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 (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?

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Arcadio Castillo
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Pseudo : sweet poison (anaïs).
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Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
Address : il squatte sur le canapé de sa frangine.
satellite heart

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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Ven 9 Mar - 12:21

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

C’était son anniversaire aujourd’hui, le premier depuis deux ans qu’il passait en dehors de sa cellule et même s’il n’avait jamais été du genre à penser que son anniversaire était un jour extraordinaire dans l’année dont il fallait vraiment qu’il profite. Il n’attendait pas non plus qu’en ce jour, tout le monde soit là pour lui, à ses petits soins, parce que c’était sa journée à lui. Il n’avait jamais eu d’attente particulière pour son anniversaire. Peut-être que ça l’aurait vexé un peu, si ses proches avaient oublié de le lui souhaiter, mais au-delà de ça, il ne réclamait pas d’attention particulière ou de cadeaux. Il n’avait rien attendu de particulier pour cette journée, dans le fond, il avait presque été le premier à l’oublier son anniversaire. Il n’avait pas eu l’intention de faire quoi que ce soit pour son anniversaire, rester dans le canapé à regarder la télévision avait été le programme idéal à première vue pour cette soirée. Et puis y avait eu le message d’Iris pour tout changer. Elle lui avait proposé de venir pour l’occasion et il n’avait pas hésité avant d’accepter. Il avait été certain qu’une soirée avec Iris, ce serait mieux que tout ce qu’il aurait pu prévoir quand il avait été tout seul dans son coin. Dès le moment où il avait eu le message d’Iris, il avait su qu’il pourrait passer une bonne soirée. Peut-être qu’elle avait mal commencée cette soirée, qu’ils avaient commencé par se disputer, régler leur comptes d’une bien mauvaise façon, mais une fois que la crise était passée, ils avaient été bien tous les deux. Ils avaient commencé à se retrouver, à se rapprocher et là, il s’était vraiment dit que c’était une excellente soirée d’anniversaire qui s’annonçait, tellement meilleure que celle qu’il avait été obligé de passer seul dans une cellule de prison. Tout avait été parfait jusqu’à ce que les lumières s’éteignent.

Maintenant, il ne savait plus comment ils allaient pouvoir rattraper cette soirée. Maintenant ils étaient là, dehors, à ramasser des serpents en plastique et à rallumer le compteur électrique. Parce que des abrutis étaient venus les emmerder, sur leurs grosses motos bruyantes. Pourquoi eux hein ? Pourquoi cette maison ? Est-ce qu’il y avait une explication logique à tout ça ou bien ils avaient juste frappé au hasard, la première maison qu’ils avaient croisée. Est-ce que l’un d’entre eux avait un problème avec Iris ? Est-ce qu’elle se les était mis à dos sans même s’en rendre compte ? C’était possible après tout, il en avait déjà vu des histoires comme ça, des femmes qui rembarraient des mecs gentiment et ces mêmes mecs qui étaient tellement vexés qu’ils venaient se venger, comme s’ils étaient incapables de prendre non comme réponse. Est-ce qu’un truc comme ça avait pu arriver à Iris sans qu’elle ne s’en rende compte ? Il allait falloir en apprendre davantage, parce qu’elle avait raison, ce n’était pas juste une blague d’halloween. Cela dit, ce serait mieux de balancer des serpents en plastique sur les baraques des gens pour halloween que des rouleaux de papier toilette, c’était toujours moins difficile à retirer après tout. Enfin, ce n’était pas le sujet de la soirée. Maintenant, il avait rallumé le courant, il ne leur restait plus qu’à rentrer à l’intérieur et à faire de leur mieux pour quand même profiter un peu de ce qui leur restait de leur soirée. « Je sais pas. J’te promets que je vais essayer de démêler tout ça. » Au moins, son job, quand bien même il avait tendance à le détester, il pourrait être utile pour comprendre ce qui avait pu se passer ce soir. En attendant, elle pouvait au moins compter sur lui pour la protéger, l’épauler et pour la rassurer pour le reste de la soirée et des jours à venir, pour toujours, comme le disait leurs vœux de mariage. « Si y avait quelqu’un à l’intérieur, l’alarme aurait sonnée. Mais on peut vérifier toutes les pièces si ça peut te rassurer. » Il avait une arme et s’il y avait quelqu’un dans cette maison, il serait en infraction, donc s’il fallait le coffrer ou tirer sur ce type, il était prêt à le faire, cela dit, il doutait vraiment que quelqu’un ait pu entrer dans la maison sans déclencher l’alarme, ces machines étaient étudiées pour fonctionner indépendamment de du courant de la maison, alors c’était impossible que quelqu’un soit à l’intérieur. Ils avaient assez fait chier ces derniers dernières minutes, maintenant fallait que ça s’arrête, c’était leur soirée et les autres pouvaient bien aller se faire foutre.



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Iris Castillo
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Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Sam 10 Mar - 19:01



loving can heal
iris castillo & arcadio castillo
i lost myself again, but i remember you. our love is six feet under; i can't help but wonder. if our grave was watered by rain, would roses bloom? could roses bloom again? retrace my lips, erase your touch, it's all too much for me. blow away like smoke in the air. (@tumblr)

Elle n’avait rien voulu d’autre, Iris, que la chance de passer une bonne soirée avec Arcadio. Que tout se passe bien dans le meilleur des mondes, parce que, techniquement, elle estimait que l’univers leur devait bien ça. Tous ces efforts qu’elle avait faits pour préparer quelque-chose d’à peu près décent malgré le peu de temps dont elle avait disposés, ç’avait été pour lui, et uniquement lui. Maintenant, elle regrettait qu’ils en soient arrivés à si vite se disputer, à si vite tomber là-dessus, sur les accrocs causés par le temps, les choses qu’ils s’étaient dites, et celles qu’ils ne s’étaient pas dites. De toute manière, ça prendrait du temps, hein ? De s’acclimater à nouveau l’un à l’autre, de s’faire à ce qu’ils étaient devenus, à ce que la vie était devenue elle-même – elle le savait, Iris, quand bien même elle se plaisait à demeurer dans un genre de déni qui lui laissait l’espoir que tout irait bien. Dans les dernières minutes qui venaient de passer, pourtant, la jeune femme s’retrouvait surtout à se demander si, partout autour, on n’leur lançait pas des signes, des interdictions balancées par le destin, pour les empêcher de vraiment se retrouver. Et si, en essayant, ils découvraient qu’ils n’étaient plus compatibles, hein ? Est-c’que c’était vraiment possible, ou était-ce juste du blabla de psy de magazines féminins ? Et si, de toute façon, ils avaient traversé trop d’épreuves, ils avaient trop souffert et trop changé ; qu’est-ce qu’ils feraient ? Elle ne savait pas, tout d’suite, à quoi ils retourneraient tous les deux, quand ils passeraient à nouveau la porte de la maison, pour reprendre là où ils avaient été arrêtés – était-ce seulement possible ? Etait-ce possible qu’ils retrouvent leur mariage comme il avait été, avant tout ça ? C’était toutes ces questions que la jeune femme avait préféré éviter jusque-là, quitte à ce que cette soirée ce soit déroulée dans le déni le plus total – peut-être bien qu’à force de tout repousser, ils auraient fini par rentrer à nouveau dans une mécanique qui leur aurait semblé assez naturelle pour qu’ils en oublient tout le reste. A croire qu’elle aurait préféré continuer d’s’inquiéter au sujet de ces motards venus de nulle part, qui avaient jugé bon de tourner autour de sa maison, en balançant des serpents en plastique sur ses fenêtres. Qui faisait des choses pareilles, hein ? Il semblait qu’ils n’avaient pas les réponses, ce soir – qu’elle allait devoir fermer les yeux tard dans la nuit, avec l’espoir de trouver le sommeil, sans savoir quoique ce soit de ce qui lui arrivait ou de pourquoi ça lui arrivait. Un sentiment qu’elle subissait depuis trois longues années – alors qu’est-ce qu’il y avait de nouveau et de surprenant là-dedans ? Iris, elle n’pouvait nier la colère qu’elle ruminait, celle-là même qui l’avait tant lessivée et épuisée, qu’elle lui donnait surtout envie de pleurer. Peut-être que ce n’serait pas si mal, qu’elle n’ait que ça à faire le jour où elle exploserait vraiment. C’était toujours plus sain que de hurler, d’avoir des pulsions de meurtre ou on n’savait quoi d’autre, n’est-ce pas ? Pourtant, les criminels, eux, ils arrivaient toujours à avoir le monde comme ils le voulaient ; ils pouvaient faire porter le chapeau de leurs crimes à d’autres, et ils pouvaient impunément harceler des gens comme elle, qui n’avaient rien demandé.

