’ils se disputeraient comme il l’avait fait un peu plus tôt, il avait voulu éviter ça. Dans sa tête à Arcadio, cette soirée elle aurait dû être belle et idéale, pas parce que c’était son anniversaire, mais parce qu’il voulait passer un bon moment avec son épouse dont il avait été séparé pendant trop longtemps. Une fois la dispute passée, il avait aimé discuter avec elle, sourire et même visiter cette maison, quand bien-même ça pourrait presque faire bizarre, il avait trouvé ça sympa, libérateur, alors qu’il découvrait les pièces de cette maison qui jusqu’à présent avait été un mystère pour lui. Dans cette chambre avec Iris, une fois les cicatrices oubliées, il s’était senti vraiment à l’aise, jusqu’à ce que les lumières s’éteignent.

Il essayait de garder le nord, de rassurer Iris maladroitement, alors qu’au fond de lui, il sentait bouillir une certaine rage. Parce qu’il y avait des imbéciles qui étaient venus gâcher leur soirée, mais aussi parce qu’ils étaient encore confrontés à une grosse injustice. Ça fait deux ans et demi qu’ils n’avaient pas pu passer de soirée comme celle là, tranquillement, en amoureux et y avait quelqu’un qui venait leur prendre ça aussi. Est-ce qu’on ne pouvait pas enfin leur foutre la paix ? Lui il se disait qu’il méritait ça et si ces imbéciles ne dégageaient pas rapidement, il n’aurait aucun scrupule à appeler la police, qu’ils puissent servir à quelque chose pour une fois. Il estimait même que la justice lui devait assez pour qu’il soit en droit d’exigeait qu’y ait des types pour surveiller cette baraque. Y avait bien un moment où fallait que les emmerdes commencent à s’arrêter et ils devraient être en droit, tous les deux, d’exiger pour ça, de l’aide de la part de ceux qui les avait trahi et foutus dans la merde. Pour l’heure, il se disait qu’il pouvait encore gérer ça tout seul. Y avait un compteur dehors, alors il allait le réactiver pour que l’électricité revienne, ce serait déjà un peu rassurant. Il sursauta légèrement alors qu’un truc venait de s’écraser contre la fenêtre. « J’en sais rien … » Qu’il répondit à la blonde, quand bien même ses mots ne faisaient clairement pas avancer les choses, mais il allait bien vite se débrouiller pour savoir de quoi il s’agissait. « Hey … Ça va aller, okay ? » Ça l’énervait encore plus de voir l’état dans lequel ça pouvait mettre Iris. Il passa sa main contre sa joue, avant de déposer un baiser sur son front. « J’ai passé deux ans et demi en prison, c’est pas quelques abrutis qui vont m’empêcher de fêter enfin mon anniversaire avec ma femme. » Il le pensait vraiment ce qu’il disait, alors même qu’il se sentait vraiment énervé vis-à-vis de ces pauvres types qui n’avaient de toute évidence rien de mieux à faire que d’emmerder le monde. De toute façon, si ce n’était pas eux qui appelaient les flics, ce serait probablement quelqu’un du voisinage, c’était un quartier résidentiel, y aurait forcément quelqu’un pour se plaindre du tapage nocturne, voir même quelqu’un qui allait débouler avec un fusil, classique, quand ce pays. « Tu me connais en plus, quand j’ai pas mes nachos, j’peux vite me transformer en hulk. » Il lui adressa un sourire, qu’il espérait qu’elle verrait, malgré l’obscurité, tout en caressant doucement sa joue. « J’vais aller rallumer le courant, d’accord ? » Ça voulait dire aller dehors et pour le moment, il ne bougeait pas, attendant l’accord de la blonde. Il n’avait pas envie de bouger et de la laisser comme ça, au pire, ces gars commençaient déjà à se lasser, à en juger des bruits des moteurs qui se faisaient un peu plus lointains. Ils étaient venus pour faire peur apparemment et c’était réussi. Dans le fond lui, il avait tout son temps, alors il ne décollerait pas de là, tant qu’il ne sentirait pas son épouse être au moins un tout petit peu rassurée.

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Turn my head, Break my heart with mercy. Just move my feet, Move my hands, grow so gently. Mmm for love is still in me, We’ll hunger and we’ll bleed. The rising from the dust, We’ve seen how this is ours. ‘Cause you’re someone, You’re someone I can trust.
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Iris Castillo
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In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mar 6 Mar - 23:35



