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 say you won't let go - (ailionora)

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Ulrich Jäger
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Ulrich Jäger
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MessageSujet: say you won't let go - (ailionora)    Sam 10 Mar - 15:42


say you won't let go
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Elles s'enlaçaient, les lettres. Elles s'embrassaient, s'enchaînaient, s'accrochaient les unes aux autres. Et d'elles, naissait un nom étrangement familier. Il essayait, Ulrich, de le prononcer, une, dix, vingt fois, comme pour exorciser d'anciennes chimères qui se glissaient lentement hors de leurs tombes. Des mots dans de légers chuchotement qui, il l'espérait, ne réveillerait le monde et ses démons. Il pouvait sentir au creux de sa gorge, l'amertume des jours passés à se mordre les doigts d'avoir laissé échapper quelques mensonges ici et là, de petites bombes qui n'avaient attendu que son départ précipité pour embraser l'Irlande. Il s'en voulait, le garçon, de laisser les souvenirs acides le ronger furieusement sans que les années écoulées ne puisse les apaiser. Comme les relents insupportables d'une liqueur devenue écoeurante, ils revenaient dans de puissantes vagues qui le submergeaient bien souvent d'un terrible sentiment de honte. Les traits finement sculptés de son visage s'étaient, avec le temps, lentement effacés de son esprit pour ne laisser qu'une vague silhouette. La douce mélodie de son timbre cristallin ne résonnait plus depuis plus d'une décennie maintenant. Elle n'était, à présent, que quelques lettres accrochées dans un nom qu'il n'oublierait probablement jamais. Il espérait une simple et troublante coïncidence, mais il sentait, l'Allemand, au plus profond de lui, que cette nuit n'était pas semblable aux autres. Tout était bien plus étrange depuis que la pâle lueur artificielle de son téléphone l'avait tiré de ses rêveries, depuis qu'il avait vu s'afficher ce nom qui avait fait soudainement naître mille et une questions. Cloîtré dans l'habitacle de son destrier de ferrailles, protégé de l'univers et de ses déboires, il laissait son regard se perdre sur la petit maison qui lui faisait face. Il ne cessait de se demander ce que pouvait renfermer ces quelques murs solidement attachés les uns aux autres. Il se sentait ridicule à guetter la moindre apparition d'un visage, d'une douce chevelure ou d'un bout de chair. Un millier de kilomètres séparaient les deux pays. Ses chimères endormies le resteraient probablement jusqu'à sa mort. Ses doigts s'étaient fermement resserrés sur la lanière en papier d'un sac d'où s'échappaient de délicieuses effluves. Sa silhouette ondulait à présent sous le halo de lampadaires parfaitement alignés qui dessinaient presque le chemin jusqu'à la porte d'entrée. L'étrange sentiment qui l'animait depuis quelques minutes s'amplifiaient, s'intensifiaient et, comme pour taire définitivement la crainte de voir se rouvrir d'affreuses plaies, ses phalanges s'étaient écrasées avec force sur le petit panneau lui faisant face. Ses lèvres s'étaient tordues en un simple sourire formel quand, devant lui, s'étaient dressé une grande silhouette féminine. « Bonsoir, Madame O'Bryan, Ulrich, votre livreur uberEAT. » Le regard filant, il avait rapidement tendu la précieuse commande avec l'envie irrépressible de s'éloigner rapidement du quartier. « Voici votre commande ! » Mais il ne savait pas, l'Allemand, que ses chimères tant redoutées viendraient très vite lui mordre les flancs.