Elle s’demandait même si elle avait encore envie de retourner dans cette maison ; est-c’que ce n’serait pas bizarre, hein ? De regarder Arcadio dans les yeux à nouveau, alors que tout aurait pu être si parfait, et que tout avait – encore une fois – été réduit à néant ? Elle n’savait plus combien d’fois elle avait déjà souffert des choses autour d’elle, se transformant en cendres entre ses doigts. Et elle n’savait certainement pas combien d’fois est-c’qu’elle pourrait encore supporter ça. Et comment faire, hein ? Comment allait-elle pouvoir baisser sa garde à nouveau pour ce soir, reprendre la soirée comme si tout était normal ? L’air de rien, depuis qu’elle était partie de Seattle, savoir comment faire avec ce qui lui restait était une lutte quotidienne de laquelle elle n’était toujours pas sortie. Alors Arcadio apparaissant comme par magie un beau matin devant le pas de sa porte, ç’avait été le miracle qu’elle n’avait jamais osé espérer et attendre. Désormais, la réalité était de retour, toujours aussi immuable et puissante, celle qui aurait éternellement le dernier mot, quoiqu’ils essayent. « Ouais, probablement. » elle ne put que répondre au brun, à demi-mot, la voix chargée d’une retenue qu’elle ne pouvait contrôler. Tous ces sentiments qui s’étaient si brusquement bousculés en elle, la laissaient hagarde, vide ; elle n’avait même plus faim, même plus sommeil, même plus envie de rien. Elle ne savait même pas si se réfugier dans les bras d’Arcadio serait d’un quelconque réconfort, ou quelque-chose dont elle pourrait se contenter comme ça. La peur était ce sentiment qui avait pris tant d’ampleur en elle avec les mois et les années ; il suffisait d’un rien pour la réveiller, et c’était comme un monstre qui n’dormait jamais. Elle avait juste eu besoin de lire dans les journaux, l’annonce de la mort de Ray Jones pour qu’elle n’ait même plus envie d’entendre la moindre nouvelle venant du reste du monde. Elle avait eu Nancy, de toute manière, pour l’occuper et accaparer toutes ses heures éveillées. C’était dur d’s’occuper d’un enfant tout seul et on n’pouvait certainement pas le faire en étant submergé par ses propres sentiments et ressentiments : tant de choses qu’Iris avait repoussées au plus profond d’elle-même, pour essayer de gérer du mieux qu’elle le pouvait. « Peut-être. » et elle fut incapable de savoir pourquoi elle ajoutait ça, quand bien même il lui fallut encore une certaine dose de courage pour oser rouvrir la porte de sa propre maison. Et encore, elle se sentait essayer de se réfugier dans quelque-chose qui n’avait rien de réconfortant : l’illusion que tout irait bien alors que tout n’était pas toujours allé bien dans sa vie. A vrai dire, les choses avaient plus eu tendance à dégénérer sous ses yeux qu’à bien se finir. C’était encore l’anniversaire d’Arcadio, techniquement, mais c’était comme si elle avait sombré dans des affres de sentiments trop froids et trop sombres pour que ça puisse éveiller quoique ce soit de positif en elle à nouveau. Elle, elle dirait volontiers que c’était même pire que tous les vingt-deux février qu’elle avait dû passer toute seule ; elle avait eu d’l’espoir, cette fois, et quelqu’un de totalement inconnu était venu écraser ça sans vergogne, comme si c’était tout ce qu’elle méritait. Ou ce qu’Arcadio méritait. A quoi bon continuer, hein ? Quand cette question la frappa de plein fouet, Iris se retrouva paralysée sur place, le souffle coupé, le cœur tambourinant contre sa poitrine, toutes les émotions créées par ces dernières minutes, s’écrasant comme une douche froide sur sa tête. Et pleurer, ce soir comme tous les autres soirs, il semblait bien qu’elle n’était bonne qu’à ça.

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Arcadio Castillo
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Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Sam 10 Mar - 21:24

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Il ne savait plus quoi penser de tout ça Arcadio. Il sortait tout juste de prison, après deux ans et demi, enfermé pour un crime qu’il n’avait pas commis et la première bonne soirée qu’il pouvait passer en compagnie de son épouse, on la lui gâchait à coup de vrombissement de moteurs et de serpents en plastique balancés contre la fenêtre. Il allait finir par croire qu’il était maudit ou qu’il y avait quelqu’un quelque part qui avait décidé qu’il avait été heureux pendant assez longtemps et que maintenant, sa vie serait pourrie. Lui, il estimait qu’il ne méritait pas ça. Il avait déjà connu bien des malheurs quand il avait été plus jeune. Il était né dans une famille défavorisée, on s’était moqué de lui à l’école, à cause de ses origines et de l’état de précarité dans lequel vivait sa famille. Il avait perdu son père aussi, quand il avait été jeune. Il avait eu un cancer et il avait agonisé devant ses yeux parce que les soins dans ce pays étaient trop chers pour une famille comme la leur. Il n’avait pas eu une enfance particulièrement facile Arcadio. Il avait été bien entouré, avec une mère aimante et attentionnée, des sœurs qu’il aimait et dont il avait toujours été très proche. Mais il avait connu des drames, des moments de malheur, dont il avait réussi à se remettre pour se construire sa petite vie à lui, dans laquelle il avait été vraiment heureux. Et pourtant, du jour au lendemain, on lui avait arraché ça, il avait tout eu pour lui et on l’avait jeté au fond d’une prison et maintenant qu’il était libre, on trouvait encore le moyen de le faire chier. Ce n’était pas juste, il estimait qu’avec tout ce qu’il avait enduré jusqu’à présent, il aurait mérité une soirée calme pour son anniversaire et un nouveau départ avec sa femme sans que rien ni personne ne vienne lui mettre des bâtons dans les roues. Il s’était compliqué les choses lui-même la dernière fois qu’il était venu, ça aurait dû être largement suffisant et pourtant, les emmerdes continuaient encore.