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Presque pour se donner un peu d’espoir, Iris elle aurait pu croire que tout ce qu’elle avait traversé n’avait pu que la rendre plus fort. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, hein? Et pourtant, force était de constater que toutes les épreuves qui apparaissaient sur sa route, ne faisaient que prouver le contraire. Quand son mari lui faisait comprendre qu’il avait besoin de temps, qu’elle allait encore être toute seule dans cette maison pour une durée indéterminée, elle n’pouvait s’empêcher d’être rattrapée par la peine, par la tristesse, l’incapacité d’accepter une telle réalité pour plus longtemps qu’elle n’en avait déjà souffert. Et ce soir, il avait suffi de quelques bruits en dehors de chez elle, pour complètement la paralyser. Après tout, on l’avait déjà menacée de mort; des lettres venues de gens anonymes qui avaient décidé de la détester pour aucune raison, alors même qu’ils ne l’avaient jamais rencontrée, et qu’ils ne savaient rien d’elle. A Seattle, combien de fois avait-elle appelé la police, confrontée à un agent qui pensait qu’elle exagérait, quand elle demandait à ce qu’on inspecte sa maison, parce qu’elle était rentrée en découvrant un caillou balancé à travers sa fenêtre, ou un mot taggué sur sa porte d’entrée? Au bout d’un moment, elle avait bien été obligée de se demander jusqu'où ces personnes pourraient aller, et si oui ou non, il y avait quelqu’un dans cette liste d’anonymes qui lui envoyaient des courriers incendiaires et la persécutaient à longueur de journée, capable de vraiment franchir le pas et s’en prendre à elle. Ou à Nancy. Elle n’pouvait pas nier, vraiment, que la peur avait aussi été un de ses moteurs pour partir quitter Seattle, et rejoindre Forks. Ici au moins, elle s’était dit que son père avait toujours un lot de fusils pour la chasse- et de toue manière, être entourée de sa famille avait toujours été quelque-chose d’important, pour elle. Paradoxalement, elle n’avait jamais trop partagé avec les siens, les lettres anonymes qu’elle avait reçues, ou les raisons pour lesquelles elle repeignait si régulièrement la porte de son garage ou celle de l’entrée de sa maison. Heureusement, personne n’avait remarqué qu’elle avait aussi régulièrement changé de fenêtres à divers endroits. Et de boîte aux lettres. Et aussi quand une fois, ç’avait été toute la pelouse devant son porche qui avait été foutue en l’air. Sans compter les oeufs balancés chez elle quand ç’avait été Halloween- ou à d’autres époques, parce que quand les parents haïssaient ouvertement quelqu’un, qu’est-ce qui retenait les gosses de faire ce qu’ils voulaient, hein? Et puis, bien sûr, les regards de travers quand elle avait été dans la rue. Curieusement, Seattle était devenue une ville bien plus petite que Forks aux yeux de la blonde; elle s’était sentie seule, acculée, observée, épiée. Et peut-être même qu’il n’y avait pas eu tout le monde pour la regarder avec haine et colère, mais ç’avait été tout ce qu’elle avait vu et retenu, elle. Forks, ç’avait été différent- ç'aurait dû être différent, qu’elle se disait, alors que les bruits à l’extérieur de sa propre maison l’effrayaient de plus en plus à chaque seconde qui passait.

Elle avait eu l’audace de croire que le cauchemar était terminé, et à vrai dire pendant un an et demi, quitte à presque se sentir comme une fugitive dans sa propre vie, Iris, elle avait été plutôt tranquille. Les courriers haineux avaient sans doute continué de s’empiler à Seattle, preuve d’un déni plus qu’autre chose- et maintenant, il y avait même eu le miracle inattendu du retour d’Arcadio dans sa vie. Alors si elle devait se mettre à pleurer encore maintenant, à se lamenter sur son sort comme elle l’avait tant fait, elle pourrait bien dire que ce n’était pas juste, vraiment. Encore une fois. Ça pourrait être le titre d’l’histoire de leur vie; ce bonheur qu’ils avaient touché du bout des doigts, dans lequel ils avaient été prêts à se noyer parfaitement, et tout ça, arraché à eux du jour au lendemain. Et deux ans et demi plus tard, le cauchemar continuait, alors même qu’ils avaient quitté Seattle et toutes les obscures histoires qui avaient pu se passer là-bas. Ouais, Iris, elle avait cru et espéré que ce serait faire table-rase de tout ce qu’elle ne voulait pas - et bien sûr, ça n’avait jamais inclus Arcadio lui-même - et un moyen de tout recommencer, parfaitement. Peut-être comme si elle espérait d’pouvoir rembobiner, à trois ans en arrière, quand elle avait encore été enceinte de cinq mois, qu’Arcadio venait tout juste d’achever la construction du berceau pour leur bébé, et qu’ils n’avaient eu aucune autre préoccupation en tête. Quelle naïveté, hein? Un genre de désillusion ne manqua pas de glisser jusque sur son visage, quand elle chercha la force de relever le regard vers son mari, de laisser ses mots réconfortants, vraiment tenter de l’apaiser. Peut-être que ça pourrait marcher. Mais le sourire qu’elle eut, fut surtout faiblard, presque poli pour lui faire comprendre qu’elle l’entendait, qu’elle avait confiance en lui, qu’elle était contente qu’il soit là - mais qu’en aucun cas, cette situation la rassurait ou était une petite chose anodine bonne à oublier. Voilà qu’encore une fois, il avait fallu quelque-chose pour ruiner l’ambiance si heureuse qu’ils luttaient tant à avoir. Elle avait envie de fêter son anniversaires avec lui, aussi- et même l’univers semblait lui dire qu’elle avait été beaucoup trop ambitieuse à croire qu’ils ne pourraient être que tous les deux, tranquilles, et juste contents de se retrouver. Elle n’eut pas de mot pour répondre, alors, rien d’autre qu’un hochement de tête, un pincement au coeur, comme si elle n’pouvait s’empêcher de se dire que c’était trop tard. Elle était bien incapable, elle, de dire, pendant combien d’temps est-ce que la peur allait la persécuter au cours de la soirée ou de la nuit. Pour sûr, tout ce dont elle avait envie, c’était de supplier Arcadio de ne pas partir, de n’pas la laisser toute seule cette nuit- ou jamais. Et dire que Nancy allait rentrer demain matin- et si, et si ce phénomène allait se répéter, hein? Et si c’n’était que le début? Voilà que c’genre de questions revenaient, déplaisantes, trop réelles et trop connues à Iris. La dernière fois, elle n’avait rien trouvé de mieux à faire que capituler, fuir en embarquant ses affaires et sa fille. Est-ce que c’était comme ça que ça allait se passer, encore une fois? Maintenant, elle, elle avait envie d’aller au restaurant, et dormir à l’hôtel- elle en était là, ouais. Des mots qu’elle ne dit pas à haute voix, parce qu’elle avait trop peur, sans doute, et aussi parce que ça n’avait jamais été dans ses désirs principaux, son scénario idéal pour cette soirée. « Attends... » qu’elle retint Arcadio quand il dit qu’il allait aller rallumer le courant; la trouille la fit s’accrocher à lui, certes, mais l’oeil ailleurs, l’oreille attentive, elle fronça légèrement les sourcils. « Est-ce... est-c’qu’ils s’en vont? » c’était bien trop beau pour être vrai, non? Elle soupira, se redressa légèrement sur elle-même, avec l’envie de regarder à nouveau par la fenêtre, sans pour autant en avoir vraiment le courage. Les bruits dehors s’étaient calmés, non? « J’viens avec toi. De toute manière tu sais pas où c’est. » et oui, il serait bien capable de trouver par lui-même, mais Iris, elle n’avait pas envie de se retrouver toute seule. Et elle n’avait même pas envie de laisser Arcadio tout seul. Tant pis si ça devait paraître pitoyable- elle ne lui laissa pas beaucoup plus le choix, avant d’enfiler rapidement ses baskets, celles qu’elle avait mises pour aller ramener des buches de bois, un peu plus tôt dans la soirée. Au passage, elle attrapa même le tisonnier de celle-ci- une excellente arme de défense, hein?