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Ailionora O'Bryan
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MessageSujet: Re: say you won't let go - (ailionora)    Sam 10 Mar - 17:45



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S’il avait été possible de réécrire l’histoire, Ailionora l’aurait fait. Pourquoi ? Sûrement pour ne pas croiser cet employer d’UberEAT qui lui rappelait tant ce passé. Ulrich. Un prénom qu’elle avait affectionné, apprécié, adoré, voir même aimé. Un prénom doux, qui sonnait agréablement dans ses oreilles, qu’elle ne s’était jamais retenue de dire. Un prénom qu’elle aimait associer à la personne qui passait sa porte, chaque matin et qui lui apportait du bonheur avec un sourire délicat sur ses lèvres. Un prénom, une personne, qui l’avait réconforté et apaisé alors qu’elle vivait une épreuve difficile. Un prénom qu’elle aimait, avant qu’il ne devienne le prénom maudit, celui qu’elle ne voulait plus entendre. Celui qui l’avait trahi. Celui qui s’était faufilé dans sa chambre, qui lui avait redonné ce sourire disparu, pour repartir et lui arracher le peu de bonheur qu’il lui avait apporté. Le sourire qu’Ailionora offrit à l’homme, en face d’elle, alors qu’elle venait d’ouvrir la porte, s’effaça quand il se présenta. Ulrich. Ulrich. Ulrich. Le prénom raisonnait dans sa tête. Bon sang. Il la rattrapait toujours, le passé, quand elle essayait de l’oublier. Il y avait toujours quelque chose pour lui rappeler qu’elle était une danseuse déchue, qu’elle avait eu le cœur brisé, qu’elle avait perdu son meilleur ami et que cet idiot lui avait offert la vie.  S’en était presque lassant, de voir à quel point la vie s’acharnait sur elle. Elle voulait être tranquille, elle voulait oublier toute cette histoire, elle voulait vivre loin de ça. C’était pour ça qu’elle s’était éloignée de son pays natal, de toute cette vie qui n’était plus la sienne, de ce qu’elle ne pouvait plus supporter. Chaque odeur, chaque recoin de Dublin, chaque personne. Tout ça, ça lui rappelait son adolescence désastreuse. Ça lui rappelait Liam, ça lui rappelait la danse, ça lui rappelait l’hôpital, ça lui rappelait Ulrich. Et voilà qu’un pauvre chauffeur UberEAT, ravivait toute cette période. Merde, quoi. Sur tous les chauffeurs de cette entreprise, il fallait que ça soit lui. Elle aurait pu tomber sur un Arthur, un Connor, un James, ou un autre prénom. Mais non. Elle était tombée sur un Ulrich. Il fallait qu’elle reste cordiale, qu’elle fasse abstraction. Il n’était pas le seul à s’appeler comme ça. « Bonsoir », répondit-elle délicatement, en prenant le sachet, prenant le soin de ne pas croiser son regard. Pourtant, impossible, de ne pas se plonger dans ses yeux bruns et dans ce sourire maladroit. Etrange. Il lui rappelait celui qu’elle avait connu. Ces mêmes yeux bruns, ce même sourire nerveux. Il semblait vouloir fuir, comme s’il était effrayé par ce qu’il pourrait se passer. Ailionora secoua légèrement la tête. C’était impossible qu’elle tombe sur lui, il y avait 7 milliards de personnes sur la terre, le destin ne pouvait pas être cruel à ce point. « J’ai connu un Ulrich, quand j’habitais encore en Irlande », prononça-t-elle délicatement, cherchant à voir s’il se laissait déstabiliser par cette remarque. Quand bien même ça pouvait être difficile, il fallait qu’elle sache, s’il était celui qu’elle avait connu, celui qu’elle avait aimé, puis détesté.