Qu’est-ce qu’on leur voulait cette fois à Iris et lui ? Qu’est-ce qui allait bien pouvoir justifier qu’on vienne leur pourrir leur soirée ? Peut-être bien que ces types aussi, ils jugeaient qu’Iris ou lui était coupable de quelque chose et que ça méritait qu’ils paient pour ça ? Il savait bien que ça pouvait tomber facilement les accusations à tort, après tout, il avait bien passé deux ans et demi en prison parce que quelqu’un avait décidé de l’accuser de meurtre sans que ce ne soit le cas. Il  en avait marre de toute cette histoire, il en avait marre des gens qui semblaient prendre un malin plaisir à gâcher la vie des autres sans en avoir rien à foutre des conséquences que ça pourrait avoir ? Ça l’énervait toute cette histoire, lui il voulait juste profiter de cette soirée, après tout c’était son anniversaire et en plus, est-ce que ce ne serait pas les laisser gagner que de tout laisser tomber pour ce soir ? Il ne savait pas Arcadio et finalement, il n’était plus très sûr, en vue des réactions de son épouse de la façon dont cette soirée allée se terminer. Au moins, elle avait accepté de rentrer, c’était déjà ça. « Hey … Ça va aller ? » Il se rapprocha d’elle, passant dans son dos avant de passer ses bras autour de ses hanches et de déposer un baiser contre son épaule. Il ne savait pas quoi faire pour la rassurer. Lui, il était à peine sorti de prison, alors les ambiances de merde, il n’avait pas eu le temps de les oublier, de s’en défaire, comme ça avait pu être le cas pour la blonde. Elle avait quitté Seattle pour éviter ce genre de problèmes et ça l’avait suivie jusqu’ici à Forks. « Je suis désolé pour tout ça. » Désolé qu’elle ait besoin de se retrouver de nouveau dans une situation comme celle-ci, elle méritait mieux que ça Iris, Nancy aussi, elle méritait mieux, évidemment. Est-ce que c’était une coïncidence que ça recommence pile quand lui, il revenait dans sa vie. Si c’était pour lui qu’ils étaient là, est-ce qu’elle allait lui en vouloir ? Est-ce qu’elle allait le vouloir qu’il s’en aille, histoire qu’il embarque ses problèmes avec lui ? Il laissa échapper un léger soupire, avant de venir poser son front contre l’épaule de la blonde. Ils avaient enfin commencé à arranger les choses entre eux, après plusieurs différents et une grosse dispute et voilà que maintenant, que la soirée s’annonçait moins idéale qu’elle ne l’avait été quelques minutes plus tôt, avant que ces types ne débarquent. Pourtant, il se sentait bien là, serrée contre la blonde, sa peau contre la sienne. Pourquoi est-ce qu’ils ne pouvaient pas n’avoir que ça hein ? Pourquoi fallait qu’on leur colle un tas de problèmes en prime ? Y avait vraiment rien de juste dans cette histoire, et ils n’y pouvaient pas grand-chose, comme ça avait été le cas deux ans et demi plus tôt.




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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Lun 12 Mar - 3:01



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Toute l’année, quelles que soient les fêtes qui pouvaient se présenter à l’horizon, Iris avait toujours eu la réputation d’être celle qui avait plein d’entrain, d’envie, d’excitation à l’idée de passer du temps avec ses proches. Elle avait toujours été celle qui mettait les petits plats dans les grands, celle qui ne lésinait pas sur les moyens et sur ses efforts tout à la fois. Quand elle n’avait pas pu quitter Seattle pendant les vacances d’hiver ou pour les anniversaires de ses proches, elle avait toujours pris soin de les appeler, d’leur parler, d’garder le contact avec eux comme si c’était la chose la plus importante qui soit. Tout ça, mine de rien, ç’avait été terriblement précieux à la vie de la jeune femme - une foi constante en tout ce qui la rendait heureuse, et en tout ce qui pouvait rassembler les gens qu’elle aimait, autour d’elle. A croire qu’elle avait toujours été une femme faite de désirs bien simples; elle avait voulu avoir une famille, un job qui n’avait pas beaucoup de prétention, rien d’autre qu’un havre de paix comme on pouvait les voir dans les films un peu romantiques et un peu ennuyants, que les gens oubliaient facilement. Elle, elle n’était jamais allée voir un gros blockbuster au cinéma, que ce soit Star Wars ou les films Marvel, en s’disant qu’elle aimerait être à la place de tous ces gens - même les milliardaires ou ceux qui sauvaient la galaxie toute entière. Iris, elle avait toujours fait partie de ces rares humains bien chanceux, qui s’étaient toujours parfaitement contentés de ce qu’ils avaient eu juste là. Arcadio l’avait rendue heureuse, exactement comme elle avait rêvé d’être heureuse un jour dans son avenir, et à ses côtés, elle avait eu des envies parfaitement en accord avec ce qu’elle avait pu imaginer, enfant. Jamais elle n’se serait imaginée, lassée par la vie qu’ils avaient ensemble, par cette bulle de joie et de bonheur qu’ils s’étaient construit dans leur coin, paisibles et singuliers, sans rien demander à personne. Parfois, avec ironie, avec sarcasme, elle s’était demandée si choisir d’épouser un flic, c’n’était pas déjà trop d’aventures pour elle: d’où elle avait été, la blonde n’avait toujours eu qu’une once d’indices de tout ce qu’Arcadio devait voir au quotidien à travers son job. Et ç’avait été largement assez pour elle. Et elle aurait très bien pu s’contenter de ça. Ne voir que cet aspect moche-ci du monde. Oui, elle savait bien qu’elle aurait pu vivre pour aussi longtemps qu’on le lui permettait, dans son univers, avec ce bébé qui arriverait bien assez vite, et les galères qui viendraient avec. Pour avoir dû expérimenter ça toute seule, elle savait bien, deux ans plus tard, qu’ils auraient eu l’esprit bien préoccupé par tout ça - que ça leur aurait assez bouffé leur quotidien pour qu’ils n’aient que ça à penser, pendant des mois et des mois. Ils auraient pu continuer de vivre ainsi, sans s’poser de question, sans mettre leur nez chez les autres, sans s’prendre en pleine face, une gifle balancée par l’univers, soudainement ligué contre eux. Pour toute cette naïveté perdue, en plus du temps qui leur avait complètement échappé, Iris, tout ce à quoi elle aspirait, c’était retrouver ça, comme elle le pouvait.