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Arcadio Castillo
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mer 7 Mar - 13:21

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Quand il avait été enfermé en prison, Arcadio, il avait cru qu’il n’en sortirait jamais. C’était le sort qu’on lui avait imposé, pour un crime qu’il n’avait pas commis. Il aurait dû y passer sa vie derrière les barreaux, alors, au bout d’un moment, il s’était fait une raison et il s’était dit que c’était fini pour lui, que plus jamais il ne connaitrait la liberté. Il avait fini par se dire que sa vie, se serait la prison pour toujours et qu’il n’avait pas à garder espoir pour quoi que ce soit. Ça avait été d’autant plus vrai quand Iris avait arrêté de venir. Elle avait été la seule raison qui le motivait un peu jour après jour et puis elle avait complètement disparu de sa vie du jour au lendemain, sans crier gare. Quand il avait été en prison, il n’avait pas eu beaucoup d’espoir pour l’avenir, ça avait été inutile et plus déprimant qu’autre chose. Il n’avait pas supporté bien longtemps les espoirs vains et les désillusions, alors au bout d’un moment il avait juste arrêté de penser à ce que pourrait être sa vie dehors, s’il avait pu être avec sa femme et leur fille. A quoi bon ? C’était une vie qu’il ne connaitrait jamais, parce qu’on l’en avait privé. Il n’avait pas pu être là pour voir sa fille naître et il n’aurait pas la chance de la voir grandir, il ne pourrait pas construire sa vie avec Iris comme ils avaient prévu de le faire. Lui, il s’était vu heureux avec elle, avec plusieurs enfants et rien qui ne puisse jamais venir briser tout ça. La réalité, elle avait été vraiment différente de ça une fois qu’il s’était retrouvé en prison et repenser à tout ce qu’il avait pu vouloir avant dans sa vie, ça avait été beaucoup trop douloureux.