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Ulrich Jäger
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MessageSujet: Re: say you won't let go - (ailionora)    Sam 10 Mar - 20:01


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ailirich

Il hurlait son corps. Il hurlait de détaler, de prendre ses jambes à son cou, fuir ces rues, ces pavés, ce visage pour ne pas suffoquer, pour ne pas étouffer. Mais il était resté, l'idiot. Ses crocs scintillaient d'un sourire faux tandis que dans son esprit, un millier d'images défilaient. Vieux films que l'on préférerait oublier, que l'on préférerait inexistant. L'amertume était bien plus forte, bien plus violente devant cette silhouette élancée et ces traits finement dessinés. Houle de sentiments qui tanguaient au creux de son ventre dans de furieuses nausées. Les mots lui avaient échappé tandis que son regard filait ici et là, ne sachant trop où se poser tant la tempête était puissante, féroce. Comme une barque ébranlée par un océan déchainé, Ulrich, il tentait de garder la tête hors de l'eau, de ne pas perdre pied, de maintenir le cap. Mais chaque fois que son regard balayait le doux visage de son interlocutrice, une nouvelle bourrasque s'abattait sur lui. Jamais il ne s'était senti aussi oppressé. Les nuits, légères et silencieuses, étaient bien souvent pour lui, un refuge dans lequel il n'hésitait pas à se planquer pour échapper au monde. Échanger quelques mots ici et là, arpenter les grandes artères, dévorer le bitume jusqu'à ce que le lourd voile noir se laisse embraser des premiers rayons, pas une ombre au tableau, rien qui ne laissait présage qu'un soir, le hasard ne vienne déchirer les espoirs d'une vie sereine. Et pourtant, elle était là, dressée devant l'Allemand. Rempart qui, à la moindre brise, menaçait de s'écrouler sauvagement. Son timbre vibrant, un mot, un unique mot qui avait arraché au garçon, un terrible frisson. Première vaguelette venue caresser le livreur d'une surprenante douceur. Il était prêt, Ulrich, à faire demi tour, à tourner les talons pour se réfugier dans son cocon de taule. Mais ses éclats de voix, comme un millier poignards lacérant sa chaire, s'étaient écrasé contre lui. Rude impact de propos qui résonnaient furieusement dans son esprit. Ses deux billes pétillantes rivées sur l'espace entre ses chaussures s'étaient soudainement levées sur le doux visage inconnue. Fébrile, il était resté silencieux, quelques secondes à peine, un rien, avant qu'il n'ouvre sa bouche, le ton tremblant. « Oh vous êtes Irlandaise ? » Question futile pour combler le vide. « J'y étais quelques mois il y a très longtemps, à Dublin, c'est une très jolie ville, on s'est peut-être croisé même si je n'ai connu que quelques personnes, je doute fort que je sois le Ulrich en question ! » Un rire. Rire jaune. Rire troublé. Il avait attrapé le récépissé soigneusement plié dans une de ses poches, le tendant nerveusement à sa compagne nocturne. « Tenez, le ticket de caisse pour le paiement » Il hurlait plus fort, son corps, bien plus fort chaque minute qui s'écoulait, chaque seconde qui passait. Les membres tremblant, le souffle court, L'Allemand venait, sans même s'en rendre compte, de se passer la corde au cou.
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Ailionora O'Bryan
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MessageSujet: Re: say you won't let go - (ailionora)    Dim 11 Mar - 0:29



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Il s’était tendu, en face d’elle. Sa voix était tremblante, son rire était nerveux, ses yeux criaient de fuir et à ce moment-là, Ailionora su qui il était. Ulrich. Ulrich Jäger. Celui qu’elle avait aimé, autant qu’elle avait détesté. Celui qui essayait de paraître faux, espérant qu’elle n’y prête pas attention, pour qu’il puisse fuir. Encore. Décidément, c’était sa spécialité. Il connaissait son nom, il semblait l’avoir reconnu et il continuait de faire semblant de ne l’avoir jamais rencontré. Idiot. Elle eut envie de le frapper, de lui hurler dessus, de l’insulter, mais rien ne sortit. Tout s’embrouillait dans sa tête, plus rien n’avait de sens. Complètement paralysée par ses souvenirs, submergée par un torrent d’émotion, ses cordes vocales n’arrivaient pas à créer le moindre son. Ils se fixèrent, ses yeux bleus transperçant les siens, avant qu’une larme ne roule sur sa joue et qu’un léger rire ne s’échappe de ses lèvres. « Arrête de faire semblant », répondit-elle d’une voix cassante, tremblante d’émotion. « N’essaie pas de nier, tu m’as reconnu. Tout ton corps dit le contraire ». Ailionora sentit un frisson parcourir son corps, sachant qu’à l’instant où ses paroles s’étaient échappées, Ulrich avait une chance de rentrer dans sa vie. A nouveau. Etait-ce une bonne chose ? La brunette n’en était pas sûre. Elle replongeait, tête la première, dedans. Comme une droguée, accro à la souffrance, addict au désespoir. Pourtant, il lui fallait des réponses. Il fallait qu’elle sache, il fallait qu’il lui donne ses raisons. Pourquoi avait-il fui ? Pourquoi ? Qu’avait-elle fait, pour mériter qu’il lui brise le cœur ? Est-ce qu’il avait regretté ? Est-ce qu’elle avait si peu d’importance pour lui, pour qu’il l’abandonne à cet instant, quand elle avait le plus besoin de lui ? Il fallait qu’elle sache, mais tout son corps criait d’arrêter. Il fallait qu’elle fui. Il fallait qu’elle se protège, qu’elle protège ce cœur qui battait dans sa poitrine. Il ne fallait pas qu’elle retombe amoureuse. Il ne fallait pas qu’elle retombe dans ses filets, qu’elle y perde encore des plumes. Il n’en était pas question. Il ne l’aurait pas. Pas cette fois. « Tu comptais fuir, encore ? », ajouta-t-elle d’une voix qu’elle voulait froide, mais qui trahissait sa tristesse et sa profonde tendresse, celle qui criait à son corps de s’abandonner. Celle qu’elle essayait de repousser, qu’elle essayait de combattre. Ailionora ne voulait pas lui laisser le droit de tout détruire ce qu’elle avait réussi à bâtir, même si son cœur espérait le contraire.