Et tant pis si elle devait trop en demander à elle ne savait qui, quand elle s’disait que le reste du monde leur devait bien ça. Si elle pouvait avoir tout comme elle voudrait, ils se retrouveraient rien qu’eux deux pendant des jours et des jours, à n’pas avoir à se préoccuper de quoique ce soit d’autre. Oui, même pas de Nancy - parce qu’égoïstement, la blonde avait toujours senti le besoin d’avoir quelqu'un pour s’occuper d’elle. Ou en avoir le temps elle-même, d’s’aimer encore un peu quand elle croisait son reflet dans le miroir, ou d’trouver à nouveau de quoi sourire pour son propre plaisir à elle. Quel drôle de paradoxe, d’avoir besoin d’tout ça, et d’aussi savoir au fond, qu’elle n’pourrait pas passer toute la journée de demain sans s’enquérir de Nancy- sans savoir comment sa fille allait, comment la nuit avait pu se passer pour elle, ou quand est-ce qu’elle pourrait la récupérer. Iris, elle avait passé trop d’temps à ne s’occuper que de son enfant, pour savoir comment faire autrement - s’il fallait être réaliste, fallait bien voir les choses comme ça. L’avantage, c’était que maintenant, ils n’avaient plus que ça, Arcadio et elle - le réel balancé dans leurs tronches pour bien les sonner. C’était ainsi qu’elle se sentait, elle, assommée comme si elle avait pris un coup sur le coin du crâne, que son cerveau palpitait avec force contre son crâne, et que le sang manquait dans toutes les parties de son corps. Peut-être alors, qu’c’était bien un miracle, qu’elle soit toujours capable de tenir sur ses jambes, quand le brun revint vers elle. Ça va aller, qu’il demandait- ou peut-être était-ce quelque-chose qu’il lui promettait, comme tous ces faux espoirs qu’elle s’était déjà construits dans son imagination, par besoin, par envie pure et dure. Il lui avait sans doute promis aussi que ‘ça irait’ quand il avait été arrêté, au tout début de cette histoire de meurtre. Il l’avait aussi dit au début du procès, au milieu de celui-ci, ou dans les dernières minutes décisives avant qu’on annonce sa sentence. Il lui avait aussi dit en prison, quand elle avait eu besoin de se décharger de tous ses fardeaux, les rares fois où elle l’avait fait, avant de s’rendre compte que ouais, désormais son mari ne pouvait plus rien lui promettre à part que ‘ça allait aller’, avec sans doute, juste pour lui, l’espoir qu’un jour, ses mots deviennent réalité. Et quand il s’excuse, son coeur gonfle jusqu’à doubler de taille, qu’elle se dit, alors que ça lui fait si mal dans la poitrine, et qu’aucune quantité de larmes jamais, ne pourra vraiment faire disparaître ce sentiment. Elle n’avait pas envie qu’il se sente responsable de quoique ce soit - responsable de quoi, hein? Il était venu fêter son anniversaire avec elle, et ç’avait été pour lui, elle, qu’elle avait voulu que tout soit parfait; parce qu’elle lui devait bien ça, et parce que l’univers lui devait bien ça. Et que si c’fameux univers n’était pas décidé à se bouger le cul, elle, elle avait voulu se plier en quatre pour lui offrir une bonne soirée. Pour retrouver ce qu’ils avaient eu, et ce qui lui avait tant manqué, à elle, pendant si longtemps. « C’est pas ta faute... » qu’elle parvint donc à balbutier, essayant de retenir ses pleurs, sa propre déception- il était toujours là, au moins, Arcadio, comme le lui prouva la main qu’elle vint serrer dans la sienne, entrecroisant leurs doigts. « J’voulais juste... » que tout soit parfait. Ou que tout se passe bien, si seulement c’était possible, si seulement c’était accessible pour eux. « J’avais juste espéré... » mais encore une fois, les mots lui manquèrent, coincés par la déception en forme de boule dans sa gorge. Maintenant, elle se disait qu’ils avaient perdu le seul temps de trêve qu’on leur avait donné, en s’engueulant comme des idiots. Que c’était de sa faute à elle, parce qu’elle avait été la première à attaquer, avec ses paroles et ses propres blessures. « J’en sais rien. » voilà qu’elle était défaite, qu’elle admettait avoir perdu un quelconque combat contre le destin, le monde, l’univers ou Dieu - elle n’savait qui blâmer, à ce point-là. Elle en était là, maintenant elle n’savait plus quoi faire, plus quoi désirer. De toute manière, c’était comme risquer une autre déception, hein?

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Arcadio Castillo
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Pseudo : sweet poison (anaïs).
Id Card : bob morley.
Points : 1168

Age : trente-trois ans.
Civil status : marié, c'est en tout cas le cas sur le papier et d'après l'alliance à son doigt, dans les faits, il n'a pas revu son épouse depuis longtemps, alors difficile de savoir.
Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
In your pocket : son portable, son portefeuille (avec une photo de sa femme et de leur fille dedans), un paquet de clopes, un briquet et des clés.
Address : il squatte sur le canapé de sa frangine.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Lun 12 Mar - 13:10

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

Il aurait voulu passer une bonne soirée en compagnie de son épouse. Est-ce qu’il n’avait pas le droit à ça, au moins ce soir, pour son anniversaire ? Il avait peut-être été trop ambitieux pour penser que si. Il n’avait pas imaginé qu’il finirait par se disputer avec la blonde, à peine rentré à l’intérieur de cette maison. Il n’avait pas imaginé les cris, les larmes, les mots qui avaient fait vraiment mal et il n’avait pas non plus imaginé que des types sur des motos viendraient couper le courant de la maison avant de balancer des serpents en plastique contre les vitres. C’était complètement débile comme comportement. Un peu comme ce qu’Iris avait dû subir quand il avait été en prison. C’était idiot non d’accuser Iris de quoi que ce soit tout simplement parce qu’on avait pris son mari pour un tueur. Il en avait vu des femmes de meurtriers – de vrais meurtriers – qui étaient tombées de haut en apprenant la vérité sur leur époux. C’était le truc avec certains tueurs, après tout, ils étaient tellement doués pour cacher ce qu’ils étaient que leurs proches n’en savaient rien. Même s’il avait tué cette nana, il aurait probablement tout fait pour éviter que sa femme ne l’apprenne, pour sauver les apparences et protéger sa famille, malgré ce qu’il avait pu faire non ? En vérité, sans doute qu’il se serait lui-même livré à la police, parce qu’il se pensait trop honnête pour supporter de vivre avec le sang d’une innocente sur les mains. Mais il n’avait tué personne de toute façon et il ne voyait pas l’intérêt d’aller insulter Iris pour quelque chose qu’il avait été censé commettre lui. Si justice avait été bien rendue, le meurtrier avait été derrière les barreaux, alors il ne voyait pas pourquoi s’en prendre à son épouse, elle avait été innocente. Et aujourd’hui, c’était pareil, il ne voyait pas pourquoi ces types étaient venus jusqu’ici pour les emmerder.

Il ne savait plus s’il y avait encore quelque chose à faire pour sauver cette soirée maintenant. Il n’avait pas envie de laisser l’opportunité à des types de venir leur gâcher ça. Ils ne s’étaient pas vu pendant deux ans et demi et la dernière fois, même s’il n’y avait eu personne pour les emmerder, il avait tout compliqué, bien plus qu’il ne l’aurait voulu. Il était resté des jours sans venir, sans lui parler, juste parce qu’il n’avait pas eu le courage d’affronter les choses. Peut-être que c’était un genre de punition pour la lâcheté dont il avait fait preuve ces derniers temps. S’il était venu plus tôt, ils auraient pu passer plus de temps ensemble sans que personne ne vienne les emmerder. Peut-être que tout était vraiment de sa faute alors, qu’il n’avait pas assuré et que maintenant, ils en payaient tous les deux les conséquences. Il était désolé alors, il l’était sincèrement, parce qu’il avait vraiment eu envie de passer une bonne soirée avec elle et qu’il avait l’impression que d’une façon ou d’une autre, c’était à cause de lui qu’on était venu leur arracher ça ce soir. « J’espère. » Qu’il répondit alors à la blonde. Il ne croyait pas trop aux coïncidences. Elle avait passé plus d’un an ici sans que personne ne vienne l’emmerder et quand il revenait dans sa vie, les problèmes revenaient eux aussi ?  Il devait forcément y avoir un lien quelque part non ? S’il devait faire son job de flic, ce serait l’une des premières choses qu’il demanderait à Iris après tout, ce qui avait changé dans sa vie récemment et la réponse, elle était évidente non ? Il était de retour, après deux ans et demi passés en prison. Il avait été innocenté en plus, alors la plus grande partie des emmerdeurs de Seattle avaient dû se faire une raison maintenant, y avait plus qu’un intérêt à venir menacer sa femme. Ils n’étaient pas à Seattle de toute façon. Il ne savait pas ce qu’on pouvait bien lui reprocher, mais il n’avait pas à croire que son retour et l’arrivée de ses emmerdeurs devant chez Iris n’était qu’une simple coïncidence. « Je sais. » Il savait ouais, parce qu’il avait probablement eu les mêmes espoirs qu’elle, quand il était venu la rejoindre ici. Il avait voulu passer une belle soirée avec sa femme, quelque chose de simple mais qui leur permettrait d’enfin se retrouver, après tout le temps qu’ils avaient perdu. « Au moins, on est ensemble. » C’était déjà ça non ? C’était peut-être le plus important, à ses yeux en tout cas. Ils méritaient mieux que ça, c’était une évidence après ce qu’ils avaient été obligés de vivre pendant deux ans et demi. Mais, le ciel pourrait être en train de leur tomber sur la tête qu’il serait bien capable de se dire qu’au moins, il était avec elle et que ça rendait déjà les choses moins compliquées. Est-ce qu’elle n’était pas au moins un peu d’accord avec ça Iris ? Est-ce que le fait qu’ils soient ensemble, malgré les épreuves, les doutes de la dernière fois, les disputes de ce soir, c’était pas déjà quelque chose de positif dans le déroulement des choses ? Ça l’était pour lui, en tout cas.

