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 bills to pay (ariena)

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Serena Siegel
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MessageSujet: bills to pay (ariena)   Sam 10 Mar - 16:47



Until we close our eyes for good
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Les rues sont à elle, les rues des autres sont les siennes. Elle y vagabonde, les mains enfoncées dans les poches d'un bombardier au cuir craquelé, le regard qui se cache lui aussi derrière des verres fumés. Le regard dissimulé car il court d'une personne à une autre, distingue un étourdi d'un faux dans la lune, s'arrête sur ceux qu'il faut regarder. Les opportunités ne se présentent pas, elles s'inventent et se fondent de ruse et de malveillance - rien ne saurait mieux décrire la fausse innocente qui descend et remonte les rues de la ville avec l'air de flâner. Et là, sur un banc, tout se présente sur un plateau d'argent. Une mère portant encore sur elle les déconvenues de la maternité, le sac sur le bois, un peu trop loin d'elle, et si près sous son regard un visage bouffi et hurlant. Serena regarde, pèse le moindre de ses pas. Elle s'avance, prédatrice, s'avance assez pour entendre les supplications de la femme. On rentre bientôt petit-cœur, on est bientôt à la maison. Jamais rien d'autre que la perspective d'une défaite ne l'a faite s'arrêter, jamais rien d'autre que la fuite de la liberté. Mais là, mais là quelques mots lui enlèvent tout pouvoir. Immobile voleuse, qui n'a plus sous ses yeux la promesse d'un porte-feuille, mais une scène qu'elle préfère ne pas qualifier. Touchant, n'est-ce pas, Serena ? Mais Serena, elle, elle sent des larmes arriver. Elle ne comprend pas pourquoi - c'est stupide. Et plus stupide encore de croire que c'est par culpabilité car voilà un mot qu'elle n'a que trop peu de fois caressé. Le mot des faibles, le mot des autres. Et faible, et attendrie, et au bord des larmes Serena s'écarte, se détache du larcin. Quelques pas pendant lesquels elle se maudit, pendant lesquels elle se préférait autrement - des putain se forment sur ses lèvres, prières à une nature impie. Peut être que ça marche, peut être que ça revient : petite Serena se mêle à quelques passants, en bouscule un pour glisser sa main dans la profonde poche d'un manteau. Et elle s'en dégage, comme si de rien n'était, l'objet entre ses doigts, la démarche tranquille - mais les joues sont rouges et les yeux toujours humides. Presque.

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Arielle Pearson
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MessageSujet: Re: bills to pay (ariena)   Mar 13 Mar - 13:14



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La journée est calme, paisible, alors que la ville est si agitée depuis peu. Depuis qu'il est arrivé sur sa table. Des morts issus de meurtres, Arielle n'en avait jamais connu jusque là ; des morts naturelles, il n'y avait que ça à Forks ((et pas des masses non plus)). Alors la journée était comme celles d'avant. Tranquille. Douce. Un temps moins glacial que les moments passés, mais toujours avec cette brise aigre, polaire. Celle qui faisait frisonner jusqu'au plus petit des bébés. Alors la blonde, aujourd'hui, n'était ni au commissariat, ni même à son lieu de travail. Puisqu'elle n'avait rien à faire, elle explorait la ville qu'elle connaissait pourtant par cœur. Le regard à l'afflux et les sens en éveil. Une attitude qu'elle avait sans aucun doute hérité de son père et que son frère avait entretenu en elle. Désireuse de voir que sa ville natale allait bien, que rien ne troublait son idylle en cette journée paisible, mais également curieuse de trouver un petit quelque chose qui pourrait la sortir de sa monotonie - comme le faisait si bien ce tueur. Un coup d'oeil par là, un autre par ici. Arielle se demandait sans cesse où il pouvait bien être, qu'est-ce qu'il pouvait bien faire et elle se plaisait à leur trouver peut-être des passe-temps ou points communs. Avant de secouer la tête, voyant flou, l'envie de vomir, de cracher ses tripes rien qu'à l'idée de s'y être comparé. Elle devait dingue, avait besoin qu'on la distrait. Et c'est uniquement dans cet affolement qu'elle parvenu à la voir elle, la main là ou il ne fallait pas. Avec un sourire, la médecin légiste semblait enfin satisfaite ; car elle savait que Serena pouvait l'aider à tout oublier. D'un pas plus assuré, moins chancelant, l'aînée des deux jeunes femmes lui attrapa le bras, un peu plus loin. Débarquant de nul part, comme d'habitude. « T'aimes tant que ça avoir les menottes ? » Serena c'est la voleuse, celle qui débarque toujours menottées quand elle vient voir son frère. Mais pas aussi souvent qu'elle vole, parce qu'il faut reconnaître qu'elle est douée. Et aujourd'hui, elle ne devrait pas y passer non plus, puisque Arielle n'est pas policière comme sa famille et qu'actuellement, dans son sac, il n'y a rien d'autres que ses affaires de tous les jours. Mais peu importe, le jeu l'amuse. « Quelle vilaine fille, je devrais vraiment te surveiller---- » et son regard croise le sien, et Arielle se tait. Les sourcils pourraient se froncer, si elle ne faisait pas si attention à garder ses réactions pour elle. « Pleure pas voyons, c'est pas si grave d'avoir été prise la main dans la poche. » L'ironie est assurée, elle sait ce qu'elle fait, bien qu'elle soit un peu perturbée - Serena lui semble si faible. « Je suis pas psychologue, mais si tu veux me dire ce qui t'arrive, je veux bien faire un effort. » mais juste cette fois.
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Serena Siegel
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MessageSujet: Re: bills to pay (ariena)   Mer 14 Mar - 23:31