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MessageSujet: Re: say you won't let go - (ailionora)    Dim 11 Mar - 2:09


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Torrents impétueux de paroles qui s'échappaient d'entre ses lèvres. Il pensait le courant bien trop puissant, bien trop féroce, il l'espérait happée par les flots, balayée loin de lui, loin de sa carcasse, mais elle restait là, dressée devant lui, solide pilier inébranlable. Rat pris au piège qui tentait de ronger les robustes barreaux de cette cage invisible, le garçon, il tentait, tant bien que de mal, de désamorcer cette bombe qui, il le savait, finirait pas le déchiqueter. Il suffisait d'un éclat de voix, d'un léger rictus pour que les masques tombent. Fébrile, noyé dans un océan où passé et présent s'entremêlaient pour ne laisser paraître que les portes d'un enfer dont il se pensait être sauvé. Elle était loin. Elle était loin. Trois mots qui résonnaient dans son esprit comme pour se rassurer. Des milliers de kilomètres la séparaient d'elle, de son amie, son ennemie, son amour d'antan. Il l'a pensait six pieds sous terre, il l'espérait près de lui. Garçon contradictoire, il niait l'évidence, s'accrochait à l'idée d'une terrible coïncidence, mais il pouvait entendre ce léger murmure honteux lui rappeler les mots doux glissés au creux de l'oreille et cette fuite, cette absence soudaine et éternelle qui lui avait imposé. Ses deux billes scintillantes scrutaient le doux visage qui lui faisait face, il n'attendait qu'un mot, qu'un geste, qu'une poignée de main pour tourner les talons et glisser jusqu'à son cocon pour, enfin, étouffer ses furieux démons. Mais elle roulait, cette petite perle, elle roulait accompagnée d'un souffle terrible. Elle savait. Et il savait. Ses yeux s'étaient fermés sous le violent impact de cette onde de choque, les lèvres pincées, la gueule d'un gamin pris sur le fait, voleur de bonbons, briseur de coeurs. Nouvelles détonation. Il l'avait fixé, silencieux, un moment, un long moment. Il était heureux. Il était malheureux. Elle était là, elle respirait, elle pleurait, elle vivait. Il n'avait retenu que ça, ce corps habité d'une âme meurtrie mais bien présente. Son regard filait sur son interlocutrice, suivant parfaitement les lignes de son visage qu'il avait admiré des heures, des jours, des semaines, ces mêmes traits effacés qui se faisaient plus nets à présent. Il tremblait encore, l'Allemand, rongé par les remords, poussé par cette adrénaline qui lui courrait les veines. « Oui » Vague affirmation à ces propos, cette interrogation. « Tu t'attendais à ce que je dise autre chose ? » Il reprenait son souffle. « Oui, je veux fuir, parce que tu vas bien, parce que je n'ai aucune raison de rester, parce que ma présence ne ferait que de briser la vie que t'as réussi à construire. » Il tendait à nouveau la main, le précieux ticket coincé entre deux doigts, futile lambeau de papier qui mettrait fin à cette rencontre impromptue, permettrait aux deux âmes de s'éloigner, de se reconstruire définitivement. « Faire semblant aurait été moins pénible que de m'entendre dire ça et surtout, de te voir dans cet état. » Léger rictus acide esquissé, il n'attendait pas de réponse, pas d'approbation. « Votre ticket de caisse, Madame, c'est la maison qui offre, bonne soirée. » Sa main s'était glissée timidement dans le sac en papier humide pour y déposer délicatement le morceau de papier, et son corps, sa carcasse qui, à ces mots, s'éloignait de quelques pas. Il lui tournait le dos, le coeur lourd, l'estomac noué. De grandes inspirations pour pallier le manque d'air, de grandes inspirations pour ravaler perles salées qui venaient lentement inonder ses deux billes scintillantes. Elle étaient là, à présent. Elles s'accrochaient à lui, ses terribles chimères, comme deux clébards qu'il trimballerait jusqu'à ce que la mort ne vienne le faucher.