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Iris Castillo
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Age : vingt-sept ans, le cœur lourd de déceptions, la réalité pour rides.
Civil status : mariée, accrochée à la bague à son doigt- pourtant, elle est seule. trop seule.
Job|Studies : fut un temps, sauver des vies était son oxygène; elle aimait être infirmière. mais maintenant, à forks, elle s'est fait peau neuve, comme si tout dans son ancienne vie est trop douloureux. elle est alors iris, organisatrice événementielle, elle distribue le bonheur aux autres, au moins.
In Forks since : elle est née ici, à forks; ses racines sont ici, sa famille est ici. seattle était un doux rêve cultivé pendant quelques années. mais son refuge, elle y est revenue depuis un an et demi maintenant, apeurée et blessée par le grand monde au-delà des montagnes qu'elle a toujours connues.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mar 13 Mar - 12:50



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Par le passé, Iris avait sans doute été connue dans son entourage, pour toujours être optimiste. Pour, du moins, savoir prendre la vie du bon côté, quoiqu’il advienne ; elle avait toujours été une enfant souriante, ça se voyait sur les photos de famille et ça s’entendait dans les récits de ses parents. Une petite blonde énergique qui avait vécu à mille à l’heure, sans jamais se poser la moindre limite. Grandir, ça changeait beaucoup d’choses, hein – à l’innocence de l’enfance, la candeur d’espoirs surdimensionnés et de rêves complètement irréalistes. Heureusement pour elle, la petite fille qu’elle avait été avait plus souvent rêvé d’être une cow girl qu’une princesse dans sa tour dorée : ses rêves à elle avaient toujours eu quelque-chose de plus réaliste que toutes les filles qui espéraient trouver le prince charmant, tomber amoureuses en un baiser, et vivre dans un château. C’n’était pas dans le coin de Forks qu’on trouverait le moindre château, de toute manière. Mais quoiqu’il ait pu se passer dans son enfance, son adolescence, à Forks, la jeune fille avait toujours été cette boule d’énergie comme le soleil, qui irradiait d’envies, d’espoirs, de positivité. Son expérience à la ville et à la vie adulte l’avait bien changée, n’est-ce pas ? A vrai dire, Seattle en elle-même n’avait rien eu de traumatisant, Iris, elle dirait même qu’elle s’y était plutôt bien adaptée, à cette vie-là. Certes, elle admettait volontiers que tout aurait été au moins cent fois plus dur, sans la présence d’Arcadio à ses côtés – elle avait été indéniablement heureuse et soulagée que son petit-ami ait décidé de l’accompagner dans cette nouvelle vie qu’elle s’imaginait, dans un coin beaucoup plus actif que tout ce qu’ils avaient pu connaître à Forks. Même l’appartement le plus moche et désuet qu’ils avaient pu se payer en arrivant en ville, elle n’aurait pas pu l’avoir par elle-même ; mine de rien, les revenus qu’elle aurait eus à elle toute seule, étudiante, auraient été bien différents de ceux qu’ils avaient perçus, avec en plus, son salaire de jeune flic qui avait du potentiel comme l’avaient si souvent dit ses supérieurs. Mais encore à cette époque, même avec les galères, Iris avait été celle qui souriait à la vie, celle qui prenait les bonnes choses et les gardait près d’elle – oui, ils auraient très bien pu passer des journées entières à se disputer sur qui avait utilisé les dernières gouttes d’eau chaude, sur pourquoi faire la vaisselle était indispensable pendant que l’autre était sous la douche. Mais ils avaient toujours trouvé comment faire autrement – ils avaient toujours su fonctionner ensemble, sans demi-mesure, sans que les mauvais moments ne durent plus longtemps que quelques minutes ou quelques heures, tout au plus. Et Iris, elle s’était dit que si ça fonctionnait si simplement et si évidemment avec Arcadio – si tout était aussi parfait et aisé avec lui, alors, c’était bien que ça devait être le bon. Et elle aurait voulu pouvoir connaître ça pour toujours, sans que rien ni personne, jamais, n’vienne foutre le bordel dans leurs vies. Jamais elle n’avait été du genre à imaginer quelles mauvaises nouvelles ou quelles galères pourraient s’présenter bien assez tôt sur leur route – mais même dans ses craintes les plus folles, elle n’aurait pas pu imaginer ce qui avait fini par leur arriver.