Maintenant, il était libre, après deux ans et demi de prison, il était enfin libre. On lui avait dit, peu de temps après sa sortie, que maintenant, il allait pouvoir être heureux et construire sa vie comme il l’avait toujours voulue. Il n’avait pas su comment s’y prendre depuis les quelques semaines qu’il était libre et il avait beau faire de son mieux, il avait surtout l’impression de s’être bien planté ces derniers temps. Pourtant, ce soit avec Iris, il avait cru que les choses pourraient changer, qu’il allait pouvoir la retrouver et qu’avec elle, sa vie commencerait à ressembler à ce qu’elle aurait dû être s’il n’avait jamais foutu les pieds en prison. Après ce qu’ils avaient vécu tous les deux, il estimait qu’ils avaient le droit de reconstruire leur vie sans qu’on vienne encore leur foutre des bâtons dans les roues. Fallait croire que la vie en avait décidé autrement. C’était son anniversaire, il méritait bien qu’on lui foute la paix aujourd’hui non ? Apparemment non, parce qu’on était venu leur foutre en l’air leur soirée. Il ne savait pas s’il pourrait rassurer son épouse maintenant. Au moins, maintenant elle pouvait être sûre qu’il n’allait pas la planter là pour rentrer chez sa sœur, il était hors de question de la laisser toute seule. Il n’avait pas été là pour la protéger pendant ces deux dernières années, maintenant, il était là et il n’allait pas laisser qui que ce soit s’en prendre à son épouse. Il lui adressa un nouveau sourire, pour répondre au sien. Tout ce passerait bien, il lui en faisait la promesse, il ne voulait vraiment pas que cette soirée soit complètement gâchée à cause de ces types, qui que ce soit, ils pouvaient bien passer leur chemin et rentrer chez eux. « J’ai l’impression ouais. » Tant mieux, qu’ils dégagent loin de là et qu’ils ne remettent pas les pieds, ou leur fichues motos dans le quartier. Ils allaient bien trouver quelqu’un d’autre qu’eux. « D’accord. » Il n’avait de toute façon pas envie de la laisser la jeune femme toute seule dans le noir. Alors, il attendit qu’elle mette ses chaussures avant de pousser la porte pour sortir. Le premier endroit où il se dirigea, ce fut vers sa voiture, garée juste devant la maison, dans laquelle il récupéra son arme et son badge, au cas où. Après tout, le badge, ça pouvait dissuader les emmerdeurs et le flingue c’était l’étape d’après. « C’est par où alors ? » Il aurait sans doute pu trouver tout seul s’il s’était donné la peine de chercher, mais autant ne pas perdre de temps, régler cette histoire et aller essayer de retrouver le bon déroulement de leur soirée. Si ces types étaient partis, c’était déjà bon signe. Il n’hésiterait pas à en parler à ses collègues quand il irait bosser. Il allait vraiment chercher une solution pour qu’on leur foute la paix. On leur avait pris deux ans et demi de leur vie, fallait bien que ça s’arrête au bout d’un moment.

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Iris Castillo
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Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Jeu 8 Mar - 0:35



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Dans tous les plans débiles, horribles et rocambolesques qu’elle aurait pu imaginer pour ce soir, jamais Iris n’avait pensé qu’elle allait recevoir la visite nocturnes de motards inconnus, en guise de distraction. La dispute, elle s’était presque dit que ce serait inévitable, tant elle-même n’avait pas réussi, avec les semaines, à faire le tri dans le méli-mélo de ressentiments qui s’était amassé dans son crâne. Et puis, bien sûr qu’elle avait eu l’espoir qu’ils puissent quand même partager une bonne soirée, consciente malgré tout, que c’était la toute première fois en deux ans et demi qu’ils pourraient vraiment se retrouver, juste tous les deux, sans personne pour les épier, aucune menace ne planant au-dessus de leurs têtes, et aucune appréhension face à l’avenir proche. Après tout, tout était censé peu à peu rentrer dans l’ordre, hein? C’était l’espoir qu’elle avait, en tout cas, toujours lové dans son coeur quand elle pensait à la si récente tournure des événements. C’était un miracle, franchement, qu’Arcadio se soit pointé sur le pas de sa porte, libre et à nouveau pleinement offert à toutes les chances possibles et imaginables de faire sa vie, comme il l’entendait. Alors oui, peut-être avait-elle déjà eu des ambitions surdimensionnées pour ce soir, ces mêmes ambitions qui l’avaient faite réagir si fort quand le ton avait commencé à monter- quitte à ce qu’elle n’ait rien de mieux à faire que retirer son alliance, et pleurer à chaudes larmes comme une gamine, sur le canapé de son salon. Dans toute cette situation, elle voulait bien pécher de trop d’avarice, à vouloir retrouver cette vie passée qui lui avait tant manquée, à croire que tout pourrait fonctionner s’ils s’en donnaient la peine, s’ils étaient tous les deux. Et à s’imaginer aussi que c’n’était qu’une question d’envies et d’efforts, de foi, de résistance des serments qu’ils s’étaient faits devant témoins, quand ils s’étaient mariés. Arcadio n’allait pas tout juste fêter ses trente-et-un ans, comme ç’aurait dû être le cas avant qu’il ne finisse en prison; il allait fêter ses trente-trois ans, preuve indéniable que le temps était passé, meurtrier et efficace. Aucune de ses volontés, de ses envies, de ses petites touches personnelles ajoutées à cette soirée, ne pourraient changer ça. Et qu’est-ce qui avait changé, pendant tout ce temps? C’était comme si elle n’voulait pas vraiment se poser la question; vis à vis de lui, vis à vis d’elle-même ou de Nancy. Parce que hein, sa meilleure version d’elle-même, ç’avait été dans ce bonheur-là si facile et si simple, avec Arcadio à ses côtés, leur famille se profilant à l’horizon et se concrétisant de plus en plus, à mesure que son ventre s’était arrondi. Peut-être que s’ils pouvaient réécrire le temps, Nancy n’serait jamais malade, elle n’aurait jamais eu à traverser de si intenses moments de solitude, de doutes, de peur, de tristesse. Et peut-être même qu’on n’retiendrait pas d’elle aussi, qu’elle avait trahi son mari au point de l’abandonner à un moment si difficile de sa vie. Comme quoi, tout pourrait bien s’résoudre s’ils pouvaient juste claquer des doigts, et prétendre que le temps n’était pas passé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient si confortablement retrouvés ensemble, dans un salon, à juste profiter de la présence de l’autre.