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MessageSujet: Re: say you won't let go - (ailionora)    Dim 18 Mar - 23:59



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« Ulrich ! ». Ses pieds, dénudés de chaussures, courraient sur le sol glacé. L’hiver, qu’elle sentait contre chaque parcelle de son corps. Ça ressemblait à la mort, le froid qu’il faisait. Ça lui faisait penser à la solitude, à la tristesse, à la douleur. A tout ce qu’elle ressentait depuis des années. C’était peut-être, ce qu’elle lui fit passer comme sensation, quand sa main se posa sur son bras. Un doux contact, délicat, mais néanmoins désireux de le faire rester. De le retenir. « Quand ma porte s’est ouverte, tu avais déjà brisé tout ce que j’avais construit. Tu n’as pas le droit de partir, pas maintenant ». Pas encore, surtout. De son bras, sa main se glissa dans la sienne et elle la serra. Un frisson parcouru. La dernière fois qu’elle avait serré sa main, il n’y avait qu’une tonne de machines autour d’elle. La blancheur de la pièce se comparait à celle de son visage, celle qui prouvait que la maladie l’emportait un peu plus à chaque seconde qui s’écoulait. C’était douloureux, d’y penser. Le plus dur, c’était qu’Ulrich y avait apporté un peu de lumière et de bonheur, avant de prendre ses jambes à son cou. Rien n’avait été lumineux, après tout ça. Tout n’avait été qu’ombre, tristesse, perte. Et quand on croyait y voir le bout, tout s’emblait s’écrouler dans la minute qui suivait. Tout était froid, comme l’hiver. Comme le vent, comme la neige, comme la tempête. C’était une rafale, une pluie torrentielle, qui s’abattait sur sa vie. Et quand la brunette s’était réveillée de ce cauchemar. Elle était seule, entre ces murs glacés, sans personne. Ulrich. Liam. Ils l’avaient abandonné. Ailionora avait eu froid, aujourd’hui encore, ses doigts étaient froids, comme à cette époque. Ceux d’Ulrich étaient chauds. Comme avant. Ça l’apaisait, ça calmait ses tensions. Comme avant. Merde, quoi. Son cœur, son cerveau, son corps, tous essayaient de lui faire passer un message. Ne retombe pas dans ses bras, laisse-toi aller. Lui. Ulrich. En un regard, en un contact, il arrivait à faire l’impossible. Il réussissait à tranquilliser ce tourbillon de sentiments qui allaient et venait, il apaisait ses plaies béantes qui déchiraient son cœur depuis tant de temps. Quelque chose changea dans le regard de la jeune femme. Il avait réussi à éteindre la lueur d’amertume dans ses yeux, pour y laisser une douceur, quelque chose de plus délicat, quelque chose qu’il avait eu l’occasion de voir étinceler dans les prunelles de l’adolescente qu’elle avait été. Ailionora avait envie de le frapper, parce qu’il arrivait à faire tomber ses barrières, encore et encore. Il n’avait rien à faire, parce que son cœur chavirait à chaque fois, peu importe la force qu’elle mettait pour le repousser. « S’il te plait. Ne m’abandonne pas », murmura-t-elle dans une supplication. Il n’avait pas le droit de lui briser le cœur, pas une deuxième fois.
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