Alors ouais, à avoir une vision du monde bien particulière, à croire en des choses qu’on voyait acquises, y’avait forcément la désillusion qui suivait, hein ? Au fur et à mesure que l’histoire du procès d’Arcadio s’était écrite, la blonde s’était sentie tomber d’un petit nuage, droit sur terre. Et puis, plus bas que terre. Elle pouvait dire encore aujourd’hui avec une évidence nette, qu’elle avait connu l’Enfer, le vrai, à cette époque – pourquoi craindre une potentielle punition dans l’au-delà, quand la vie pouvait déjà devenir douloureuse et déprimante et insupportable, comme ça, du jour au lendemain ? Pour gérer tout ça, une fois qu’elle avait été toute seule, la jeune femme s’était forcée à entrer dans un genre de mécanique, à tenter de voir le positif dans sa situation : au moins, son mari n’avait pas eu un accident de la route et n’était pas mort dans un hôpital, pendant qu’elle pleurait au bord de son lit, comme dans un certain téléfilm bidon qu’elle avait pu voir à la télé, un jour. Au moins, il ne l’avait pas trompée, il ne lui avait pas brisé le cœur et elle n’vivait pas avec cet intense sentiment de trahison, grandissant en elle avec le bébé qu’elle avait eu dans le ventre. Au moins, y’avait pas eu un serial killer qui était entré dans leur maison pour l’assassiner. Au moins, aussi, il n’avait pas eu d’maladie grave le faisant agoniser pendant de longs mois, voire des années, tout en sachant pertinemment que le moindre combat était peine perdue. C’était déjà ça, hein ? Quelle drôle de façon d’être optimiste. Iris, pourtant, elle avait commis la bêtise, de croire que ça pourrait être autrement, quand Arcadio était revenu dans sa vie, qu’elle pourrait maintenant avoir des attentes surdimensionnées par rapport à leur condition. Et pourtant, hein, qu’est-ce qu’il y avait eu de si fou à espérer pouvoir passer du bon temps avec son époux, le jour de son anniversaire ? La Castillo, malgré tout, elle se sentait ridicule d’avoir pu croire que tout pourrait bien se passer, qu’ils pourraient sourire sans concession, et ne penser à rien d’autre qu’à l’instant présent, où ils n’étaient que tous les deux dans cette maison. Elle s’était dit que c’était important qu’ils se retrouvent calmement rien qu’eux deux, en tant que couple, avant d’ajouter Nancy à l’équation – surtout quand elle n’avait pas encore été là, quand il était parti. Comment résumer le fait qu’elle avait vu son mari être trainé hors de leur maison, menottes aux poignets, avec des flics qui l’accusaient de meurtre et semblaient bien déterminés à le faire tomber ? Pendant si longtemps, tout ce que la jeune femme avait trouvé à répondre aux curieux, ç’avait été qu’il n’y avait qu’elle, sans montrer le moindre désir d’expliquer, de justifier, ou de démontrer. Quelque part, elle n’avait pas non plus envie de s’mettre à devoir raconter sa vie à tous les curieux qui pourraient s’demander pourquoi subitement, elle avait un homme à nouveau dans sa vie – les gens à qui elle pouvait vouloir raconter sa vie, en connaissaient les aspects et les difficultés, les autres, ça n’les regardait pas. Et elle était bien sûre, la blonde, que sa vie, elle n’regardait pas une bande de motards comme ceux qui étaient venus jusque devant chez elle, ce soir. Elle était même sure et certaine, qu’elle n’avait jamais fricoté avec des types de ce genre, que ce soit à Seattle ou ici, à Forks ; ses parents, à vrai dire, avaient toujours montré leur fierté, quant à avoir une fille sage et disciplinée, qui ne cherchait pas les emmerdes et n’avait pas eu une crise d’adolescence si terrible que ça. C’était donc, un peu comme quand la police était venue cueillir Arcadio sans la moindre raison, quand elle avait vu les preuves s’amonceler contre lui, elle s’était demandée aussi, ce qu’on pouvait bien leur vouloir – qui pouvait les détester à ce point. « Oui... » dans une longue inspiration, songeuse, elle sentit pourtant, son cœur battre à la réalisation qu’ils étaient bel et bien tous les deux et que, peut-être, c’était quelque-chose qui importait, plus que n’importe quoi d’autre. C’est pour cela, sans doute, qu’elle se retrouva à se lover contre lui encore plus, posant sa tête contre son torse pour quelques secondes durant lesquelles elle essaya de reprendre contenance, de ravaler ses peines et ses déceptions. « J’suis contente que tu sois là. Paradoxalement, j’crois pas l’avoir dit, encore… » une pointe de culpabilité, de joie tout à la fois, la fit sourire, alors qu’elle se tournait dans les bras de son époux, pour venir passer les siens autour de sa taille, et le regarder droit dans les yeux. Juste avant de mieux se blottir contre lui, comme si c’était tout ce dont elle avait besoin, d’être dans ses bras, son oreille posée contre son torse, à presque pouvoir entendre son cœur, et à juste pouvoir sentir sa présence, l’enlaçant totalement.

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Arcadio Castillo
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Mar 13 Mar - 20:49

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Il n’avait jamais cherché les problèmes Arcadio, il n’avait jamais été un gamin indiscipliné ou bagarreur, ses parents lui avait inculqué des valeurs importantes qu’il avait toujours cherché à respecter. Peut-être bien qu’il ne s’était jamais contenté de tendre l’autre joue quand on s’était mis en tête de s’en prendre à lui, mais il n’avait jamais cherché les embrouilles. Souvent, il avait essayé de se taire et d’ignorer les insultes qu’il avait pu entendre, envers lui ou sa famille, parce qu’ils étaient mexicains, qu’ils n’avaient pas beaucoup d’argent, alors, il avait tout entendu, venant de la bouche de ces fils à papa, blanc et plein de frics. Il avait pris sur lui pendant toute sa vie, mais qu’il s’était toujours dit que ça ne valait pas la peine de rentrer dans leur jeu et souvent, se faire ignoré avait été plus vexant pour ses personnes qui avaient l’habitude de se sentir être le centre de la terre, que s’il s’était content de leur dire d’aller se faire foutre. Même en grandissant, quand il était devenu flic, que ça avait été une raison supplémentaire pour certaines personnes de l’insulter, il avait tout fait pour garder son calme et pourtant, ça lui était arrivé d’avoir l’impression qu’un petit con cherchait à le faire flancher dans une salle d’interrogatoire. Il avait tout vu tout entendu, mais il était resté droit dans ses bottes, quand bien même l’envie d’écraser la tronche d’un raciste contre la table de la salle d’interrogatoire avait parfois été très présente. Y avait eu de ces types qui ne voulaient pas lui parler à lui parce qu’il était mexicain, ni à sa collègue parce que c’était une femme et puis pas à ce type non plus parce qu’il avait l’air d’une ‘pédale’ enfin bref, le genre de type imbuvable face à qui il fallait quand même tenir le coup. Il l’avait fait Arcadio, quitte à rentrer chez lui un peu agacé le soir et à avoir besoin de se plaindre pendant de longues minutes auprès de sa femme. Il était resté sage, discipliné, bien dans les rangs jusqu’au bout, parce qu’il ne voulait pas d’ennui, parce qu’il avait été élevé comme ça et pourtant, un beau jour, on l’avait accusé de meurtre.

S’il avait dû tuer quelqu’un un jour dans sa vie, ça aurait surement été celui qui lui avait un jour craché à la gueule à cause de son job et ses origines, ou le premier gars qui aurait osé faire du mal à son épouse ou même quelqu’un qui l’aurait mérité, un tueur, un violeur, un pédophile, mais certainement pas une pauvre fille innocente qu’il ne connaissait même pas. Il ne savait même pas comment on pouvait s’imaginer qu’un type comme lui, qui n’avait jamais dérapé dans son boulot, qui n’avait jamais levé la main sur sa femme – parce qu’on avait bien dû demander à Iris, s’il avait été violent avec elle un jour – ait un jour décidé de tuer une nana. L’hypothèse facile, c’était sans doute de dire qu’elle avait été sa maitresse, qu’elle avait voulu plus que ça et qu’elle avait menacé de tout révéler à son épouse s’il ne la laissait pas tomber. Lui, pour ne pas ruiner sa famille, alors que sa femme était enceinte, il n’avait eu d’autre choix que celui de tuer cette pauvre fille. C’était la conclusion facile à tirer de cette affaire. Pourtant, il n’avait pas eu de maitresse, il n’avait eu qu’Iris dans sa vie et il n’avait jamais eu l’envie d’aller voir ailleurs, même si certains diraient sans doute que c’était le comportement de beaucoup d’hommes quand leurs compagnes étaient enceintes, parce qu’elles étaient moins attirantes, que la grossesse puis la venue du bébé, ça faisait diminuer les rapports sexuels dans le couple, alors forcément, c’était logique qu’il soit allé voir ailleurs et que les choses aient pu mal se terminer et qu’il ait mis en place un plan machiavélique pour se débarrasser de la jeune femme et d’après utiliser son poste dans la police pour couvrir ses traces. Ce n’était vraiment pas son genre, mais bon, personne n’avait voulu le croire, personne n’avait voulu écouter Iris non plus et il était resté deux ans et demi en prison pour rien du tout. Maintenant qu’il était libre, il ne demandait pas grand-chose, il avait bien compris que de toute façon, on avait pas grand-chose à lui offrir en échange des années qu’il avait passé derrière les barreaux, mais quand même, un peu de paix et de tranquillité, est-ce que c’était que trop demandé ? A première vue, lui il dirait que non, surtout dans une ville comme Forks, ce n’était pas un nid à problème. Lui, il avait tendance à penser que même ce type surnommé ‘la cagoule noire’ n’était pas si menaçant que ça pour la sécurité de la ville, qu’on lui apportait bien plus de crédit qu’il n’en méritait, merci aux journaux et aux bloggeuses désespérées pour ça. Pourtant, voilà qu’un gang de motards avait décidé de s’inviter au beau milieu de sa soirée avec Iris. Cette soirée qu’ils méritaient, qu’on leur devait même, après leur avoir tout arraché sans véritable raison. Il n’avait pas envie que cette interruption mette fin à tout ce qu’il pouvait y avoir de beau et d’idéal dans ses retrouvailles avec Iris, même s’il ne savait pas non plus trop commet rattraper les choses. Ils étaient ensemble, c’était au moins une idée à laquelle il était facile de s’accrocher. Peu importait ce qu’on pouvait leur vouloir et ce qui pouvait se passer dehors, ils étaient ensemble et ça déjà, c’était parfait à ses yeux à Arcadio, c’était un truc qu’ils n’avaient plus eu pendant trop longtemps. « Moi aussi, je suis content d’être là. » Il resserra bien vite son étreinte dans le dos de la jeune femme alors qu’elle s’était tournée vers lui, avant de venir déposer un baiser sur sa tête, contre ses cheveux blonds. « Je t’aime. » Qu’il ajouta, comme suite logique à ce qu’il venait de dire. Il l’aimait, c’était certain et elle était si proche de son cœur qu’elle devait l’entendre à chaque battement de celui-ci.