Et elle y avait presque réussi, la blonde, à faire survivre ses illusions et à leur donner une vraie forme; peut-être aurait-il juste suffi d’un baiser avec son mari, pour que les barrières qu’ils avaient semblé se construire en étant séparés pendant trois ans, s’effacent complètement. Iris, elle n’voulait pas se comporter avec Arcadio comme elle le faisait avec les autres- elle n’voulait pas avoir à prétendre avoir tout le contrôle sur son quotidien, avec lui. Elle n’voulait pas se sentir seule encore, même s’il était juste là. Elle avait alors commis la bêtise de croire que, comme dans les contes de fées, un baiser serait tout ce dont elle avait besoin. Mais la réalité était revenue au grand galop, explosant les murs de ses illusions alors qu’ils avaient été si soudainement plongés dans le noir. La Castillo, elle était aujourd’hui érigée sur les peurs, les doutes, les inquiétudes et la solitude qui avaient constitué sa vie depuis ces deux dernières années. Elle n’était plus la Iris qui avait été pleine de bagout et de culot, quand ils avaient été ensemble, qu’elle avait été infirmière, lui flic convaincu, et qu’ils avaient vécu à Seattle. Mais les dommages étaient si moches- aussi moches que des cicatrices visibles sur la peau, ouais; Iris se détestait, à trembler de la tête aux pieds parce qu’il y avait des gens, en dehors de chez elle, qui essayaient de l’intimider et de l’effrayer: ça n’avait jamais fait partie d’elle, c’genre de comportement, cette façon de réagir face à l’adversité. Au contraire, le sang-froid et l’assurance avaient toujours été des réflexes dont elle avait eu besoin pour mener son job à bien, quand elle avait encore travaillé à l’hôpital. Alors quoi? Quand les masques construits par la quiétude de Forks tombaient, elle était toujours l’Iris qui avait plié bagages depuis Seattle, fuyant comme une lâche poussée à la frontière par des ennemis invisibles. Là encore, elle pourrait bien avoir comme réflexe de vouloir déménager à nouveau - peut-être dans un bled encore plus petit que Forks, ou peut-être même à nouveau, dans sa chambre d’enfant, à la maison de ses parents. Heureusement qu’il y avait Arcadio, alors, pour réussir à faire quelque-chose - elle, elle serait restée, le dos collé contre ce mur, à perdre de plus en plus ses réflexes à chaque seconde qui se serait écoulée dans ce brouhaha oppressant. C’était bien grâce à lui et lui uniquement, que la jeune femme était dressée sur ses jambes, apte à rassembler ses idées pour se retrouver près de la porte avec lui; à croire que son besoin de rester avec lui, de n’pas le perdre à nouveau, était plus fort que quoique ce soit d’autre. Alors quand il ouvrit la porte, elle, elle s’arrêta, attrapant ses clés, tapant le code de l’alarme qu’elle avait, bien entendue faite installer à son emménagement. Et elle verrouilla même la porte une fois qu’ils furent dehors- ils n’allaient pas bien loin, mais ça, ça faisait partie des multiples réflexes qu’elle avait développés. Et il avait les siens, hein? C’était ça, les dommages du temps qui était passé dans l’adversité acerbe qu’ils avaient connu, tous les deux, chacun de leur côté. Séparés. Parce qu’après tout, elle, elle fut surprise de le voir récupérer son arme, comme si c’était le premier réflexe qu’il choisissait d’avoir - son coeur à la blonde, s’accéléra, alors qu’elle jetait des regards constants de tous les côtés. Le silence était retombé, mais paradoxalement, il était plus inquiétant encore que ces stupides moteurs de moto. « C’est quoi, ça? » qu’elle demanda en ramassant un objet sombre dans la pelouse; et une fois dans sa main, après inspection, elle remarqua que c’était un serpent. Pas un serpent vivant, ni un serpent mort- un espèce de serpent stupide en plastique; et il y en avait partout. « Qu’est-c’que... » souffla-t-elle pour elle-même, troublée, sourcils froncés, avant d’être tirée de ses songes par les paroles du jeune homme à ses côtés. « Par là... le compteur est sur la rue, mais normalement il est protégé par un verrou... » qu’elle seule avait, bien évidemment. Elle, et peut-être la compagnie d’électricité, elle doutait pourtant que ce soit eux qui aient décidé de lui faire une ‘surprise’ pour ce soir. « Qu’est-c’que c’est tout ça, hein? Est-c’que j’dois appeler la police quand même? » peut-être des questions qu’elle se posait à elle-même et qu’elle avait besoin de mettre à haute voix, plutôt que de vraies interrogations qu’elle lançait à Arcadio lui-même, comme si c’était à lui de décider de quoi faire. Et s’il y avait quelqu’un dans sa maison, hein? C’n’était que maintenant qu’ils étaient dehors qu’elle se posait la question. Et si tout tournait mal, et si, en mettant la police dans tout ça, elle devait revoir Arcadio se faire embarquer, menottes aux poignets, pour elle ne saurait quelle raison, encore? A nouveau, elle se retrouvait à respirer plus bruyamment, stressée, inquiète, oppressée comme elle l'avait si souvent été déjà. Comme s'il n'y avait aucune issue claire, lui promettant une vraie protection.