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Serena se dit qu'elle n'en a plus rien à faire de cette scène, que le cœur peut bien se la fermer en l'honneur d'un larcin si bien exécuté. Le porte-feuille est entre ses doigts, et le monde tourne encore - discrète fée des poches vidées. Et tout laisse à croire qu'elle s'en tire sans un regard, sans le moindre mot, sans rien d'autre que le vent frais qui agite ses cheveux et mord le bout de son nez rose. Mais il y a sur son chemin un fantôme du passé, et une omniprésence des souvenirs. Fille, amie de ceux qui entravent ses fins poignets, de ceux qui pensent qu'un avertissement ou deux - même un million, sauront la faire devenir tranquille. L'univers pourrait bien s'y mettre que Serena ne changerait pas. Mais il y a une main sur son bras à laquelle elle ne s'y attendait pas, ses yeux s'écarquillent, ses yeux humides la fixent un instant dans un bain de surprise. Désarçonnée encore, Serena, par une phrase qui a des airs de plaisanterie, des airs de blague qui demandent à être répondus.  Elle a du mal à commencer sa phrase, hésite deux secondes et ne retrouve qu'à moitié sa contenance avant de sortir quelque chose du genre "C'est surtout que t'aimes me voir avec." Pas la meilleure rhétorique du siècle. Mais peut être que celle d'Arielle est pire que al sienne, avec ce vilaine fille qui ferait bien ricaner n'importe qui. La voleuse se contente d'arquer un sourcil, finit par enlever ses lunettes de soleil qui ne connaissent aucune utilité dans le froid de l'hiver. Peut être qu'elle regrette dans l'instant, peut être que les regards se croisent et qu'elle se rend compte que l'eau de ses yeux qui ne demande qu'à venir n'est un secret qu'à celui qui ignore. Il suffit de regarder. Mais qu'est-ce que ça peut faire, qu'est-ce qui peut la déranger autant ? Serena se dit qu'elle n'est pas à une honte de plus ou de moins, pas à un mot de plus à la triste liste Siegel, alors qu'est-ce que ça peut faire. Encore moins d'importance quand l'autre ne comprend pas, et ça la ferait bien sourire. Peut être qu'il y en a un qui se dessine quelque part. "Oh Pearson, on dit la main dans le sac." Le larcin se serre un peu plus entre ses mains, et elle finit par l'abandonner au cœur de ses profondes poches de blouson. "Mais ouai, je pleure parce qu'encore une fois tu te mets en travers de moi et de ma criminalité." Un air un peu léger parce qu'elle même veut se distraire. "Ce sera jamais comme dans le film avec Tom Hanks. J'arriverais toujours à m'enfuir, moi."

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