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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Ven 16 Mar - 0:32



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i lost myself again, but i remember you. our love is six feet under; i can't help but wonder. if our grave was watered by rain, would roses bloom? could roses bloom again? retrace my lips, erase your touch, it's all too much for me. blow away like smoke in the air. (@tumblr)

Elle n’pouvait s’empêcher, Iris, de penser au gâchis que ça serait, si Arcadio et elle devaient tout arrêter, ici et maintenant. Elle avait passé son après-midi à essayer de faire les choses bien, elle avait acheté des stupides nachos qu’elle n’aurait clairement pas le coeur à manger toute seule. Et elle avait même cuisiné un gâteau- ce fameux gâteau si simple et pourtant si spécial, dans le contexte de leur histoire à eux, de c’qu’ils avaient toujours connu en tant que coupe - deux personnes en galère à Seattle. Deux personnes qui, souvent, avaient eu moins d’temps à leur disposition que ce qu’ils auraient pu imaginer. Et puis, la blonde n’était pas une matérialiste- elle pensait également, bien sûr, à tous les efforts qu’elle avait faits pour se préparer: pour bien se maquiller et ça, c’était déjà parti en fumée. Mais sa robe était toujours là, les atours dans lesquels elle s’était bien enrobée pour faire jolie, à première vue: maintenant qu’ils avaient gambadé à travers le jardin et que sa robe était accompagnée de vieilles baskets, elle se sentait plus ridicule que n’importe quoi. Rien n’pourrait la blesser autant que l'occasion ratée, ce gaspillage-là, de temps qu’ils auraient pu avoir à se retrouver - encore une fois - et qu’ils perdaient, à cause de circonstances hors de leur contrôle. C’était l’histoire d’leur vie, ça, hein? Des bonheurs précieux qu’on leur arrachait sans vraiment leur demander leur avis, et en s’en foutant complètement. Qui sait, ces inconnus perchés sur leurs motos, ils devaient bien être contents de leur coup: ils avaient fait une entrée dans leur soirée avec fracas, et Iris, elle, elle savait qu’elle n’était pas prête de les oublier. Pas prête de bien dormir à nouveau, comme si c’était tout le sentiment de sécurité qu’elle avait pu éprouver depuis son retour à Forks, qui avait volé en éclats. Il y avait bien toujours eu une part d’elle pour être persuadée que cette impression d’être sauve, enfin, n’avait été rien d’autre que de la poudre aux yeux; une fuite vaine, qui n’avait fait que repousser ses démons. Mais elle avait été bien obligée d’penser le contraire, de s’accrocher au désir de voir les choses autrement; sinon, à quoi ça aurait valu, de tout abandonner à Seattle? De laisser Arcadio tout seul en embarquant leur fille comme une voleuse, pour aller se réfugier chez ses parents, et s’effondrer complètement là-bas, chez eux? Il lui avait fallu tellement de temps pour y croire, tellement d’temps pour en vouloir. Encore plus pour trouver une jolie maison où elle pouvait s’imaginer Nancy en train de grandir et elle, à peu près heureuse, malgré tout ce qui avait pu arriver dans son passé. Et voilà qu’elle vivait avec la vaste impression que déjà, d’un claquement de doigts, tout était envolé. Y’avait eu des types, dehors de chez elle, sans nom et sans visage, qui s’étaient permis d’tout lui prendre. Encore une fois. Et quand bien même elle aurait bien eu envie de s’imaginer être devenue une guerrière féroce à même de bondir au secours de sa famille, tout ce qu’elle avait fait, c’était paniquer, pleurer, et balbutier des mots qui ne voulaient rien dire.

Iris, elle était cette même femme pitoyable qui n’avait rien pu faire pour sauver son mari, quand le monde avait été décidé à le foutre en prison. Elle était toujours aussi inutile, toujours aussi impuissante: voilà que la vérité était inévitable désormais. La Castillo en arriva à se demander pourquoi est-ce qu’Arcadio était revenu, pour quelqu’un comme elle. Une femme aussi faible, avec tant de défauts, aussi peu de bravoure et d’capacité à convaincre le monde. Elle avait échoué sur toute la ligne à ce niveau-là, et Arcadio en avait payé le prix en se retrouvant tout seul, pendant si longtemps. Ça aussi, c’était d’sa faute à elle. Alors quand il lui dit qu’il l’aimait, elle, tout ce qu’elle put faire, c’est hésiter- pincer les lèvres dans un genre de tic, comme si elle réfrénait le bonheur d’arriver jusqu’à elle. Avait-elle seulement le droit d’être heureuse? La capacité d’l’être en de telles circonstances? Elle avait surtout envie de demander ‘pourquoi’, pourquoi est-c’qu’il l’aimait encore, pourquoi est-c’qu’il était là. Pourquoi est-ce que rien n’avait changé dans ses sentiments à son égard, quand elle n’avait été rien dans son existence, pendant si longtemps? Mais et si elle le mettait devant le fait-accompli, pour mieux lui permettre de réaliser que ça n'en valait pas la peine, hein? Qu’elle n’en valait pas la peine? Elle pouvait bien s’demander si c’n’était pas ce qu’il avait dû ressentir à un moment, dans une épiphanie soudaine, lui révélant l’état de leur relation. Elle méritait, elle, de devoir rester accrochée à une bague de mariage et à des regrets vis à vis de tout ce qu’elle avait ruiné, et laissé, à Seattle. Mais lui, hein? Pourquoi est-ce qu’il était là? Pourquoi est-ce qu’il tenait encore à elle? A croire qu’elle les méritait, ces stupides motos brisant les illusions joyeuses de sa vie- des instants auxquels elle n’avait pas le droit. « Et maintenant quoi? » qu’elle réussit à demander, serrant les dents, serrant sa gorge, son regard fuyard à nouveau. Parce que la réalité était là, qu’on l’appelle égoïste ou hypocrite, la blonde, mais elle n’se sentait pas la force de perdre Arcadio. De l’voir partir, de se voir devenir seule, complètement seule, parce qu’il était las d’elle ou parce qu’il ne l’aimait plus. Ce serait pire que n’importe quel séjour en prison, pire que la torture physique ou que n’importe quelle visite impromptue d’inconnus sur leurs motos. Avait-elle seulement le droit d’espérer mieux que ça, pourtant? Sa question, alors, elle n’savait pas pourquoi elle l’avait posée - elle n’savait pas ce qu’elle attendait, comme réponse. Si elle serait, d’une quelconque façon, capable de faire fi de ce qui venait de se passer, dans son propre jardin, pour apprécier quoique ce soit du temps qui leur restait. Le regret et la peur, ça semblait être ça, les sentiments compas de sa vie; et ouais, elle n’savait pas si dans tout ça, y’avait la moindre place pour le bonheur, après tout ce temps.