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Arcadio Castillo
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Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Jeu 8 Mar - 15:07

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I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

Il était libre, après deux ans et demi passés en prison, il aurait dû pouvoir profiter pleinement de sa liberté sans avoir à se soucier d’un gang de motards ayant décidé de l’emmerder le jour de son anniversaire alors qu’il retrouvait tout juste son épouse, après des moments difficile et une dispute qui avait été vraiment éprouvante. Il lui avait dit, un peu plus tôt à Iris, qu’il ne serait pas contre une bonne nuit de sommeil, bien reposante et il le pensait vraiment. Il avait la constante impression d’être complètement épuisé et toute cette histoire là, elle n’aidait clairement pas. Il avait juste voulu passer une bonne soirée avec sa femme et voilà qu’il y avait encore un problème qui venait se glisser entre eux deux, alors même qu’ils n’avaient rien demandé à personne. Ils avaient déjà trop donné pendant les deux dernières années, ils avaient trop sacrifié injustement, tout ça parce qu’un type s’était mis en tête de le faire accusé de meurtre à sa place. Il n’avait jamais tué personne, il n’avait jamais blessé personne, il s’était juste contenté de faire son job du mieux qu’il le pouvait, tout ça pour se retrouver en prison pendant deux ans et demi. S’il devait se mettre à croire au karma, il dirait que ce dernier n’avait toujours pas fini de s’acharner sur lui, alors même que ce soir, quelqu’un avait décidé encore une fois de venir le faire chier. Tout ça pour quoi ? Leur faire peur avec leurs moteurs qui rugissaient, le courant qui était coupé et il ne savait trop quoi qui était balancé contre les vitre ? Pourquoi eux hein ? Est-ce qu’ils étaient des victimes hasardeuses dans toute cette histoire, la maison dans laquelle les lumières avaient été encore allumées et qu’on avait choisie pour cette petite farce ? Ou bien est-ce qu’il s’agissait d’un truc vraiment contre eux ? Si ça devait être le cas, il aimerait bien savoir ce qu’ils avaient fait encore, pour mériter ça.

Il espérait qu’ils allaient pouvoir régler tout ça rapidement et qu’ils réussiraient à passer à autre chose assez vite pour pouvoir passer une bonne soirée ensemble. Ils venaient tout juste de se retrouver, il aurait voulu pouvoir en profiter sans avoir besoin de foutre les pieds dehors pour relancer le courant, parce que des imbéciles n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de venir le leur couper. Franchement, si c’était une blague, y avait rien de drôle là-dedans. Il se savait moins patient depuis qu’il était sorti de prison alors heureusement que les bruits de moto s’étaient bien vite calmés, parce qu’il avait vraiment senti s’énerver contre ces types et il ne savait pas comment cette histoire aurait pu se finir s’il était sorti pour se retrouver en face de ces hommes. Ça faisait des années qu’il n’avait plus réussi à éviter la moindre bagarre après tout. Mais ils semblaient s’être éloignés et lui, il avait récupérer son arme, c’était au moins un bon moyen de pression pour faire dégager les emmerdeurs. Maintenant, il fallait mettre ce fichu courant. Il se rapprocha de la blonde, pour voir ce qu’elle avait trouvé, ces machins qui avaient été balancés contre les fenêtres de la maison, il ne pu s’empêcher de froncer les sourcils en observant ces machins. « Des serpents en plastique ? » Il voyait très bien ce qu’il avait ramassé, mais c’était assez bizarre pour qu’il pose la question. Il ne s’attendait pas du tout à trouver ce genre d’objets. « On se croirait à Halloween. » Qu’il commenta, d’un air septique. A moins qu’on ait déplacé Halloween en février pendant qu’il était en prison, y avait quand même peu de chance pour que ce soit une farce d’Halloween. Les motards, les serpents, de toute façon, c’était assez d’indice pour qu’il se doute de qui était derrière tout ça. Mais pourquoi s’en prendre à eux ? Ils n’étaient pas mêlés aux histoires de gangs de la petite ville de Forks de toute évidence. Il revenait tout juste de Seattle et il n’imaginait pas que depuis qu’elle vivait à Forks, Iris ait eu tendance à fréquenter les membres d’un gang pareil, ce n’était pas le genre de la blonde et elle avait fuit une ville pour s’éviter les problèmes, ce n’était pas pour s’en rajouter ici, inutilement. Il se dirigea vers l’endroit indiqué par la blonde, le fameux verrou dont elle parlait avait été forcé, évidemment. Au moins, ils avaient de la chance, ils ne s’étaient pas contentés de couper les câble, si bien qu’il ne lui fallu pas beaucoup de temps pour relancer le courant. « Ça devrait être bon. » Il jeta un coup d’œil vers la maison, pour voir les lumières qui fonctionnaient de nouveau à l’intérieur de la maison. C’était déjà ça de fait. » Y a ces histoires de gangs dont j’ai vaguement entendu parler au commissariat, les south side serpents , c’est pas mal des bikers et j’te laisse imaginer leur emblème. » Un serpent évidemment alors, les motos et les serpents qu’on avait balancés sur les vitres, ça lui faisait pas mal penser à ça. Ce qu’il ne savait pas, c’était pourquoi eux. « J’crois pas que les flics puissent nous aider pour ce soir. Mais j’vais essayer de me renseigner. » Dès qu’il retournerait bosser, pour tirer tout ça au clair pour essayer de comprendre ce qui avait pu se passer ce soir et s’il y avait des chances pour que ça se reproduise. « Ils sont partis, on ferait mieux de rentrer. » Il faisait froid, elle n’avait qu’une robe bien légère, alors elle devait sans doute avoir froid. « Viens. » Il plaça sa main dans le bas de son dos, pour qu’elle le suive en direction de la maison, qu’ils puissent rentrer au chaud et avec un peu de chance reprendre la soirée plus ou moins, là où elle s’était arrêtée, coupée par ces imbéciles.


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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Ven 9 Mar - 2:37



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Iris, elle était ce qu’on pourrait appeler ‘la citoyenne modèle’, à Forks. Celle qui n’se mêlait pas des histoires qui ne la regardaient pas, celle qui détournait le regard quand il y avait des risques potentiels- celle qui s’occupait de sa petite vie, et qui estimait que c’était déjà bien assez ainsi. Les manifestations en ville, elle ne s’y rendait que très peu, toujours à tâtons, et jamais sans être accompagnée de quelqu’un. C’était devenu ça, sa vie, depuis qu’Arcadio avait fini en prison; que leur nom, leurs visages, leur histoire avaient été placardés sur des journaux locaux, à Seattle, et que la jeune femme avait dû apprendre à la dure, ce que ça voulait dire de ‘faire confiance aux mauvaises personnes’. Ici, elle aspirait à vivre dans l’anonymat, une voisine discrète qui avait son rythme quotidien, sa fille, ses préoccupations- jamais elle n’était allée subitement frappée chez ses voisins à cause d’une histoire quelconque, jamais elle n’avait même râlé chez ses voisins, pour quelque raison que ce soit. Elle se débrouillait toujours par elle-même pour s’occuper de Nancy et gérer tous les jours comme ils venaient: définitivement, tout ça, ce schéma de vie, ça participait à la solitude qui avait pris place dans son existence, depuis qu’elle n’avait plus son mari à ses côtés. Ce soir alors, elle avait aspiré à une de ces soirées très banales où personne ne s’préoccupait d’elle; où sa maison n’était qu’une parmi tant d’autres dans un lotissement où les logements se ressemblaient tous, et où personne ne prêterait la moindre attention au nom qui pouvait être affiché sur la boîte aux lettres. Sa seule préoccupation avait été Arcadio, eux deux, et les seuls drames qu’elle avait pu imaginer, s’étaient limités aux quatre murs de la maison, à cette intimité qui n’aurait regardé qu’eux. Après tout, ils étaient assez éloignés de leurs voisins d’à côté pour que leur dispute n’ait pas été entendue par qui que ce soit: encore une fois, un avantage qu’ils n’avaient pas eu, par exemple, dans leur tout premier appartement à Seattle, où parfois, la blonde avait eu l’impression que les murs de leur chez eux, avaient été construit avec du papier de cigarette. Il n’y avait rien de plus banal qu’un anniversaire, une soirée en couple organisée un peu à l’improviste, et pour laquelle elle avait organisé toutes les choses à la dernière minute. Parfois, elle se demandait Iris, si les gens n’avaient pas assez observé autour de chez elle pour savoir qu’il y avait eu un type qui s’était présenté chez elle un beau matin, et que voilà qu’il revenait, ce soir, qu’elle avait mis une belle robe pour l’accueillir, et que de longues minutes après son arrivée, alors que l’heure avançait, il était toujours là. C’était son mari, hein, pas de quoi se justifier auprès de qui que ce soit; mais la Castillo savait bien qu’elle avait déjà marqué les esprits, la petite Iris que beaucoup avaient connue enfant, qui revenait à Forks avec une fille à elle toute seule, et une histoire dont elle ne parlait pas vraiment. Ce soir, elle avait décidé - elle avait voulu - ne pas s’en préoccuper, des on-dit qui pourraient bien assez vite revenir jusqu’à elle. Mais bien sûr, il avait fallu que quelqu’un vienne foutre la merde dans leurs plans, aussi simples avaient-ils été.