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angel sent from up above, you know you make my world light up. when i was down, when i was hurt, you came to lift me up. life is a drink and love's a drug
- i'll cross the sky for your l o v e.

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Arcadio Castillo
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Job|Studies : inspecteur de police, dans la criminelle, c'est ce qui lui a valu son séjour en prison, quand bien même il était innocent. de retour en poste depuis peu, il critique les autres plus qu'il ne bosse.
In Forks since : il y est né, mais il a quitté la ville pour seattle, il y a huit ans et il n'est revenu que depuis quelques semaines.
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MessageSujet: Re: (arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?   Sam 17 Mar - 14:41

sometimes it’s hard to be still in your skin.
I saw two stars on a cold autumn night You said that they were the headlights of an alien car, Coming to tell us that we’ll be alright. Remember you told me that love isn’t blind, It’s more like you’re watching the world Through a new set of eyes Finding the colors that usually hide. Oh I don’t know where I’m going, I don’t know where I’ll be But it doesn’t matter 'Cause every morning When I wake you’re the first thing I see.
iris castillo et arcadio castillo

Il n’avait plus fêté son anniversaire ni quoi que ce soit d’autre depuis des années maintenant. Du fond de sa cellule, plus seul que jamais, il n’en avait de toute façon pas eue la volonté. Qu’est-ce que ça vaudrait de toute façon, une fête entre taulards hein ? Arcadio il avait bien du mal à voir quoi que ce soit qui en valait le coup là-dedans. Peut-être qu’il était un peu pessimiste, mais fallait bien avouer qu’y avait pas grand-chose qui avait valu le coup là-dedans. Il en avait vu pourtant des types qui continuaient de s’accrocher à des petites choses insignifiantes, des types qui avaient été vraiment soulagés d’échapper à la peine de mort, comme si le fait de devoir passer sa vie enfermé était vraiment mieux que d’être mort. Lui, à partir du moment où Iris avait disparu, quand il n’avait plus su ce qu’elle devenait, quand il n’avait plus vu sa fille grandir, au moins à travers les photos que son épouse lui avait apportées régulièrement, il avait eu l’impression que plus rien n’avait d’importance. Il avait perdu ce qui lui avait donné le courage de tenir jusque là. Il s’était dit que la pire des peines alors, ce n’était pas la mort, mais bien le fait d’être là, coincé en prison, si loin des personnes qu’il aimait et sans pouvoir les retrouver. Y avait pas eu de bonne occasion de faire la fête ou même de se réjouir de quoi que ce soit quand il avait été en prison. Alors, il n’avait rien célébrer, tellement qu’il fallait croire qu’il avait oublié comment on faisait. Sinon, il aurait au moins trouvé un moyen de célébrer sa sortie de prison, c’était un événement qui se fêtait ça non ? Au lieu de ça, il avait surtout déprimé sur ce qui restait de sa vie, sur les choses brisées qu’il ne savait pas comment reconstruire et ça n’avait, évidemment, rien de franchement joyeux.

Aujourd’hui, c’était censé être différent. C’était la première fois depuis longtemps qu’il se retrouvait à fêter quelque chose avec sa femme. C’était son anniversaire, c’était leurs retrouvailles et peut-être que ça avait été aussi l’occasion de fêter sa sortie de prison. Ça avait été tout ça à la fois et pourtant, malheureusement, les choses avaient commencées dans les larmes et les cris et dès que ça s’était arrangé, y avait quelques imbéciles qui étaient sortis de nulle part pour tout gâcher. Il ne savait pas quoi faire pour rattraper les choses Arcadio. Ces dernières années, il s’était si facilement laissé abattre, sans jamais vraiment trouver la force de se battre qu’évidemment, c’était encore bien difficile de tenir bon ce soir. Mais y avait au moins cette petite voix au fond de sa tête pour lui dire qu’il ne fallait pas que cette soirée se finisse mal comme ça, qu’il ne voulait pas laisser cette victoire à ces imbéciles. La vie, le destin, ou il ne savait trop quoi avait déjà trop de fois gagné contre leurs volontés. Il était allé en prison sans raison après un combat perdu, il avait croupi là-dedans pendant deux ans et demi parce que les mauvaises personnes avaient gagné. Il n’avait pas envie que ça continue comme ça maintenant qu’il était libre. Il ne voulait pas que cette soirée, comme tout ce qu’il avait pu connaitre ces deux dernières années ne soit qu’un échec. Il fallait bien qu’il se creuse la tête pour essayer d’arranger un peu les choses alors. Il aurait voulu que le fait de serrer Iris dans ses bras soit suffisant, qu’elle se sente mieux parce qu’il était là à ses côtés, pour la protéger de tout ce qui pourrait arriver dans sa vie, mais à première vue, il avait bien l’impression que ce n’était pas suffisant pour apaiser la jeune femme. « Qu’est-ce que tu veux faire ? » Lui, il savait que la seule chose dont il avait vraiment envie pour ce soir, c’était d’être avec elle. Alors, si elle voulait qu’ils sortent, qu’ils se fondent dans un endroit où y avait du monde, parce que c’était plus simple, lui, ça lui irait. Si elle voulait rester là, il restait là avec elle. « Peut-être qu’on devrait commencer par quitter l’entrée et puis on pourrait mettre un peu de musique … » Parce que le silence partout autour, ça n’aidait pas à rendre les choses moins tendue, après, ça allait vite être l’occasion de se mettre à stresser au moindre petit bruit, alors qu’y avait apparemment plusieurs chats dans la maison et plus de chance pour que l’un d’eux fasse du bazar qu’un type soit rentré dans la maison pendant tout ce bazar « Peut-être que le fameux bain avec du champagne, ça peut être une bonne option aussi » Il ne savait pas si elle avait du champagne et il n’était pas encore assez exigeant pour prétendre que c’était nécessaire pour son anniversaire, mais ils en avaient parlé un peu plus tôt de ce bain et comme il sentait bien qu’Iris était tendue, il cherchait un moyen de l’aider un peu à faire redescendre la pression. Il remonta d’ailleurs ses main jusqu’à ses épaules, pour les masser un peu. « J’veux juste être avec toi et pas laisser des emmerdeurs foutre ça en l’air, encore une fois. » On leur avait déjà tout pris une fois, il ne voulait pas que ça arrive une seconde fois et puis, s’il avait bien appris quelque chose en prison, avec ce genre de type-là, c’était que plus on entrait dans leur jeu, plus ils avaient envie de revenir à la charge. Abandonner cette soirée comme ça, ce serait entrer dans leur jeu, les craindre pour qu’ils puissent mieux recommencer et s’en amuser, ils ne méritaient définitivement pas qu’on leur donne cette chance. L’indifférence était devenue sa meilleure arme en prison, même face aux coups, il s’était au bout d’un moment contenté de se relever, sans broncher à tel point que ça avait fini par être lassant pour ces abrutis de venir s’en prendre à lui.

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Turn my head, Break my heart with mercy. Just move my feet, Move my hands, grow so gently. Mmm for love is still in me, We’ll hunger and we’ll bleed. The rising from the dust, We’ve seen how this is ours. ‘Cause you’re someone, You’re someone I can trust.
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(arcadio), can you wish upon this kind of shooting star?
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