Et avec cynisme, la jeune femme pourrait dire que cette fois-ci, ces intrus inconnus y mettaient les formes: à coup de grands bruits, d’objets balancés contre ses fenêtres, et de lumières qui avaient bien flashé à travers les rideaux. Maintenant, ouais, elle n’savait pas si elle arriverait à être à nouveau assez sereine dans la soirée, pour vraiment apprécier l’instant, comme elle avait été en train de le faire, avant que le courant ne se coupe si brusquement chez elle. Elle avait vécu dans c’genre de peur pendant tellement longtemps, à Seattle, qu’on pourrait croire qu’elle aurait appris à faire avec, depuis. Mais si elle avait fui si vite et sans retour possible, ç’avait bien été parce qu’elle avait été terrifiée de ces gens, sans visage et sans nom, qui pourtant n’avaient eu de cesse de lui promettre des choses horribles, dans les courriers, ou les appels incendiaires qu’on lui avait envoyés. Cette fois-ci, il y avait Arcadio, et ça devait être différent, hein? Elle en était quand même à frissonner des pieds à la tête, Iris, alors qu’elle le suivait de près tandis qu’ils étaient dehors et que subitement, elle jugeait qu’il n’y avait vraiment pas assez de lampadaires dans les parages pour éclairer la rue. C’était plus le stress, l’adrénaline courant dans ses veines qui lui gelaient les chairs, que le froid du mois de février, qui se faisait si mordant dans la région. Quel paradoxe, hein? Tout ce que la jeune femme savait, c’était au combien elle détestait avoir à se sentir comme ça à nouveau- effrayée et impuissante, ces mêmes ressentis qu’elle avait absolument tenu à laisser derrière elle, quand elle avait abandonné leur maison à Seattle. Est-c’qu’elle avait fait tout ça pour rien? Voilà que le cauchemar la poursuivait jusqu’ici. Maintenant, c’était elle qui irait bien s’endormir dans son lit, tant elle se sentait épuisée par cette mésaventure - et encore, s’il fallait qu’elle s’allonge seule dans le noir, elle serait incapable de dormir, pour sûr. Elle, elle n’voulait pas croire qu’on ‘se croirait à Halloween’ - c’était autre chose, évidemment que c’était autre chose. Et elle ne manqua pas de le relever, pinçant les lèvres d’un air soucieux. « Même à Halloween, c’est pas le genre du quartier, de faire ça... » parce qu’elle savait très bien pourquoi elle l’avait choisi, ce quartier. Il était réputé calme - principalement parce qu’il fallait bien l’admettre, la plupart de ses voisins étaient des gens plus âgés qu’elle, vivant une retraite paisible dans leur coin. Il y avait aussi des familles, certes, mais des gamins sachant qu’ils seraient reconnus en une fraction de seconde, et que c’genre de conneries ne feraient que leur attirer des ennuis avec leurs parents. Iris, elle avait poussé le vice - vraiment - à choisir le coin le plus sauf qui soit, pour Nancy, pour elle-même. Alors non, c’n’était clairement pas ses voisins qui avaient décidé d’embarquer sur des motos pour balancer des serpents en plastique sur ses fenêtres. Même les gamins du coin. Et qui serait assez fou, dans les jeunes de cette ville, au point de tripoter les compteurs électriques des gens? La blonde ne fut que moyennement rassurée, en voyant les lumières revenir dans la maison - au moins, ça prouvait bel et bien que ç’avait été à l’extérieur qu’ils avaient coupé l’électricité, ôtant un soupçon d’inquiétude, quant à l’idée qu’il puisse y avoir quelqu’un à l’intérieur de chez elle. Mais c’n’était pas pour autant que la blonde avait le moindre désir de s’aventurer jusqu’à l’intérieur, toute seule. « Des bikers? » grimaça-t-elle à entendre Arcadio; ça expliquait bien entendu les bruits de moto, mais ça n’justifiait pas pourquoi ils étaient venus jusqu’à chez elle pour faire leur cirque. « Ça explique pas c’qu’ils peuvent me vouloir, à moi. » même si Arcadio était de retour, c’n’était pas depuis bien longtemps; et il n’était venu ici que deux fois seulement - pas de quoi permettre à toute la ville et à des motards étrangers, de savoir que c’était là que vivait sa famille, et qu’il allait - un jour, potentiellement - s’installer. Face à ces conclusions, le désespoir tordit son visage, à Iris; c’était comme si ce passé atroce revenait lui exploser à la tronche- est-c’qu’elle allait recevoir des lettres à nouveau, la prochaine fois? Est-ce qu’on allait s’mettre à l’appeler et à la terrifier comme si c’était amusant? Et qu’est-c’que ce serait, quand Nancy rentrerait, hein? Son soupir servit surtout à retenir les larmes qui revinrent brûler ses yeux, et qu’elle essaya de faire disparaître en fermant ses paupières pendant de longues secondes. Mais elle emboîta quand même le pas à Arcadio pour arriver jusqu’à la maison. Et quand elle ouvrit la porte, ce fut pour mieux hésiter. « Et si y’a quelqu’un à l’intérieur, hein? » et si dans deux minutes ça recommençait? Le coeur lourd maintenant, Iris n’arrivait même plus à imaginer que cette soirée puisse bien se passer, et que quoique ce soit puisse arriver pour lui permettre de se sentir bien à nouveau. Y’avait vraiment quelqu’un, quelque-part, au Ciel ou elle ne savait où, qui s’appliquait assidument à faire en sorte que ses bonheurs n’soient toujours que de courte durée.

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